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Gestion du Parimoine socioculturel et cultuel de la Commune de Avrankou

Mémoire de Maîtrise 2016 79 Pages

Études Culturelles - Afrique du Nord

Extrait

Sommaire

DEDICACE

Remerciements

Sigles et acronymes

Résumé

Abstract

Introduction

CHAPITRE I: CADRES THEORIQUE ET DEMARCHE METHODOLOGIQUE
1.1. Cadre théorique
1.1.1. Problématique
1.1.2. Hypothèses de recherche
1.1.3. Objectifs de recherche
1.1.4. Revue de littérature
1.1.4.1. Définitions opératoires
1.2. Démarche méthodologique
1.2.1. Données utilisées
1.2.2. Recherche documentaire
1.2.3. Travaux de terrain
1.2.4. Traitement de données
1.2.5. Analyse des résultats
1.3. Cadre conceptuel
1.3.1. Définitions opératoires
1.3.2. Revue de littérature

CHAPITRE II: GESTION DU PATRIMOINE SOCIO-CULTUREL ET CULTUEL DE LA COMMUNE DE AVRANKOU
2.1. Cadre géographique
2.1.1. Présentation générale
2.1.2. Relief et Climat
2.1.3. Hydrographie
2.1.4. Sol et Végétation
2.1.5. Dynamique de la population
2.1.6. Populations et activités socioéconomiques
2.2. Cadre institutionnel et réglementaire du patrimoine culturel
2.2.1. Direction du Patrimoine Culturel (DPC)
2.2.2. Fonds de Développement du Patrimoine Culturel (FDPC)
2.2.3. Fonds d'Aide à la Culture
2.2.4. Cadres institutionnel et réglementaire du tourisme
2.2.4.1. Cadre institutionnel
2.2.4.2. Cadre réglementaire
2.3. Etat des lieux du patrimoine socioculturel et cultuel de la commune d’Avrankou
2.3.1. Attraits naturels
2.3.2. Attraits culturels et artisanaux
2.3.2.1. Attraits liés à l’histoire
2.3.2.2. Artisanat et musique
2.3.3. Infrastructures
2.3.4. Structures d’organisation et les ressources humaines
2.4.1. Synthèse sur la méthode d’analyse des résultats

CHAPITRE III: CONTRIBUTION DE CE PATRIMOINE AU DEVELOPPEMENT DU TOURISME DANS LA COMMUNE D’AVRANKOU
3.1. Principaux atouts touristiques d’Avrankou
3.1.1. Principales contraintes au développement de l'activité touristique
3.1.1.1. Contraintes d’ordre financiers
3.1.1.2. Contraintes d’ordre matériels
3.1.1.3. Contraintes d’ordre organisationnel
3.1.1.4. Contraintes d’ordre humain
3.2. Les principes de bases du développement touristique
3.2.1. Suggestions
3.2.2. Difficultés rencontrées

Conclusion

BIBLIOGRAPHIE

Liste des photos

Liste des tableaux et figures

ANNEXES

DEDICACE

Je dédie ce travail à:

- Mon feu père GBEMETONOU Arsène et ma très chère maman LALEYE Elise, qui m’ont donné la chance d’aller à l’écoleet pour qui ce travail restera la lueur de ses espérances.

- Mes frères GBEMETONOU Odilon et Doris, et ma grande sœur Chérie Elvire pour leurs soutiens indéfectible tout au long de la réalisation de ce travail.

- Mes chers enfants GBEMETONOU Anderson et Brunelle pour qui ce travail restera un exemple à suivre afin de mieux faireque moi.

- Ma femme AIDOFFI Laura pour ses soutiens tout au long de ce travail.

Remerciements

La réalisation de ce mémoire a nécessité des apports qui dépassent nos seules connaissances et ressources tant matérielles, financières que morales. Multiples sont les aides et soutiens dont nous avons bénéficié. C'est pour cela que nos sincères remerciements vont à l'endroit de plusieurs personnes qui ont œuvré à l'aboutissement de ce travail. Qu'elles reçoivent à travers ce mémoire le fruit de leurs efforts.

