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L'immigration subsaharienne en Libye. Les raisons de L'esclavage des migrants subsahariens en Libye de 1990 à 2011

Mémoire de Licence (suisse) 2018 59 Pages

Histoire - Afrique

Extrait

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GÉNÉRALE
I- JUSTIFICATION ET INTERET DE LA RECHERCHE
1- Motivation du sujet
2 - Intérêt de la recherche
II- DEFINITION DU SUJET
1- Explication des termes du sujet
2- Le cadre géographique
3- Les bornes chronologiques
III – ÉTAT DE LA QUESTION
IV – PROBLEMATIQUE DU SUJET
V - OBJECTIFS ET HYPOTHESES DE LA RECHERCHE
1 - Objectif général
2 - Objectifs spécifiques
3 – Hypothèses
VI – METHODOLOGIE
VII - PLAN

CHAPITRE I : ORIGINES ET CAUSES DE LA MOBILITE DES MIGRANTS VERS LA LYBIE DE 1990 A 2000
I – LES POLITIQUES INTERNES ET EXTERNES D’INCITATION A LA MIGRATION SUBSAHARIENNE EN LIBYE
1– L’insuffisance de la main d’œuvre libyenne
2 – La contribution de la politique africaine de Kadhafi à l’immigration en Libye
3 – La crise économique et le problème d’ajustement structurel en Afrique
4 – Les crises sociopolitiques en Afrique subsaharienne
II – PROFIL SOCIOECONOMIQUE DES MIGRANTS ET LEUR PAYS DE DEPART VIA LA LIBYE
1 – La catégorisation des migrants
2 – Situation socioéconomique des migrants et remise en cause des modèles push-pull
3 – Pays de départ des migrants africains et paradoxe sur leur destination
4- les principaux foyers de migrant en Libye

CHAPITRE II : L’INSTRUMENTALISATIONDE LA POLITIQUE DE MIGRATION ET AMENUISEMENT DU MONOPOLE MIGRATOIRE LIBYEN DE 2000 À 2011
I- L’INFLUENCE DES POLITIQUES DE DURCISSEMENT ET DES PRATIQUES RADICALES CONTRE LES MIGRANTS EN LIBYE
1- Les différentes accusations et pratiques criminalisant les migrants subsahariens
2- L’instrumentalisation des étrangers par les autorités libyennes
3- Les politiques corrosives de l’Union Européenne
4 - La coopération Italo-libyenne
II- LES RAISONS DE LA TRANSFORMATION DE LA LIBYE EN UN POTENTIEL CARREFOUR MIGRATOIRE
1- La double politique migratoire de Kadhafi
2- Les témoignages pharaoniques des émigrés .....36 3-L’instabilité politique de 2011

CHAPITRE III : LE DÉVELOPPEMENT DE SYSTÈME MAFIEUX ET RÉPRESSIFS FAVORABLE A UN OUTRAGE DES MIGRANTS EN LIBYE, FIN 2011.
I- LES RETOMBEES DE LA COOPERATION BANCALE DEL’UNION EUROMAGHREBINE SUR LA MIGRATION
1-L’impact des mesures répressives de la coopération Euromaghrébine
2- La chute de Kadhafi, le gendarme de la côte Euromaghrébine
II- LES CIRCONSTANCES RELATIVES AU COMMERCE DES MIGRANTS
1 – L’absence d’autorité crédible, un véritable fardeau pour les migrants
3 – La prolifération des camps de milice et de prisons pour migrants

CONCLUSION GÉNÉRALE

BIBLIOGRAPHIE

TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE

INTRODUCTION GÉNÉRALE

CHAPITRE I : ORIGINES ET CAUSES DE LA MOBILITÉ DES MIGRANTS VERS LA LIBYE DE 1990 A 2000
I – LES FACTEURS INTERNES ET EXTERNES D’INCITATION A LA MIGRATION SUBSAHARIENNE A PARTIR DE 1990
II – PROFIL SOCIOÉCONOMIQUE DES MIGRANTS EN LIBYE ET LEUR PAYS DE DÉPART ET DE DESTINATION A PARTIR DE 1990

CHAPITRE II : L’INSTRUMENTALISATION DE LA POLITIQUE DE MIGRATION ET AMENUISEMENT DU MONOPOLE MIGRATOIRE LIBYEN DE 2000 A 2007
I- L’INFLUENCE DES POLITIQUES DE DURCISSEMENT PAR DES PRATIQUES RADICALES CONTRE LES MIGRANTS EN LIBYE A PARTIR DE 2000
II- LES RAISONS DE LA TRANSFORMATION DE LA LIBYE EN UN POTENTIEL CARREFOUR MIGRATOIRE

CHAPITRE III : LE DÉVELOPPEMENT DE SYSTÈME MAFIEUX ET REPRESSIFS FAVORABLE A UN OUTRAGE DES MIGRANTS EN LIBYE ENTRE 2007 ET 2011
I- LES RETOMBEES DE LA COOPERATION BANCALE DE L’UNION EUROMAGHREBINE
II- LES CIRCONSTANCES RELATIVES AU COMMERCE DES MIGRANTS

CONCLUSION GENERALE

BIBLIOGRAPHIE

TABLE DES MATIERES

Aux

Migrants victimes de xénophobie, de racisme, et spécifiquement, une pensée pieuse envers ces hommes, femmes et enfants, victimes de pogroms et de tout acte inhumain en Libye.

