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Identification des sites d’installation des antennes de télécommunication mobile dans la province du Ziro, région de Centre sud, Burkina Faso

Mémoire de Licence (suisse) 2018 56 Pages

Ingénierie - Technique de Télécommunication / Technique de Communication

Extrait

Table des matières

DEDICACE

Remerciements

Sigles et abréviation

Liste des figures

Liste des tableaux

Résumée

Introduction

Chapitre I: Cadre théorique de l’étude
I.1. Présentation du cadre de stage
I.1.1. Présentation de l’IST
I.1.2. Présentation de l’IGB
I.2. Problématique, Objectifs et Hypothèses
I.2.1. Problématique
I.2.2. Objectif
I.2.3. Hypothèse
I.3. Terminologie et revue littéraire
I.3.1. Système d’information géographique
I.3.1.1. Information géographique
I.3.1.2. Représentation de l'information géographique
I.3.1.3. Représentation numérique de la géométrie des objets
1.3.1.4. Bases de données géographiques
I.3.1.5. SIG et Communication :
I.3.2. Les réseaux de téléphonie mobile
I.3.2.1. Définition et principe de fonctionnement
I.3.2.2. Les Générations Mobiles:
I.3.2.3. Architecture des réseaux Mobiles
I.3.2.4. Concept cellulaire
I.3.2.5. Ingenierie cellulaire

Chapitre 2: cadre méthodologique
II.1. Présentation de la zone d’étude
II.2. Matériels et logiciels utilisés
II.2.1. Description de quelques données
II.2.1.1. Le modèle numérique du terrain
II.2.1.2. Les images satellites OLI
II.2.1.3. Les données GPS
II.3. Méthode
II.3.1. Conception et implémentation de la base de données spatiales
II.3.2. Analyse des donnée
II.3.2.1. Création du MNT
II.3.2.2. Analyse de visibilité
II.3.2.3. Simulation de la couverture des sites choisis
Chapitre 3: Présentation et analyse des résultats
III.1. Caractéristiques des sites existants
III.2. Estimation de la visibilité du signal aux sites existants
III.3. Identification des nouveaux sites
III.3.1. Simulation d’une liaison entre deux site (point to point)
III.3.2. Simulation d’une liaison radio émetteurs-récepteurs mobile (point to multi point

Problèmes rencontrés et suggestions

Conclusion

Bibliographie

Annexe

DEDICACE

Je dédie ce mémoire de fin d’étude

A Feu, Mes frères Koudomouanou et Hervé.

Remerciements

Au terme de ce memoire je voulais d’abord exprimer ma profonde reconnaissance:

A mon directeur de memoire M. SAWADOGO Moumouni,

A tout le corps enseignant de l’IST pour la qualité de la formation recue.

Je souhaite également remercier toute la promotion IT3/RSI 2016-2017 pour l’esprit de partage et de fraternité durant la formation, sans quoi je ne serai arrivé,

Et tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réussite de ce travail, qu’ils trouvent tous ici le témoignage de ma profonde gratitude.

Sigles et abréviation

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Liste des figures

Figure 1: Organigramme de l'IST

Figure 2: Organigramme de l'IGB

Figure 3:Architecture d’un reseau mobile (www.telecomspourtous.fr)

Figure 4: Ensemble de cellules

Figure 5: Exemple d’une carte de couverture, Michèle (2005)

Figure 6: Situation géographique de la zone d’étude

Figure 7:Principe de la modélisation des bases de données spatiales

Figure 8: Caractéristiques de l'antenne choisi pour la simulation des liaisons

Figure 9: Interface de radio mobile online

Figure 10: Interface Global Mapper pour la prédiction de la couverture des sites choisis et l’interpolation du signal.

Figure 11: Carte des équipements existants

Figure 12: Couverture géographique des antennes existantes

Figure 13: Carte des nouveaux sites identifiés

Figure 14: Ellipsoîde de freshnel de la liaison point to point

Figure 15: Rapport de la liaison point to point

Figure 16: Carte du LOS

Figure 17: Ellipsoîde de la liaison BTS vers mobile

Figure 18: Figure 17: Rapport de la liaison BTS vers mobile

Figure 19: Interface d'analyse de visibilité

Figure 20: configuration des participants(BTS,mobile) au reseau GSM

Figure 21: Vue synoptique du réseau créé

Figure 22: Carte de l'ensemble des liason du réseau créé

Liste des tableaux

Tableau 1: Description du matériel, des données et logiciels utilisés

Tableau 2: Caractéristiques de quelques formats du MNT

Tableau 3: Paramètres pour la détermination du champ de visibilité

Tableau 4: Estimation budgétaire

Tableau 5: Caractéristiques géographiques des sites existants

Résumé

L’optimisation des réseaux cellulaires est très importante pour fournir aux abonnés une puissance du signal satisfaisant. Pour un réseau cellulaire optimisé, la localisation des stations de base (BTS) doit prendre en compte l’environnement géographique dans laquelle se propagent les ondes.