A notre maître de mémoire, Docteur T. Auguste HOUINSOU, Maître Assistant des universités du CAMES, Enseignant Chercheur au DGAT/FLASH/UAC. Vous avez les qualités d'homme humble, compétent avec une rigueur scientifique remarquable. Vos qualités intellectuelles et votre disponibilité forcent l'admiration. Grâce à vous ce travail a vu le jour. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous.

C'est le moment de remercier tous les enseignants du Département de Géographie et Aménagement du Territoire de la Faculté des Lettres Arts et Sciences Humainespour avoir su, toutes spécialités confondues, guider nos pas à travers cette formation avec rigueur, compétence et amour.

A mes enfants Anderson et Brunelle, mon neveu Godson et ma nièce Irina; pour qui ce travail resterait un exemple à suivre.

Mes parents, qui m’ont donné la chance d’aller à l’écoleet pour qui ce travail restera la lueur de leurs espérances.

Mes frères GBEMETONOU Odilon et Doris, et ma grande sœur Chérie Elvire pour leurs soutiens indéfectibles tout au long de la réalisation de ce travail.

A mon oncle Pascal GBEMETONOU; qui m’a soutenu sur tous les plans pour la réalisation ce travail, c’est le moment de lui adresser mes sincères remerciements.

A Monsieur Japhet KODJA qui m’a orienté vers les personnes ressources dans le but de parfaire ce travail, qu’il reçoive ici mes sincères remerciements.

A Monsieur Arsène AKOGNONGBE; pour son assistance tout au long de la réalisation de ce travail.

Qu'il me soit permis de remercier les responsables à divers niveaux des services enquêtés, spécialement à Monsieur Apollinaire OUSSOU LIO, Secrétaire Général de la Mairie de Avrankou, qui n'ont ménagé aucun effort afin de m'offrir tout le cadre et le soutien nécessaire pour la réussite de ce travail.

Aux membres du jury; nous vous remercions infiniment pour l'honneur que vous nous faites d'être les juges de ce mémoire.

Enfin, à tout ce beau monde et à tous ceux qui auront le plaisir de lire le présent mémoire, nous disons encore une fois merci.

A tous infiniment merci!!!

Sigles et acronymes

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Résumé

La commune d’Avrankou regorge d’énormes potentialités riches en culture, mais force est de constater que plusieurs problèmes entravent la gestion du patrimoine culturel et cultuel de la commune. Ainsi, la présente étude vise à analyser la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune d’Avrankou.

Pour mener à bien cette étude, la documentation, les investigations et l’observation ont été utilisées comme techniques pour la collecte des données. Un choix raisonné a permis de sélectionner mieux orienter le travail vers 131 personnes cibles de la localité.

Les résultats indiquent que la plupart des sites abritant les patrimoines sont abandonnés à cause de l’expansion des religions révélées et de la conversion de certains adeptes en ces religions et le peu restant encore est inexploité et ignoré, ces sites sont confrontés à des difficultés d’accessibilité, à l’insuffisance des structures de gestion et d’accueil, à un manque de volonté politique des autorités locales, et à l’absence d’une politique de stimulation des opérateurs économiques.

Mots clés: Avrankou, gestion, patrimoine culturel, tourisme, développement.

Abstract

The township of Avrankou overflows with enormous rich potentialities in culture, but strength is to note that several problems hinder the management of the heritage cultural and worship of the township. Thus, the present survey aims to analyze the management of the heritage socio-cultural and worship of the Avrankou township.

To take to good this survey, the documentation, investigating and the observation have been used technical how for the collection of data. A reasoned choice permitted to select of 131 active population of the locality.

The gotten results showed that most sites sheltering heritages are abandoned because of the expansion of religions revealed and of the certain adept conversion in these religions and the few remaining is again untapped and unknown, these sites are confronted to difficulties of accessibility, to the insufficiency of structures of management and welcome, to a lack of political will of the local authorities, and to the absence of a politics of economic operator stimulation.

Key words: Avrankou, cultural heritage, tourism, development, management.