Que la justice humaine qui protège les faibles soit appliquée dans le bon sens.

Remerciements

Mes mots de remerciements s’adressent singulièrement à mon encadreur, professeur GBODJE SEKRE Alphonse, qui sans difficulté, s’est montré attentif à diriger ce travail. Cette pensée est également confessée au docteur Sylla qui s’est investi à m’orienter.

Parallèlement, la contribution de mes devanciers et amis est à encourager, ainsi que le concours des bibliothèques privées et autres structures de lectures dont je ne pourrais tous les citer. Grand merci à vous.

Enfin, à toute la famille élargie Gompou et particulièrement à ceux qui m’encouragent dans les études.

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Il ne fait aucun doute que la migration sur le continent africain est une réalité qui existe depuis longtemps entre les régions du sud sahélien et le Maghreb. A l’origine, c'est le commerce et le nomadisme qui ont favorisé les mouvements d’hommes entre ses deux espaces géographiques. Pourtant, aujourd’hui le contexte perdure avec des ambitions différentes. Il y a plus de soixante années environ, les subsahariens mouvaient en petit nombre au-delà du Sahara occidentale pour rejoindre le nord de l’Afrique pour s’y installer temporairement, à cause des aléas climatiques et autres épidémies. Cependant, face au climat sociopolitique qui prévaut en Libye suite à son isolement sur la scène internationale par le conseil de sécurité de l’ONU1, et sa géopolitique arabique aiguillant vers l’échec, la Jamahiriya Arabe de Kadhafi a opté véritablement, autour des décennies 1990, pour une politique d’intégration à l’échelle continentale et sous la couronne de recouvrir le déficit de main d’œuvre de la Lybie. Cette politique ambitieuse du guide libyen a suscité partout en Afrique, une ruée massive en Lybie, dont un afflux de subsaharien. Favorable terre d’immigration pour les jeunes défavorisés et Étudiants (surtout musulman), les migrants économiques, et un «vaste désert» pour les réfugiés2, la Libye se transforme rapidement en un no man’s land pour les migrants, opérant entre immigration et émigration. Ce fait s’explique par les mécanismes structurels mise en place par le guide libyen au gré de ses ambitions, et donc sa mort en 2011 pouvait en partie, justifier la cause. Toutefois, il s’agit pour nous, de comprendre comment le théâtre Kadhafi-migration, a fragilisé les migrants, en les réduisant en esclavage.

I- JUSTIFICATION ET INTERET DE LA RECHERCHE

1- Motivation du sujet

Notre choix sur ce sujet est motivé par plusieurs raisons.

D’abord, la Lybie constitue un pôle majeur de migrant en Afrique. Ainsi, étudier sa politique migratoire est essentielle pour nous, afin de comprendre les raisons pour lesquelles, elle est devenue une terre d’ignominie pour les migrants.

Ensuite, étudier le phénomène migratoire en Lybie dans les relations internationales, fera l’économie d’une véritable lumière sur le rôle des principaux acteurs au cœur des pratiques inhumaines qui y prévaut, vis-à-vis des migrants.

Enfin, pour nous, il s’agit de savoir si, la position géographique de la Lybie qui fait d’elle le carrefour entre l’Afrique et l’Italie (Europe), a-t-elle des incidences sur le sort des migrants en Lybie.

En somme, nous intéressons aux mauvais traitements infligés aux migrants en Lybie, pour notre vocation philanthropique, et notre grande joie à œuvrer pour le bien-être de l’humanité. Pour mieux cerner le contour de cette étude, une approche définitionnelle est souhaitée.

2 - Intérêt de la recherche

Cette étude est bénéfique pour nous, vue le nombre spectaculaire de témoignages qui n’illustrent pas de fond en comble les raisons du pourquoi, les conditions de vie des migrants sont devenues plus inhumaines, dans une Lybie qui facilite la politique migratoire, en attirant un afflux de population vers elle. En clair, répondre à ce schéma migrant et esclavage en Lybie, permettrait de connaitre au mieux, les causes de la victimisation des étrangers en Libye tout en montrant du doigt les auteurs de ces atrocités.