L’objectif de la présente étude vise à contribuer à une meilleure accessibilité des abonnées aux réseaux mobiles par amélioration du choix de la localisation des infrastructures de téléphonie mobile grâce au SIG.

En effet les SIG sont utiles aussi bien pour la visualisation graphique de l’environnement de propagation des ondes que pour l’analyse des facteurs intervenant dans le choix des meilleurs sites.

La méthodologie est basée essentiellement sur l’acquisition des données topographiques et d’occupation des terres, l’analyse des données et la visualisation cartographique.

Grâce à cet outil qu’est le SIG, des sites optimaux ont été choisis et des simulations ont été faites pour quantifier et qualifier la puissance du signal émis depuis les stations relais vers des localités cibles.

Introduction

Entre 2011 et 2015, le nombre de téléphones mobiles en Afrique est passé de 500 millions à 850 millions. D’après le journal AfricTelegraph qui révèle l’information, la téléphonie mobile a connu une véritable percée sur le continent ces 14 dernières années passant de moins de 10% en 2002 à plus de 50% aujourd’hui, avec des pics comme en Afrique du Sud où ce taux atteint les 89% (soit un taux égal à celui des Etats-Unis). Une croissance qui a déjouée toutes les prévisions initiales des différentes organisations. Face à ce phénomène les opérateurs de téléphonie mobile se trouve dans une situation de concurrence où chacun doit étendre son réseau afin d’acquérir un maximum d’abonnés.

Au Burkina Fao, Bien que ces opérateurs ne sont pas nombreux, la concurence entre eux nécessite une prise en compte de plus en plus fine de la réalité du milieu de propagation des ondes radioélectriques. Cette prise de consience doit passer par l’utilisation d’outils adéquats pour placer leur pylônes dans des endroits stratégiques afin de couvrir un maximum de clients et augmenter leur chiffre d’affaire.

Outre les modèles de propagation des ondes qui ont été largement utilisés dans l’ingénierie des ondes radio, d’autres études réalisées par (Siddharh & Joon-Yeoul, 2016); (Malmer , 2009) ont démontré l’importance primordial que jouent les SIG dans les travaux de dimensionnement des équipements de radio cellulaire.

Les SIG sont devenus indispensable pour la gestion des réseaux mobiles ou fixes.

Au-delà de cet aspect les SIG permettent désormais d’analyser des informations dites «business», du type mode de consommation, déplacement des clients. Sur un marché saturé les opérateurs de télécommunication doivent sans cesse innover pour offrir des services répondants aux exigences de clients. Les SIG les aident dans cette quête en leur permettant de procéder à une analyse géo décisionnelle. L’analyse spatiale est alors nécessaire pour optimiser leur processus et effecteur les bons choix. Les fournisseurs de services télécoms comme Nextel, Pacific, Bell et d’autres utilisent la technologie pour planifier, construire leurs réseaux de télécommunication et bien d’autres services (Magalhaes , 1997).

Cependant plusieurs facteurs tel que, la densité de la population, la tendance démographique, la couverture forestière et la topographie doivent être considérés au moment du choix de la position des pylônes. Les équipements doivent être positionnés de façon à couvrir le maximum de population tout en essayant d’éviter d’interférences avec des zones déjà couverte.

La présente étude qui a pour objectif de contribuer à une meilleure accessibilité des abonnés aux réseaux mobiles est organisée en trois chapitres: La première présente le cadre théorique de l’étude, la deuxième et la troisième abordent respectivement la méthodologie et la présentation des résultats.

Chapitre I: Cadre théorique de l’étude

Ce chapitre présente le cadre du stage, la problématique et les objectifs et la revue littéraire.