Introduction

Le développement inscrit dans la durabilité des pays du Sud passe avant tout par la prise en compte, l'exploitation et la gestion rationnelle des ressources naturelles, culturelles, mais aussi humaines de chaque Etat (Moussa et Ayoub, 2010).

Comprendre et prendre en compte la dimension culturelle du développement étaient devenu impérieux au lendemain de la proclamation de la décennie mondiale du développement et de la conférence des forces vives de la nation de février 1990.

L'Etat l'a si bien compris en adoptant une politique et une charte culturelle, suite aux états généraux de la culture de la même année. Ces documents d'orientation et législatif avaient pour objectifs de « replacer la culture à la base du processus de développement de la République du Bénin » (MCC, 1991). L'une des orientations majeures de la mise en œuvre de cette politique concerne l'inventaire, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel. En outre, la valorisation des cultures nationales est devenue l'une des options stratégiques majeures ciblées dans la réalisation de la "vision ALAFIA 2025" (MASSODE, 2012).

Le Bénin à l’instar d’autres pays africains possède un fort potentiel culturel qui lui vient de sa culture propre et du brassage résultant de la traite négrière (BOKO, 2014). Ce patrimoine disséminé un peu partout dans le pays se concentre plus au Sud et plus particulièrement dans certains départements comme Atlantique-Littoral, Zou-Collines et Ouémé-Plateau mais celle qui fait l’objet de notre étude est celui de l’Ouémé-Plateau et précisément la commune d’Avrankou (OUSSOU LIO, 2014).

En effet, le Bénin a de tout temps mis l'accent sur l'importance de la conservation des valeurs identitaires, des savoir-faire, des traditions, des modes de vie et de pensée, des formes d'expression, aussi bien par la pratique continue que par la mise en place d'institutions muséales capables de témoigner des valeurs de civilisation de ses peuples. Ces actions souvent limitées ont du mal à couvrir le champ infiniment vaste de la diversité culturelle au plan national (Massode, 2012).

Le Bénin est un pays riche en patrimoine culturel. Grâce à son passé prestigieux et historique, cette image peut être réhabilitée en faisant rayonner le potentiel culturel et en contribuant en même temps au développement local. Les enjeux majeurs qui sont présentés dans la problématique visent donc une protection et une réhabilitation du patrimoine culturel dans un contexte de développement prenant en compte l'homme et son patrimoine culturel.

En effet, le patrimoine culturel est un élément, une composante de l'identité des communautés, groupes et individus, et de la cohésion sociale, de sorte que sa destruction intentionnelle peut avoir des conséquences préjudiciables sur la dignité humaine et les droits de l'homme (UNESCO, 2003). Il est largement admis aujourd'hui que la culture peut apporter une plus-value au produit intérieur brut de la nation (UNESCO, 2003). Outre les industries culturelles, le patrimoine culturel reste un champ vaste qui offre autant par la créativité que par le tourisme culturel, des conditions favorables à la création d'emplois, à l'augmentation du revenu par habitant, à l'épanouissement du citoyen et à la reconnaissance internationale. Cependant, en dépit des progrès accomplis au cours des dernières années vers la mise en œuvre des principes de développement d'un tourisme durable, on observe des problèmes pratiques dont la résolution représente un défi mondial considérable concernant l'exploitation de la dynamique actuelle du secteur pour parvenir à une croissance durable et responsable. Ainsi, la priorité est de mettre en œuvre l'idéal des théories pour le développement durable du tourisme, permettant de vérifier leur exactitude et leur faisabilité conduisant à leur intégration dans les politiques nationales de développement et de croissance économique. D'où le choix de ce sujet : « Gestion du Patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune d’Avrankou » qui vise à promouvoir le patrimoine socioculturel et cultuel de ladite commune dans le but de fournir aux décideurs à divers niveaux des éléments d’informations pour des stratégies de développement plus concrètes du tourisme local.

Ce travail est structuré en trois chapitres :

- le premier chapitre présente les cadres théorique, méthodologique et géographique de l’étude;
- le deuxième expose les modes de gestion du patrimoine socioculturel de la commune d’Avrankou;
- et enfin le troisième chapitre présente la contribution du patrimoine culturel au développement du tourisme dans la commune d’Avrankou.