II- DEFINITION DU SUJET

1- Explication des termes du sujet

Le terme esclavage est formé de deux composantes; le nom esclave et le suffixe age. Le nom esclave vient du latin médiéval (vers 1160) sclavus ou slavus «slave3 ». Toujours dans le même contexte, le mot esclave viendrait donc du latin sclavus désignant l’homme asservi, et serait en 937, inscrit dans un diplôme germanique avant sa diffusion par les actes notariés génois et vénitiens vers la fin du XII ème siècle pour s’imposer dans les langues germaniques et romanes4. En revanche, c’est au cours des années 1970, que la locutionEsclavage moderne resurgitpour désigner le fait de faire travailler quelqu’un dans des conditions illégales et indignes, sans rémunération ni titre de travail, et souvent en maltraitant la personne employée. De ce fait, l’esclavage actuel, communément qualifié de moderne, d’où l’expression «l’esclavage moderne» se révèle sous maints aspects avec les mêmes traits traditionnels. Dans l’antiquité, les mœurs tel que: exploitation sexuelle, exploitation par le travail, travail forcé, servitude pour dettes, ventes et achats d’individu sont bien fréquents.

De même, l’asservissement prend les formes les plus classiques de l’esclavage conduisant à la déshumanisation, à la commercialisation et à la destruction sociale de l’être humain. Cependant, les raisons et le but, le contexte et le lieu d’origine diffèrent de l’esclavage d’autrefois. L’esclavage contemporain se pratique sous de nouveau regard. Les victimes de pratiques esclavagistes ne sont plus enchaînées mais vulnérabilisées par la confiscation des passeports, la violence et/ou la crainte de représailles sur leurs familles5. Ainsi, dans son rapport (2000), le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) a estimé que chaque année « quatremillions de femmes et de fillettes sont vendues à leurs époux ou à des marchandsd’esclaves ».

Quant à « un migrant », à défaut de définition faisant l’objet d’une convention internationale, les migrants peuvent être définis comme des individus se trouvant hors du territoire de l’État dont ils sont ressortissants ou citoyens, et qui ne bénéficient ni du statut de réfugié, ni du statut de résident permanent ou d’un statut similaire, ni d’une protection juridique découlant d’accords diplomatiques. Cette définition s’applique aux individus qui remplissent l’un de ces critères, quelle que soit la façon dont ils ont franchi la frontière du pays dans lequel ils se trouvent, et indépendamment du caractère légal ou non de leur séjour dans un pays de transit ou de destination6. Le terme générique de migrant utilisé dans le cadre de cette étude, s’explique dans un sens très fin, pour désigner toute personne tentant de séjourner en Libye légalement ou non.

En somme, c’est bien de ce traitement avilissant et cruel, non différent de celui qui prévaut aujourd’hui en Lybie, que notre étude tente d’élucider les causes en rapport avec les migrants.

2- Le cadre géographique

La Libye est un pays situé au 25° Nord 17° Est sur le continent africain, avec une superficie de 1759540km[[2]] dont 0% de cours d’eau. Plusieurs pays jouxtent les frontières terrestres de la Libye. On évalue au Sudavec le Tchad1055 km; le Sud-ouest avec le Niger 354 km; au Sud-est on a le Soudan avec383 km; à l’Est c'est l’ Égypte avec1150 km;à l’Ouest avecl’Algérie982 km;et la Tunisieau Nord-ouest pour 459 km; soit un total de 4383 km.

Quant à la frontière nord, elle est bordée par la Mer méditerranée, et non loin des morceaux d’Italie, comme l’ile de Lampedusa7, passage privilégié des «migrants clandestin» en destination pour l’Italie. Ces frontières perméables au Sud et ses six heures de navigation pour rejoindre Lampedusa, explique l’influence migratoire de ce territoire comme un carrefour, reliant deux continents, l’Afrique et l’Europe.

Il est important de le souligner, le faible pourcentage d’eau n’explique pas qu’en Libye on ne trouve pas de cours d’eau, mais plutôt, il y a une quasi-absence de cours d’eau naturel permanent, à l’exception d’une vingtaine de lacs salin artificiel, et dans le sud au Fezzan, où l’on retrouve quelquesoasisisolées.

3- Les bornes chronologiques

Notre thème oscille entre deux périodes majeures en Libye, à savoir 1990 et 2011.

A partir juillet de 1990, le président libyen Mouammar Kadhafi lance un appel aux subsahariens après un fiasco à réunir autour de lui, les États arabes, en signant un accord de libre circulation des personnes avec le Soudan d’abord, et avec le reste de l’Afrique ensuite; ce qui suscite très vite, l’engouement de nombreux jeunes africains aux motivations diverses à presser les pas vers le continent libyen pourvoyeur d’emploi, grâce à sa son pétrole et son handicap démographique.

Pourtant, l’avenir des migrants est au gré de la politique du guide libyen, qui sur la scène diplomatique, joue un rôle ambivalent, laissant les migrants (confondus avec les réfugiés), sans stabilité sociojuridique, dans un no man’s land, au lendemain de sa mort en 2011 à syrte.

III – ÉTAT DE LA QUESTION

Maints chercheurs, écrivains et organisation non gouvernementales ont tenté d’évoquer la question migratoire en général et spécifiquement en Libye. Cependant, peu d’entre eux se sont penchés sur les conditions de vie des migrants, et aucuns ne traitent spécifiquement les raisons profondes et immédiates suivant la chronologie migratoire libyenne et son influence sur le sort des étrangers subsahariens, comme quoi, le troc des migrants.