I.1. Présentation du cadre de stage

I.1.1. Présentation de l’IST

a. Généralité

L’institut supérieur privé de technologie (IST),créé par l’arrêté N°204/2000/MESSRS/DGESRS/SP du 14 mars 2000 par l’état burkinabé, est un établissement d’enseignement technique et professionnel situé à Ouagadougou. Dans le souci de mettre sur le marché de l’emploi des techniciens et des ingénieurs capable de répondre aux besoins des entreprises, des institutions de l’état et du privé, l’IST forme pendant une durée de deux(02) ans des techniciens supérieurs déjà titulaire du baccalauréat ou d’ un diplôme équivalent et pour une période de trois (03) à cinq (05) ans des ingénieurs. Pour atteindre ses objectifs l’institut s’est donné des missions précises et est organisé en départements. Chaque département a un responsable qui est un professionnel qualifié, il aide le Directeur des études dans sa tâche de gestion de l’enseignement et l’encadrement des étudiants et siège au conseil académique. Chaque cycle de formation est sanctionné par un diplôme suite à une soutenance.

Le développement passe par la qualification de la ressource humaine. En effet, la formation professionnelle est importante dans un environnement marqué par la mondialisation et la compétition.

C’est pourquoi l’IST, établissement supérieur privé d’enseignement technique et professionnel offre aux étudiants et les travailleurs des formations diplômantes et de qualité en cour du jour et du soir. Les cours se déroulent selon le système modulaire. Un accent est mis sur les travaux pratiques(TP) et les travaux libres (exposés). Les contrôles sont continus au moins après vingt(20) heures de cours. En quête de l’excellence, l’IST délivre des diplômes internationalement reconnus. Dans l’esprit de partenariat, l’IST donne les possibilités d’obtenir des diplômes canadiens, des diplômes anglais et des diplômes de l’Université Ouaga I Professeur Joseph Ki Zerbo (UOPJKZ).

c.Les filières d’enseignements

L’IST est divisé en deux grands départements qui sont :

Le département sciences et technologies et le département science de gestion.

Departement sciences et technologies

Il regroupe les filières comme :

- Réseaux Informatique et Télécoms,
- Electronique et Informatique Industrielle,
- Electrotechnique, Maintenance Industrielle,
- Agroalimentaire,
- Génie Biomédical.

Le niveau d’entrée est de BAC C, D, E, F, H, PRO pour le BTS/DTS ; BAC+2 selon la spécialité pour la licence professionnelle/ingenieur des travaux ;

BAC+3/BAC+4 selon la spécialité pour le master d’ingenerie .

Departement science de gestion

Il regroupe les filières tel que :

- Transport Logistique,
- Banque et Micro finance,
- Communication d’Entreprise,
- Finance Comptabilité,
- Marketing et Gestion Commerciale
- Gestion des Ressources Humaines
- Secrétariat de Direction et Bureautique

Le niveau d’entrée est de BAC C, D, E, F, H, PRO pour le BTS/DTS; BAC+2 selon la spécialité pour la licence professionnelle/ingenieur des travaux ;

BAC+3/BAC+4 selon la spécialité pour le master d’ingenerie .

d.Organigramme

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Figure 23: Organigramme de l'IST (site web de l’IST,2017)

- Les campus de l’IST

L’IST est composé de plusieurs campus dont le e-Campus, celui de Larlé I, Larlé II et Larlé III à Wayalghin et celui de Tampouy.

I.1.2. Présentation de l’IGB

- Attributions et organisation

L’Institut Géographique du Burkina est un Etablissement public à caractère administratif créé en 1976 pour assurer entre autres, la couverture cartographique du pays et les travaux connexes. Cet organisme assure la totalité de la production des cartes topographiques et une importante partie de la production des cartes thématiques. A ce titre, il est chargé de :

- L’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de cartographie;
- L’extension, la densification et la gestion des réseaux géodésiques (planimétrique et altimétrique) nationaux;
- La couverture du territoire par des photographies aériennes à des échelles diverses.

L’Institut Géographique du Burkina est placé sous la tutelle technique du Ministère des Infrastructures et sous la tutelle financière du Ministère de l’Economie et des Finances. Il est organisé comme suit:

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Figure 24: Organigramme de l'IGB (IGB,2018)

- Personnel

L’institut compte à ce jour plus de soixante agents (fonctionnaires et contractuels).

La Direction technique qui assure l’exécution des travaux compte en son sein trente agents dont une dizaine de cadres formés essentiellement en France, au Maroc.

- Matériel technique

L’Institut Géographique du Burkina dispose d’une chaîne de cartographie nouvellement acquise. Elle est composée d’un avion photographe, de stations d’aéro-triangulation, de stations de restitutions, d’unités de cartographie, de SIG et de télédétection lui permettant de réaliser tous types de travaux cartographiques à partir de photographies aériennes ou d’images satellites.