CHAPITRE I: CADRES THEORIQUE ET DEMARCHE METHODOLOGIQUE

Ce chapitre s’articule autour de trois axes principaux: le problème central qui justifie le choix du sujet, la démarche suivie pour atteindre les objectifs de l’étude et la présentation des caractéristiques géographiques du cadre d’étude en relation avec le problème posé.

1.1. Cadre théorique

Le cadre théorique s’articule autour de la problématique et des hypothèses et objectifs de recherche.

1.1.1. Problématique

S'il est admis que le développement du Bénin passe par l'agriculture, il est aussi démontré que le socle de tout développement durable reste fondamentalement tributaire de son volet culturel (Agboton, 1997). La culture s'impose incontestablement comme l'un des maillons du développement comme le soulignait Agboton (1997) lorsqu'il écrivait que: « La culture est au début et à la fin de tout développement».

La diversité des sites touristiques et des monuments, les lieux de culte aussi différents les uns des autres, les palais royaux, les musées,témoignent du potentiel culturel diversifié du Bénin qui, utilisé judicieusement à l'heure de la mondialisation, pourrait permettre la conquête de vastes marchés (Ogou, 2004). Cette diversité constitue la base des échanges dans un monde qui tend à s'unifier.

Le Bénin possède un fort potentiel culturel et cultuel qui n’est pas assez valorisé tant sur le plan culturel que touristique. En effet, le tourisme est une activité ancienne qui a pris au 20ème siècle une dimension planétaire. Il constitue désormais un secteur économique fondamental dans de nombreux pays développés comme dans des pays en développement, qui en font un facteur essentiel de développement (Gourija, 2007).

Selon l'OMT en 2003, le marché mondial est passé de 160 à 341 millions de touristes internationaux de 1970 à 1986, soit un accroissement de 113 % en 15 ans, une croissance annuelle moyenne de 4,88 %. En effet, selon les statistiques de la Direction du Développement Touristique, le Bénin a connu 111000 touristes en 1994 pour une recette de 13,134 milliards de francs FCFA. Cette recette a plus que doublé sur une décennie et les devises touristiques sont passées à 27 milliards de FCFA en 2004 pour 173500 touristes. Ces chiffres ont évolué et ont atteint 35 milliards de FCFA comme recettes touristiques nationales pour 185000 touristes en 2007.

Les régions les plus fréquentées par les touristes au Bénin sont celles du sud (cités lacustres de Cotonou, Ouidah, Porto-Novo, Grand-Popo, etc.) et du nord (réserves et parcs zoologiques, chaîne de l’Atacora, tata-somba, les chutes de Kota et les cascades de Tanougou, etc.). Or d’autres régions comme le département de l’Ouémé dispose aussi bien de nombreux atouts touristiques qui pourront contribuer au développement du notre pays. Ainsi, la commune d’Avrankou située dans ce département présente un patrimoine culturel non négligeable pouvant constituer une source de devises pour la population. Il s’agit en l’occurrence des essences végétales et médicinales telle que le KPATIMAN , la marre Sacrée « Zèkpon », les parcours de la rivière noire, ASSISSA qui est la grande source de purification, les sites de la bataille d’Atchoukpa en 1890, la base guerrière du Roi Béhanzin, l’espace voué à la damnation éternelle, le village artisanal Datin (Ouanho), lieu de fabrication des tam-tams, les meubles traditionnels en raphia ou en rotin en fabrication sur les sites de Gouhouè (Ouanho) et Agokô, les divinités, forêts et arbres sacrés de Sado, Djomon, Avrankou et Kouti, différents artisans, notamment les forgerons de Houeze, des couvents de Shango, d’ Ogou, des Egun-gun, d’ Oro et zangbéto dont les cultes sont répandus tant dans d’autres pays africains qu’en Amérique Latine (Brésil).