En revanche, il faut énumérer les ouvrages et articles qui se sont déjà penchés sur un aspect du phénomène migratoire en Afrique en général et spécifiquement en Lybie. Parmi nos ouvrages consultés, nous avons ceux qui étudie la migration intra-africaine de façon générale. A titre illustratif citons: Emile BERNUS, dans « Exodes tous azimuts en zone sahélo-saharienne8 », contribue à la compréhension de flux d’individus sur les deux rives du Sahara occidentale et au-delà du continent. Cet ouvrage nous a permis de mieux comprendre certaines causes des mobilités humaines sur le continent. De même, dans son article intitulé « Les migrations transsahariennes. Une mondialisation par la marge »9, Ali BENSAAD, présente le Sahara comme un carrefour de connexion intercontinental, qui contribue aujourd’hui à l’essor de migration subsaharienne au Maghreb et un peu plus dans le monde. Toutefois, il rejette l’étiquette de ‘’potentiel candidat pour l’Europe’’ assignée automatiquement à ces migrants, d’autant plus marginalisé par les pourfendeurs de cette migration. Cet article nous permet de comprendre au mieux, le poids de la migration subsaharienne par le Sahara occidental dans un contexte de mondialisation, où seul la satisfaction de l’entreprise migratoire détermine la destination réelle du candidat.

En sus, des auteurs se sont penchés sur la géographie du Sahara et le poids de la mobilité intra africaine dans la migration africaine, tout en remettant en cause les facteurs push-pull classique. Citons en exemple, Julien BRACHET dans « Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger)10 », déconstruit les discours médiatiques et politiques qui font des migrants des candidats formatés à se rendre essentiellement en Europe, toutefois en mettant en cause les raisons du départ et les destinations de ces migrants. Il explicite les recompositions des espaces sahélo-sahariens et les stratégies d’adaptation des populations à un contexte de durcissement général des politiques de contrôle et de gestion des circulations internationales. Ici, l’ouvrage nous a permis de connaitre le pays de départ, de transit et la réelle destination des migrants nigériens et subsahariens transitant par le Niger.

Dans la même lignée, Ali BENSAAD, dans « La grande migration africaine à travers le Sahara »11, vient appuyer le poids d’un Sahara incontournable pour la mobilité intra-africaine, marqué par l’essor de la ville d’Agadez, carrefour potentiel de la migration et itinéraire principale des subsahariens en partance en Libye, et au Maghreb. Ces informations nous permettent toutefois de reconsidérer le flux transsaharien et de souligner que le Sahara nigérien reste la voie de transit par excellence de la majorité des migrants subsahariens entrant au Maghreb.

Il faut parler aussi, de l’influence du Sahara dans le mouvement migratoire libyen, soulevé par Julien BRACHET, Armelle CHOPLIN, et Olivier PLIEZ dans « Le Sahara entre espace de circulation et frontière migratoire de l’Europe »12. Il s’agit pour eux, de présenter dans cet article, les différentes tendances migratoires entre les deux rives du Sahara et les raisons de la transformation des zones de destination en lieu de transit. Cet ouvrage a permis d’éclairer les différentes évolutions migratoires entre le nord et le sud du Sahara, en tenant compte de la reconfiguration espaces et des discours médiatiques et populistes en Europe.

Allant dans ce sens, Hein DE HAAS, dans «Le mythe de l’invasion: Migration irrégulière d’Afrique de l’Ouest au Maghreb et en Union européenne»13, vient remettre en cause les discours populistes autour de l’exode des migrants africain en Europe, mais aussi les théories courantes réduisant le départ des africains à la pauvreté et que l’Europe vue comme un paradis économique, serait donc la seule destination finale des migrants en Libye. Cet ouvrage nous aurait servi à éclairer les paradoxes autours des facteurs attractions/répulsions des migrants.

D’ailleurs, les chiffres statistiques que nous présente David LESSAULT et Chris BEAUCHEMIN à travers «Les migrations d'Afrique subsaharienne en Europe : un essor encore limité»14, viennent rejeter les données classiques et les élucubrations qui font des subsahariens les principaux immigrants en Europe. Ainsi, cette illustration permettra de construire la seconde partie du premier chapitre de notre travail.

Par ailleurs, il y a des ouvrages qui présentent les difficultés vécus par les migrants en Afrique et principalement au Maghreb. C’est le cas de l’ouvrage dénommé: «Le Maghreb et les migrations subsahariennes: le rôle des associations et des syndicats»15, dirigé par RaphaëlBUSTOS, et présentant le quotidien des migrants subsaharien au Maghreb, par de nombreux témoignages et récits choquant, tout en tentant de rappeler l’action et le rôle des organisations et syndicats luttant pour le droit des migrants, dans l’optique d’une politique conjointe et sécuritaire pour ces derniers. Par cet ouvrage, nous avons pu faire l’examen des atrocités causées à l’égard des étrangers surtout subsahariens au Maghreb.