I.2. Problématique, Objectifs et Hypothèses

I.2.1. Problématique

Les télécoms font partie des secteurs en plein développement au Burkina Faso et occupent une place primordiale dans l’économie nationale. Ce secteur connait une croissance soutenue du fait de la croissance démographique et du développement des technologies de l’information et de la communication.

Face à ce phénomène les opérateurs de téléphonie mobile se trouve dans une situation de concurrence où chacun doit étendre son réseau afin de couvrir le maximum depopulation.

L’extension des réseaux passe par une prise en compte de plus en plus fine du milieu de propagation des ondes radioélectriques. Il y a peu de temps les cartes topographiques traditionnelles combinées à des photographies aériennes, les modèle de propagation des ondes, suffisaient pour déployer un réseau cellulaire; mais la localisation n’était pas optimale, la qualité des communications non plus, ce qui n’est pas d’une part profitable pour les abonnées et bénéficiable pour les opérateurs d’autre part.

Bien que la demande est concentré en milieu urbain, la législation exige souvent des opérateurs de couvrir le maximum possible de zones rurales et la localisation des sites pour les antennes devient fastidieux du fais de l’influence de la topographie et des types d’occupation du sol associés. Ces émetteurs-récepteurs, aussi appelés relais, BTS ou stations de base servent d’intermédiaire entre le téléphone mobile (MS) et le sous-système réseau (NSS) qui regroupe l’ensemble des éléments de gestion des mobiles et d’acheminement des communications.

L’importance des données géographiques, leur nature, leur agencement ainsi que le rôle du niveau d’observation qui leur est associé est déterminante pour une utilisation optimale des modèles de propagation.

L’analyse spatiale et l’intégration des données au sein d’un système d’information géographique permettront d’appréhender l’influence des données géographiques sur le choix de la position des antennes pour une meilleure optimisation des réseaux mobiles.

C’est dans ce contexte que ce veut la présente étude qui a pour thème «identification des sites propices à l’installation des antennes de télécommunication mobile dans la province du ZIRO, région du centre-sud, Burkina Faso.

I.2.2. Objectif

La présente étude vise à contribuer à une meilleure accessibilité des abonnées aux réseaux mobiles par l’amélioration du choix de la localisation des infrastructures de télécommunication mobile grâce au SIG. Pour atteindre cet objectif nous avons définis des objectifs spécifiques qui sont de:

- Faire l’état de lieu de la couverture de la zone d’étude en réseau mobile,
- Identifier des sites propices à l’implantation des antennes de télécommunication mobile dans la zone.
- Faire des simulations pour estimer la couverture du signal à partir des sites choisis.

I.2.3. Hypothèse

Pour mener à bien cette étude,trois hypothèses ont été émises:

- La non couverture entière de la province du Ziro en réseau mobile est dûe à la position inappropriée des équipements d’émission.
- Les facteurs géographiques (topographie, climat, couverture forestière) de la zone d’étude influencent les émissions et entrainent une mauvaise qualité des signaux reçus.
- L’apport du SIG permettra d’optimiser le choix des sites en tenant compte des paramètres perturbateurs des émissions.

I.3. Terminologie et revue littéraire

I.3.1. Système d’information géographique

I.3.1.1. Information géographique

L'information géographique peut être définie comme une information relative à un objet ou à un phénomène du monde terrestre, décrit plus ou moins complétement(Jean , 2017) :

- Par sa nature, son aspect et ses caractéristiques diverses.
- Par son positionnement sur la surface terrestre.

Exemple, l'information géographique sur une route se caractérise par :

- Son nombre de voies, son revêtement (bitume, empierrage, etc.), son nom (ex. N20), sa longueur, etc.
- Sa localisation.

Le premier groupe de données est appelé aussi attributs ou encore données sémantiques, tandis que le second groupe est appelé données géométriques.

I.3.1.2. Représentation de l'information géographique

L’information géographique peut être représenté sur:

- Une image enregistrée de la surface terrestre (exemple photo aérienne ou image satellite), où l'on peut voir une multitude d'objets mais sans connaître directement leurs attributs (on ne voit pas le nom de la route).
- Une carte, où l'on situe les objets et les phénomènes dans un repère général et homogène et où l'on a une vue d'ensemble sur leur implantation sur le terrain.
- un texte ou un fichier de données littérales où elle est représentée par des données numériques et par une adresse postale (exemple : fichier des abonnés au téléphone : nom, prénom, numéro de téléphone, adresse postale).