Malgré cette diversité culturelle, force est de constater que le tourisme n’est pas développé dans cette commune. Face à ce constat, certaines interrogations se posent:

- Comment est-ce que le patrimoine matériel et immatériel peut-il contribuer au développement du tourisme dans la commune d’Avrankou?
- Quelles sont les raisons qui freinent la mise en valeur de ces patrimoines à Avrankou?
- Quelles stratégies pourrait-on adopter pour mieux promouvoir le tourisme à travers les richesses culturelles et cultuelles de cette commune?

Pour répondre à ces interrogations, des hypothèses et objectifs de recherche ont été formulés.

1.1.2. Hypothèses de recherche

L’hypothèse est une affirmation que le chercheur fait au début de son étude et qui est susceptible d’être confirmée ou infirmée par les résultats des recherches. Pour ce qui concerne notre étude, les hypothèses émises sont les suivantes:

- la commune d’Avrankou dispose d’un patrimoine culturel riche et varié;
- le patrimoine culturel d’Avrankou offre des avantages au développement du tourisme;
- d’énormes difficultés entravent la gestion du patrimoine culturel de la commune d’Avrankou.

Pour vérifier ces hypothèses, des objectifs de recherche ont été formulés.

1.1.3. Objectifs de recherche

De façon générale, cette étude vise à analyser la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune d’Avrankou.

De façon spécifique, il s’agit de:

- Faire l’état des lieux du patrimoine socio-culturel et cultuel et identifier les modes de gestion du patrimoine socioculturel de la commune d’Avrankou;
- Déterminer la contribution de ce patrimoine au développement du tourisme dans la commune d’Avrankou;
- Proposer des mesures d’une gestion durable du patrimoine culturel dans la commune d’Avrankou.

1.1.4. Revue de littérature

De cette recherche documentaire, il est ressorti une revue de littérature de laquelle nous avons retenu que : Mollard (1999) appréciant la Culture comme le 5ème pouvoir, expose une analyse et une restitution exhaustive de la politique culturelle française depuis André Malraux jusqu'à Jack Lang. Il montre les fondements de la politique culturelle, l'importance des institutions culturelles comme le musée, la bibliothèque, pour le développement et le rayonnement d'une nation.

En exposant les spécificités du patrimoine et du produit culturel par rapport aux produits, Bourgeon-Renault (2009) propose à partir de là, des stratégies pour promouvoir et valoriser le patrimoine, les produits et services culturels.

Des travaux de Souffrant (1993) intitulés ‘’Vaudou et développement chez Jean Price-Mars’’ , on retient que: «le problème du vaudou, en Haïti, des religions traditionnelles dans les pays du Tiers-monde, est au cœur même du problème du développement défini comme passage d'une société traditionnelle à une société moderne». Cet auteur faisait comprendre qu'une société se reflète dans le miroir de sa religion et que tout dépend de l'utilisation qu'on fait de la religion traditionnelle africaine comme moteur ou comme frein pour le développement socioéconomique. Au fur et à mesure que se hausse le niveau de développement culturel, les croyances religieuses, les manifestations, les expressions, les justifications de la religion, chez les individus comme chez les collectivités, changent, se transforment, se réinterprètent.

Par ailleurs, le patrimoine culturel d’un peuple peut faire objet du tourisme qui, selon Frangialli (1999), est une forme de loisir dont le contenu économique est le plus évident puisqu'il implique une dépense de transport et d'hébergement.

Abondant dans le même sens, l'OMT (1998), le définit comme «un ensemble d'activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres».

Pour la CNUCED (1998), l'expansion du tourisme durable a beaucoup contribué au développement des pays qui ont fait de ce secteur une priorité, et quand la contribution du tourisme au développement est faible, c'est tout simplement parce que les pays concernés n'ont pas fait les efforts nécessaires en termes d'investissements publics ou privés. En 2010, le Conseil Economique et Social (CES) béninois renchérit cette position de la CNUCED lorsqu’il affirme dans son rapport d’auto-saisine que «le secteur touristique béninois regorge d’énormes potentialités touristiques (physiques, naturelles, historiques et culturelles). Leur mise en valeur, qui passe par la mise en œuvre effective de la Politique Nationale de Développement du Tourisme élaborée en 1996, revue en 2007 et non appliquée à ce jour, apportera plus de valeur ajoutée à l’économie béninoise».