En outre, de ce qui est des conditions de vie des migrants en Libye, nous nous sommes intéressés à des articles et ouvrages ayant abordé un pan du séjour, et des droits des migrants en Libye, mais aussi, leur instrumentalisation. A cet effet, citons d’abord, Delphine PERRIN dans «les migrations en Libye, un instrument de la diplomatie Kadhafienne»16, qui présente comment le général Kadhafi se sert de la migration pour assoir sa politique régional et marquer sa respectabilité sur les pourtours maritimes.En effet, cet article est d’autant plus contribuable car, il a renforcé notre compréhension sur la politique mise en place par le gouvernement libyen pour s’affranchir de l’embargo des années 1990 et renouer de ce fait, le développement de la Libye, en utilisant les migrants comme l’appât.

De plus, Ali BENSAAD dans «Le Maghreb à l’épreuve des migrations subsahariennes. Immigration sur émigration»17 , se penche plutôt sur les conditions d’entrée des migrants et leur séjour sur le sol maghrébin (Libye). Ainsi, cet ouvrage qui met en lumière les conditions de vie difficile des migrants au Maghreb et principalement en Libye, est capital pour nous, afin de mener à bien ce travail.

De son coté, Saïd HADDAD dans « Anciens et nouveaux parias. Des usages des migrations et du transit dans la politique libyenne »18 présente dans un premier temps, la Libye dans les circuits migratoires, en mettant en relief les espaces et les discours. De plus, il présente le Maghreb comme zone de sous-traitance en faisant la lumière sur le double usage libyen des migrations subsahariennes, avant d’expliciter la notion de paria, d’intrus et de stigmatisé. Cette illustration de HADDAD vient renforcer notre compréhension sur ce travail, dans la mesure où elle fait l’état des lieux sur le quotidien des migrants en Libye, en présentant le migrant comme un paria. En clair, Anna Di BARTOLOMEO et al, dans leur rapport intitulé «CARIM – Profil Migratoire. Libye: le cadre démographique-économique de la migration, le cadre juridique de la migration le cadre sociopolitique de la migration19 », font le bilan de la politique migratoire libyenne sous toutes ses formes, en éclairant les insuffisances relatives au droit des migrants (réfugiés y compris), le contexte de la migration, les chiffres liés à l’émigration et l’immigration en Libye, et plus précisément, les mesures prises par le gouvernement libyen à l’endroit des migrants jusqu’en début 2011. Cette illustration contribue à comprendre dans notre travail, les insuffisances statistiques, sociopolitiques et juridico-administratives dans la politique migratoire libyenne.

Partant dans le même sens, la Fédération internationale des ligues de Droits de l’Homme (FIDH), évoque dans son rapport de mission intitulé «Libye : En finir avec la traque des migrants», le problème des conditions de vie des migrants (demandeurs d’asile et refugiés y compris) sur le sol libyen pendant la crise de 2011, tout en briefant sur leurs situations d’avant crise. « Arrêtés à leur domicile ou au travail, les migrants parfois plongé dans l’irrégularité par manque d’administration pouvant rétablir un visa ou autres documents de séjour légal en Libye, sont battus, dépouillés de tous leurs biens portables, sauf rarement leurs vêtements, puis déportés en prison sans jugement, ni sans même connaitre la durée de détention. Seul recours, l’argent payé par un marchand employeur à un responsable de camps contre la tête d’un ou plusieurs détenus pour lui servir d’«esclave», ou une forte caution oscillant entre 500 Euro et 5 milles Euro, versée par la famille du détenu pour sa liberté».

Cette enquête de terrain conduite par le FIDH appui sans équivoque, la preuve de pogroms infligés aux migrants en Libye depuis Kadhafi et intensifié en 2011 au lendemain de l’insurrection populaire. Pour nous, elle servira donc à lever toute équivoque sur l’absence de droit des migrants en Libye, et sans dédain, la Libye de cette époque est un Etat esclavagiste, sans droit des étrangers, surtout subsahariens.

Enfin, dans son article, résultat d’une enquête de terrain sur les migrants en Libye, intitulé «Quand l'Italie traitait les migrants venus de Libye comme du bétail»20, Raphael KRAFFT, relate avec précision certains détails relatifs aux conditions de vie et de détention des migrants avant la mort de Kadhafi. Il ne lésine sur aucun pan pour présenter le théâtre de la coopération Kadhafi-Berlusconi sur la migration, et le caractère sans scrupule de la garde maritime italienne et libyenne. Cette illustration vient avec force nous plonger au cœur du phénomène comme quoi, les migrants mal traités et sans droit hier, sont devenus une marchandise lucrative pour les commanditaires de cette impunité. Ainsi, les migrants seraient traités comme des marchandises en Libye, comme se veut notre sujet.

Au total, cet état de question soulève une problématique, à savoir, comment les systèmes mis en place par la Libye seule et conjointement avec l’Union Européenne, ont favorisé et l’immigration, et l’esclavage en Libye.