Ces trois formes de représentation sont distinctes mais complémentaires :

- L'image comporte surtout des données géométriques (forme, dimensions, localisation).
- Le texte ou le fichier littéral comporte surtout des données sémantiques (attributs).
- La carte comporte des données à la fois sémantiques et géométriques.

Noter que les données sémantiques de la carte s'expriment principalement par des symboles (points, lignes, surfaces), dont les attributs sont expliqués par la légende de la carte).

La carte apparait ainsi comme une forme intermédiaire (et optimale) de représentation de l'information géographique, avec un dosage particulier entre données sémantiques (on identifie moins d'attributs que dans un fichier) et géométriques (on voit moins d'objets que sur une image mais ils sont tous identifiés).

I.3.1.3. Représentation numérique de la géométrie des objets

Les objets dans un SIG sont représentés en deux formes:

- Le mode maillé (ou raster en anglais), où la surface de la carte ou de l'image est décrite selon un balayage ligne par ligne analogue à celui de la télévision : chaque ligne est composée de points élémentaires jointifs (ou pixels en anglais, abréviation de picture élément).
- Le mode vecteur où chaque objet représenté sur la carte est décrit par des points successifs composant son pourtour. Chaque point est localisé par ses coordonnées rectangulaires et est joint au point suivant par un segment de droite (d'où le terme de vecteur).

1.3.1.4. Bases de données géographiques

Les modèles de propagation sont fortement liés aux données géographiques. Exemple concret : un modèle de propagation urbain-périurbain utilisera des bases de données géographiques comportant l’altitude au sol, la hauteur du sursol (bâti, végétarien, etc.), le type d’occupation du sol ainsi que l’emprise des bâtiments dans l’espace. D’un point de vue géographique cela correspond à :

- Modèle numérique de terrain (MNT) : contenant l’altitude Z.
- Modèle numérique de surface (MNS) : contenant la hauteur du sursol.
- Cluster : correspondant à une image raster comportant les différents types d’occupation du sol, le nombre de thèmes pris en compte pouvant varier.
- Contour de base du bâti et de la végétation.

Toutes ces données sont organisées dans un système de gestion de base de données SIG afin de faciliter leur exploitation.

I.3.1.5. SIG et Communication :

(SHANNON & Weaver, 1949) Définit la communication comme « reproduire en un point exactement ou approximativement un message sélectionné en un autre point ». Basé sur les adaptations de la théorie de la communication de Shannon pour le domaine de la communication de masse (ex. journalisme) et pour les sciences cognitives (ex. perception, interprétation de signaux),

(Bédard, 1987) Identifie les SIG (en tant que système organisationnel) comme étant un processus de communication complexe entre des producteurs et des utilisateurs de données géo spatiales. Afin de prendre une décision, les personnes perçoivent des signaux du monde réel, les interprètent, et procèdent à une abstraction afin de générer un modèle cognitif servant à cette prise de décision. Les signaux perçus peuvent provenir soit d'une observation directe de la réalité, soit d'une autre personne (ou machine) mandatée pour communiquer une information. Dans le cas des utilisateurs de logiciels SIG, les signaux perçus proviennent presque toujours d'un observateur autre que l'utilisateur, créant ainsi un processus de communication entre l'observateur de la réalité (ex. géomètre, forestier, géologue) et l'utilisateur du logiciel SIG. Un SIG contient généralement plusieurs sortes d'objets géographiques qui sont organisés en thèmes que l'on affiche souvent sous forme de couches. Chaque couche contient des objets de même type (routes, bâtiments, cours d'eau, limites de communes, entreprises,...). Chaque objet est constitué d'une forme (géométrie de l'objet) et d'une description, appelé aussi sémantique.

La convergence des technologies a changé l’industrie des télécommunications, en créant de nouvelles zones de concurrence (ESRI, 2017). Le SIG offre aux sociétés de télécommunications un éventail de solutions qui permettent l’analyse des relations entre la couverture des services, l’édition de résultats de tests, la gestion des dossiers d’incidents, le suivi des requêtes clients et, d’une façon plus générale,tout le reporting de l'entreprise.Que ce soit pour des études en avant-vente, en phase de conception, de déploiement, d’exploitation, de maintenance ou encore d’évolution de réseau,le SIG est un outil d’aide à la décision précis et complet.En intégrant des données géolocalisées, le SIG peut aider à être plus efficace dans vos actions de :

- Analyse
- Marketing
- Planificationdesopérationsderéseau
- L'ingénierieetlaconstruction
- Chiffresd'affaires-ventes
- Serviceclient-gestiondeséquipes

En augmentant l’efficacité des actions, les outils du SIG aident à conserver l’avantage dans un marché de plus en plus concurrentiel. Il établit une plateforme commune qui améliore la circulation de l'information et augmente considérablement la communication interne et la collaboration.