De même, Olloude (2010), dans son mémoire de maîtrise en Géographie analyse l’apport des potentialités touristiques dans le développement local de la commune de Kétou. Il propose à l’image de l’étudiant Elégbè (2001) dans son étude sur le diagnostic et la stratégie de promotion du tourisme dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, des mesures incitatives en vue d’accroître les investissements des opérateurs économiques réticents dans le secteur touristique.

1.1.4.1. Définitions opératoires

Il s’agit dans cette rubrique de définir les concepts utilisés.

- Gestion: D’après le dictionnaire Larousse, (2010), la gestion est l’action ou la manière de gérer, d’administrer, de diriger, d’organiser quelque chose, ou encore la période pendant laquelle quelqu’un gère une affaire. Si on considère que gérer ou manager sont synonymes, on peut d’abord se référer à Henri Fayol pour laquelle ‘administrer’ (gérer) c’est prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler. Cette fonction consisterait donc surtout à piloter une entreprise. Pour l’auteur contemporain Henry Mintzberg, un manager ou gestionnaire remplit trois rôles complémentaires et interdépendants: un rôle interpersonnel, un rôle informationnel et un rôle décisionnel. Ce dernier rôle nous rappelle une conception très traditionnelle de l’activité de gestion qui serait d’abord l’art de la décision.

- Culture: Le concept de culture est une notion polysémique qui charrie plusieurs définitions et acceptions. Celles de l'UNESCO et du Manifeste Culturel Panafricain sont retenues ici. Selon l'UNESCO, « la culture est l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe outre les arts et les lettres, les modes de vies, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes des valeurs, les traditions et les croyances » (Mondialcult, 1982). Le Manifeste Culturel Panafricain (1969), quant à lui, affirme que « la culture est la somme des expériences et des expressions concrètes liées à l'histoire des peuples ». Tout récemment, (Nicolas Sarkozy en 2015) disait que la culture constitue l’image et l’identité d’un pays.

- Patrimoine: C'est tout ce qui constitue le bien ou l'héritage commun (d'un groupe, d'une collectivité) (Encarta, 2009)

- Patrimoine culturel: La notion de patrimoine qui vient du latin patrimonium est l'équivalent en langue anglaise du mot ‘’héritage’’. Dans le droit romain en effet, il désignait l'ensemble des biens recueillis par succession (Desvallées et Mairesse, 2010). Le concept de patrimoine culturel apparait au 17ème siècle avec un usage métaphorique qui est d'origine antique. Du fait de son étymologie, il est employé de façon plus ou moins large, et ses connotations ou équivalences diffèrent selon qu'il s'agisse du monde latin ou anglo-saxon à partir des années 1930 (Desvallées, 1985).

Selon le dictionnaire Larousse, le petit Larousse (2010), le patrimoine est l’ensemble des biens hérités du père et de la mère ou l’ensemble des biens de la famille. C’est aussi un bien, un héritage commun d’une collectivité, d’un groupe humain.

Aux termes de la Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles (UNESCO, 1982), « le patrimoine culturel d'un peuple s'étend aux œuvres de ses artistes, de ses architectes, de ses musiciens, de ses écrivains, de ses savants, aussi bien qu'aux créations anonymes, surgies de l'âme populaire, et à l'ensemble des valeurs qui donnent un sens à la vie. Il comprend les œuvres matérielles et non matérielles qui expriment la créativité de ce peuple : langue, rites, croyances, lieux et monuments historiques, littérature, œuvres d'art, archives et bibliothèques ». Il résulte de cette déclaration que le patrimoine culturel regroupe des aspects, à la fois matériels et immatériels, qu'il convient de mettre en valeur.