IV – PROBLEMATIQUE DU SUJET

L’année 1990 marque un tournant décisif dans la politique étrangère de la Libye. En effet, depuis la révolution de 1969, la politique extérieure de la Libye connait un grand changement, comme à l’intérieur du pays. Ces transformations suscitent ainsi plusieurs facteurs, tant, au niveau administratif, économique, sécuritaire, que social. Ces facteurs nouent directement un lien avec la politique migratoire de la Libye, commencé dès la découverte de son gisement pétrolier, et s’intensifie au gré du climat politique endogène et exogène.

D’abord Kadhafi appel à l’union des États africains et utilise l’immigration comme une arme essentielle pour briser les barrières frontalières imposées par le congrès de Berlin en 1884.

Ensuite, il se propose de bordéliser les frontières libyennes en favorisant l’entrée sur son territoire sans visa. Le guide libyen va jusqu'à créer des compagnies aériennes de voyage et à renforcer l’offre des bourses d’études pour les étudiants subsahariens, surtout quand il ambitionna de réaliser son rêve d’États-Unis du sahel. Tous ses facteurs facilitent la mobilité en Libye, y compris le soutien bilatéral et multilatéral de Kadhafi envers ses pairs. D’ailleurs, la Libye devient un monopole clé de la migration africaine. Mais la politique migratoire ambivalente de la Libye au lendemain du déblocus en 1999, soumet les migrants à une réalité manichéenne. De ce qui est du bien, disons que la Libye se propose en pourvoyeuse d’emploi avec sa stabilité économique relative à son pétrole et son handicap démographique. Quant à l’aspect négatif, il constitue la synthèse de toutes les stratégies mis en place par les autorités libyennes et européennes, qui pourraient expliquer le pourquoi la Libye est devenue systématiquement un no man’s land où les migrants sont en proies aux milices.

Enfin, la Libye n’a pas ratifié la convention de Rome de 1951 sur le statut des réfugiés. Ce qui explique amplement que la Libye ne distingue pas le migrant du refugié (demandeur d’asile y compris).

De ce fait, comment la société libyenne a-t-elle transformé les migrants en esclaves?

Au demeurant de cette analyse, nous sommes ferons l’économie de tous les systèmes mis en place vis-à-vis des migrants en Libye et de voir s’ils ont un impact direct sur leur quotidien critique. Autrement dit, nous expliciterons les raisons des difficultés des migrants en Libye.

V - OBJECTIFS ET HYPOTHESES DE LA RECHERCHE

1 - Objectif général

Notre thème vise à comprendre comment de l’immigration en Libye, les migrants sont traités comme des esclaves.

2 - Objectifs spécifiques

Il incombe à la fin de cette étude, de faire la lumière sure:

- les motivations de l’immigration massive des subsahariens en Libye et de définir cette catégorie de migrants: cette partie nous permettra de comprendre quels sont les facteurs qui ont impulsé les migrants en Libye à partir de 1990 et mettre en lumière les tendances migratoires des migrants en Libye tout en présentant leur profil.
- les politiques qui ont transformé l’État libyen en un vaste pôle de transit et d’insécurité pour les migrants: ici, il s’agira pour nous, de présenter les différentes mutations observées dans la politique migratoire libyenne qui ont amplifié la fragilité sociojuridique, politique et économique des migrants, et qui ont fait de la Libye, un passage clé pour rejoindre l’Europe par la méditerranée.
- le développement des mesures répressives et avilissantes à l’endroit des migrants: Enfin, nous évoquerons ici, les raisons des pogroms et son mode d’exécution sur les migrants.

3 – Hypothèses

Pour atteindre les objectifs de la recherche, il est important de vérifier les hypothèses suivantes:

- L’immigration subsaharienne en Libye seraient motivés par l’accentuation des contraintes sociopolitiques et économiques qui prévaut sur le continent depuis les années 1980.
- La transformation de l’État libyen en un vaste pôle de transit et d’insécurité pour les migrants, serait due aux mécanismes conjoints mise en place par les autorités euromaghrébines.
- La somme de toutes les mesures répressives menée par la Libye et l’Europe serait la cause du traitement esclavagiste des migrants en Libye.

VI – METHODOLOGIE

Ce sujet que nous étudierons, requiert une application méthodologique, afin de l’inscrit dans un cadre scientifique. En effet, partant de l’observation globale autour du sujet afin de comprendre ces contours, nous nous sommes rapprochés de la question principale pour appréhender le contentieux, toutefois en l’inscrivant dans son contexte pour aboutir à une conclusion. En d’autres termes, nous avons procédé par induction.

De plus, l’impartialité de l’historien nous a permis de rester objectif tout au long de cette étude. La confrontation des idées, l’identification des sources et l’inscription des données dans un contexte objectif, d’où l’analyse comparative, peuvent apprécier la qualité des résultats.

Ainsi, pour mener à bien cette étude, nous avons pris le soin de nous rendre d’abord en bibliothèque de l’université AlassaneOuattara de Bouaké, où l’accès à la documentation sur notre sujet est resté difficile voir quasi-absent. Ce handicap s’est réitéré au centre culturel jacques Aka de ladite ville.