Aujourd’hui, outre la question de la couverture géographique, ces entreprises ont du mal à garder l’avantage car la compétition est forte et les produits en évolution constante. Elles ont besoin d’une approche intégrée qui permette une meilleure prise de décision à partir de résultats mesurables, tels que la croissance rapide du marché, une réduction des coûts et une meilleure satisfaction du client. Le Système d’Information Géographique (SIG) offre un aperçu global de l’activité; il aide les entreprises à gérer leurs réseaux de télécommunications, à intégrer des données marketing, d’exploitation d’infrastructure et de gestion de clients. En combinant des données démographiques, de consommation et d’entreprises, il est plus facile de créez des indicateurs utiles pour la planification d’un réseau et des actions marketing. Les SIG pour l’entreprise permettent une approche intelligente et intégrée de la planification de l’expansion d’un réseau, l’analyse des tendances de la clientèle ainsi que la conception et le suivi des comptes – campagnes marketing. Par exemple: Les tableaux de bord permet tent aux dirigeants et aux gestionnaires d’améliorer et de comprendre en temps réel le fonctionnement et l’environnement d’un réseau. Celui-ci montre l’emplacement des antennes, la puissance du signal, et des informations météorologiques. Cette approche peut être rapidement diversifiée si de nouvelles données sont disponibles, ainsi il est possible de réaliser des mashups et des analyses. Le SIG est utilisé comme outil d’analyse spatiale pour étudier la zone géographique à prendre en compte pour le calcul Radio : ceci permet de caractériser plus efficacement (analyse morphologique) le milieu géographique présent le long du canal de propagation afin d’améliorer les calculs d’affaiblissements radio.

Trois domaines articulant SIG et radiocommunications gagnent actuellement en importance : la visualisation des informations, l’intégration, l’analyse et la comparaison des informations.

- La visualisation : la possibilité offerte de visualiser les réseaux en 2D et 3D est une ouverture en matière de complémentarité entre SIG et Télécommunications. Le SIG possède des modules spécifiques dédiés à la 3D.
- L’intégration : l’interfaçage avec des logiciels d’ingénierie radio-mobile du commerce est aisé et s’effectue sous Windows grâce à des composants COM, des Active X, des librairies dynamiques (.dll).
- La sélection des sites (dimensionnement des antennes) : de nombreux critères sont pris en compte pour sélectionner une localisation optimale des antennes relais. Des informations géographiques au format vectoriel ou raster telles que les limites administratives, les obstructions verticales et les types d’occupation du sol doivent être intégrées.
- La comparaison : le SIG permet d’intégrer et de manipuler des couches d’informations parfois très variées, afin d’extraire de nouvelles données, ou bien de déduire de nouvelles connaissances, également grâce à différentes opérations spatiales : les cartes d’affaiblissement, calculé par un même modèle sont ainsi comparés lorsqu’on modifie certains paramètres ou variables géographiques. On peut ainsi évaluer l’impact de la résolution spatiale des données raster sur la qualité de l’affaiblissement radio calculé par le modèle. On peut effectuer très facilement des comparaisons de couches d’informations, de données parfois très différentes comme :
- Les valeurs prédites par le modèle avec les mesures de terrain.
- Les résultats obtenus avec différents modèles pour une même zone géographique, afin de savoir automatiquement quel est le modèle le mieux adapté pour ce type de milieu géographique.
- Tests : On peut aussi tester la modélisation radio (l’équation, les variables, etc.) grâce aux statistiques : tester la qualité des résultats (calcul de l’écart-type, de l’erreur moyenne, etc.) si l’on ajoute ou si l’on enlève des variables géographiques dans la modélisation.

[...]

Résumé des informations

Pages
56
Année
2018
ISBN (ebook)
9783668958456
ISBN (Livre)
9783346035585
Langue
Français
N° de catalogue
v490161
Note
16,5
mots-clé
Line Of Sight Base Transceiver Station réseau mobile

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