De ce fait, nous nous sans relâche précipités vers les librairies de proximité où heureusement nous avons eu accès à la documentation liée à notre sujet. En exemple, les ouvrages généraux consultés tel que, le mythe de l’invasion: «migration irrégulière d’Afrique de l’ouest au Maghreb et en union européenne» de Hein de Haas; «migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger)» de julien Brachet, et «le Sahara entre espace de circulationet frontière migratoire de l’Europe» écrit parjulien Brachet, Armelle Choplin et Olivier Pliez, nous ont permis de déconstruire les vielles théories sur les raisons du départ et les zones de destination principales des migrants, tout en reconfigurant les espaces transméditerranéens.

En revanche, nous avons pu trouver des articles et rapports sur internet grâce à la recherche en ligne sur internet, car les moyens financier et matériel pour la recherche étant limité et le déplacement en Libye, couteux. À titre d’exemple, l’article de Delphine Perrin, dans «les migrations en Libye, un instrument de la diplomatie kadhafienne» sur www.cain.info, nous a permis de comprendre l’instrumentalisation des migrants par Kadhafi afin de s’affranchir sur la scène politique extérieure.

À cela, il faut ajouter le manque de document spécifique à notre sujet. Mais, une autre des difficultés, c'est de trouver des personnes ressources capables de mettre à notre disposition leurs expériences en qualité de migrant au Maghreb. ceux que nous avons rencontré comme Yakou21 n’ont pas voulu approfondis leurs témoignages et donc répondre à nos préoccupations exactement. Ce qui nous a permis de ne pas s’appuyer sur cette base de l’oralité mais de nuancer ces informations avec les témoignages télévisés d’autres migrants, y compris la source écrite, c'est-à-dire les ouvrages qui ont abordé un pan de la question, pour arriver à une conclusion des faits.

Aussi, va-t-il nous permettre l’outil informatique, dans le sens de dictionnaire multimédia de définir les mots techniques, mais également, le glossaire de l’Unesco en ligne, sans toutefois occulté l’utilisation des dictionnaires physiques comme le Larousse de poche. Ces éléments constituent les instruments de travail dont nous nous sommes servis.

Au demeurant, notre travail repose essentiellement sur la source écrite dans toutes ses formes.

VII - PLAN

Ce travail se fera en trois chapitres.

D’abord, le premier traitera les causes de la mobilité vers la Libye et le profil socioéconomique des migrants de 1990 à 2000.

Ensuite, le second fera la lumière sur l’instrumentalisation desmigrants et son impact sur le monopole migratoire libyen à partir de 2000.

Enfin, le troisième présentera la mise en place de systèmes mafieux et répressifs entre 2007 et 2011, ayant favorisé l’avilissement des migrants en Libye.

CHAPITRE I: ORIGINES ET CAUSES DE LA MOBILITE DES MIGRANTS VERS LA LYBIE DE 1990 A 2000

L’économie pétrolière du continent libyen depuis la révolution de 1969 a rapidement ingurgité son infirme population ondoyant sur le vaste espace bouffé en grande partie par le désert. Ce handicap démographique, s’il parait à la fois lourd sur l’économie humaine en Libye, tout en favorisant une équation aisée à la redistribution des revenus du pétrole, il est, cependant, pour le général Kadhafi, l’arme du déblocus. En clair, qui sont les migrants en Lybie, quelles sont les raisons de leur mobilité et où sont-ils concentrés ? Ces réponses constitueront la trame de cette partie.

I – LES POLITIQUES INTERNES ET EXTERNES D’INCITATION A LA MIGRATION SUBSAHARIENNE EN LIBYE

1– L’insuffisance de la main d’œuvre libyenne

Le déficit d’ouvrier dans le secteur agraire et industriel mais aussi tertiaire a longtemps influencé sur l’économie humaine de ce vaste continent, favorisant un recours à la migration. On note également, une population à faible croissance au lendemain de l’accession à l’indépendance de la Libye. Mais cette faiblesse est d’abord compensée par l’arrivée de migrants magrébin ressortissant des pays voisin, aussi, de l’Europe et de l’Asie. Jusqu’aux années 80, les différents refoulements aux tendances politiques ont amenuisé le nombre d’étranger en Libye. On compte dès lors, une population estimée à 2. 133. 526 d’habitants en 1970 ; 2. 645. 139 en 1975 ; 3. 219. 466 en 1980 ; 3. 873. 781 en 1985 ; 4. 436. 661 en 1990 ; soit un taux de croissance chronologique allant de l’année 1970 à 1990, estimée à 4,39 % ; 4,27 % ; 3,96 % ; 3,39 % ; 2,49%22. Cette baisse explique en partie, la nécessité de recourir à une main d’œuvre qualifiée ou peu.

En effet, le déséquilibre entre l’infirme population et la grande superficie du pays empêchait l’État de jouer un grand rôle sur le plan régional et international, d’où la politique d’union entamés dans les années 70 et 80, d’abord avec des pays arabes et vers la fin des années 90, avec les pays africains. Ce qui permet toutefois d’illustrer l’urgence de la demande en main d’œuvre pour compenser l’économie humaine et renforcer le leadership de la Jamahiriya libyenne.

[...]


1 Organisation des Nations Unies

2 Les réfugiés en Libye n’ont aucun statut juridique respectant les normes internationales, et donc la Libye n’est pas une destination propice pour ceux qui souhaiteraient avoir une véritable assistance relative aux conventions de 1951 à Genève.

3 Le grand robert de la langue française, version 2: 1984-2001, [cédérom]. © Le robert, 2005: sejer. Disponible sur www.lerobert.com

4 Alexandre SKIRDA dans la traite des slaves: esclavage des Blancs du VIII ème au XVIII ème siècle. Disponible en ligne sur http://www.polemia.com/la-traite-des-slaves-lesclavage-des-blancs-du-viiième-au-xiiième-siecle-de-alexandre-skirda/

5 CCEM (comité contre l’esclavage moderne), Le Colloque du 17 novembre 2000 « Esclavage moderne et trafic d’êtres humains, quelles approches européennes, Centre de Conférences Internationales, Paris, p 3.

6 ICHRP (Conseil international sur les politiques des droits humains ), Migration irrégulières trafic de migrants et droits humains: vers une cohérence. Profil politique. Genève, 2010, p 1.

7 2.243,97 km (soit 80h59min par voie terrestre), et à environ 300 km (6h de navigation en mer). Cf. à http://Fr/distance.to/Lampedusa/Libye

8 Emile BERNUS, Exodes tous azimuts en zone sahélo-saharienne, in V. Lassailly- JACOB, J.-Y. MARCHAL, A. QUESNEL (dir.), Déplacés et réfugiés. La mobilité sous contrainte, Éditions de l’IRD, Paris, 1999, Pp195-208.

9 Ali BENSAAD, « Les migrations transsahariennes. Une mondialisation par la marge », in Maghreb Machrek, n° 185, Paris, Choiseul éditions, 2005, Pp 13-36.

10 Julien BRACHET, Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé(Niger), Paris, Éditions du Croquant, 2009, 322 p.

11 Ali BENSAAD, « La grande migration africaine à travers le Sahara », in Méditerranée, n° 3-4, Aix-en-Provence, Université de Provence, 2002, Pp41-52.

12 Julien BRACHET, et al. «Le Sahara entre espace de circulationet frontière migratoire de l’Europe », Hérodote, n°142, la Découverte, 2011, P 163-182.

13 Hein DE HAAS, Le mythe de l’invasion: Migration irrégulière d’Afrique de l’Ouest au Maghreb et en Union européenne, International Migration Institute, Oxford University, Oxford, 2007, p 77.

14 David LESSAULT et Chris BEAUCHEMIN «Les migrations d'Afrique subsaharienne en Europe : un essor encore limité», in Population et sociétés n°452, 2009, 4 p.

15 Raphael BUSTOS, et al. Le Maghreb et les migrations subsahariennes: le rôle des associations et des syndicats, Traduction en français: Nadia Zouiten, Fondation Friedrich Ebert, Tunis, 2011, 129 p.

16 Delphine PERRIN, «Les migrations en Libye, un instrument de la diplomatie Kadafienne», outre-terre, n° 23, 2009, Pp 289-303.

17 Ali BENSAÂD, « L’immigration en Algérie. Une réalité prégnante et son occultation officielle », in A. BENSAÂD (dir.), Le Maghreb à l’épreuve des migrations subsahariennes.Immigration sur émigration, Karthala, Paris, 2009, Pp15-42.

18 Saïd HADDAD, « Anciens et nouveaux parias. Des usages des migrations et du transit dans la politique libyenne »,in Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, n° 119-120, 2007, Pp 23-38.

19 Anna DI BARTOLOMEO et al., CARIM – Profil Migratoire. Libye Le cadre démographique-économique de la migration, Le cadre juridique de la migration, Le cadre socio-politique de la migration, Robert Schuman Centre For AvancedStudies, rapport de mission du CARIM, Juin 2011, 16 p.

20 Raphael KRAFFT, Quand l'Italie traitait les migrants venus de Libye comme du bétail. Disponible sur http://nouvelobs.com/Rue89/Rue89-Monde/20110402.RUE1560/Quand-l’Italie-traitait-les-migrants-venus-comme-du-betail.html.

21 Migrant clandestin ivoirien ayant parcouru les frontières de 5 pays (Maroc, Tunisie, Espagne, Syrie, Turquie), de retour en Côte d’ivoire depuis Janvier et installé à Ahougnansou. Il vend de l’attiéké vers le stade de football de ladite ville. L’entretien direct a eu lieu le 20/04/2018 à 16h00.

22 Perspective monde, consulté le 2/5/2018. Source: Banque mondiale

Résumé des informations

Pages
59
Année
2018
ISBN (ebook)
9783668993174
ISBN (Livre)
9783668993181
Langue
Français
N° de catalogue
v492895
Note
15
mots-clé
Migration Afrique Humain Kadhafi Relations internationales Crise population

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Titre: L'immigration subsaharienne en Libye. Les raisons de L'esclavage des migrants subsahariens en Libye de 1990 à 2011