- Patrimoine cultuel: C’est l’ensemble des différentes pratiques religieuses. (Encarta ,2009)

- Patrimoine matériel: C’est l’ensemble des sites archéologiques et géologiques, les monuments, les temples. (UNESCO, 1972)

- Patrimoine immatériel: C’est l’ensemble des cérémonies culturelles, les festivals, les chants, les fêtes coutumières, les contes et légendes. (UNESCO, 1972)

Depuis les années 1950, il a intégré l'ensemble de témoins matériels de l'homme et de son environnement. C'est ainsi qu'on parlera de patrimoine folklorique, scientifique, industriel ou culturel. Parlant du patrimoine culturel, la définition fiable qui est celle de l'UNESCO est la suivante : « ... sont considérés comme patrimoine culturel :

- Les monuments: œuvres architecturales, de sculpture ou de peintures monumentales, édifiés en mémoire d'une personne ou d'un événement (...) (UNESCO, 1972)

- Les ensembles: Ce sont les groupes de construction isoles ou réunis, (...) en raison de leur architecture (...) (UNESCO, 1972)

- Les sites: Lieu transformé par les œuvres de l'homme et de la nature » (UNESCO, 1972).

- Cultuel: C’est l’ensemble des différentes pratiques religieuses, des divinités endogènes. (Microsoft® Encarta® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés).

- Tourisme: Le concept de tourisme trouve son origine au 19ème siècle. Il viendrait du mot ‘’the tour’’ qui désignait le voyage que devaient effectuer les jeunes anglais sur le continent européen en vue de parfaire leur éducation. L'organisme mondial en charge du tourisme définit le tourisme comme : « l'ensemble des relations et phénomènes générés par le voyage et le séjour des personnes en dehors de leur domicile, dans la mesure où ce séjour ne constitue pas une résidence permanente, qu'il ne provienne pas d'une activité professionnelle (OMT, 2011). Différents types de tourisme sont désormais pratiqués, proposant entre autres les découvertes de la nature, des paysages, des plages et des cultures. Mais au-delà de sa nature ludique, le tourisme constitue dorénavant un centre d’intérêts multiples. En effet, il est une industrie puissante, faisant l’objet d’enjeux divers: économiques, culturels, sociaux et environnementaux. Suite à cela, beaucoup de pays lui ont attribué un rôle primordial dans leurs politiques de développement (MAP, 2006).

1.2. Démarche méthodologique

Cette partie présente la collecte des données, les outils utilisés, les techniques de collecte et les méthodes de traitement et d’analyse des données.

1.2.1. Données utilisées

Les données utilisées sontles statistiques démographiques de l’INSAE (RGPH4, 2013), les données socio-anthropologiques, les données socioculturelles et les données liées aux différentes sources et au mode de gestion des sites touristiques.

1.2.2. Recherche documentaire

Elle s’articule autour des documents écrits et des documents visuels (cartes d’occupation du sol, carte administrative, etc.) relatifs au thème.

Plusieurs services et centres de documentations ont été visités, en vue d’avoir des informations relatives au sujet. Des ouvrages ont été lus et leurs références sont consignées dans la bibliographie. Le tableau II renseigne sur les différents centres de documentation visités.

Tableau II: structures et type d’informations recueillies

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Source : Enquêtes de terrain, GBEMETONOU, 2015

Cette recherche a facilité la collecte des données et informations existantes et ayant rapport avec le thème; ce qui a permis de mieux cerner les contours du sujet et d’orienter les enquêtes de terrain. Alors, pour y arriver, il est indispensable de passer en revue un certain nombre d’ouvrages spécifiques et pertinents consultés dans ces divers centres de documentation.

La collecte des données s’est effectuée à travers la recherche documentaire et les travaux de terrain.

1.2.3. Travaux de terrain

- Echantillonnage

Le but de ce travail vise à analyser la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune d’Avrankou.

Ainsi, avant de mener les enquêtes sur le terrain, la méthode de choix raisonné a permis de constituer l’échantillonnage. Le plan de tirage par stratification qui consiste à subdiviser la population en des unités primaires et à tirer un nombre d’individus au hasard dans chaque unité primaire est utilisé. Les bases de cet échantillon regroupent les touristes, la population active (artisans, conducteurs de taxi, commerçants), les responsables ou promoteurs de patrimoine culturel, les agents de la Direction Départementale chargée des Cultes, de l’Artisanat et du Tourisme de l’Ouémé et du Plateau, les personnes ressources (notables, griots, chefs de cultes, féticheurs, etc.), les responsables des services d’hébergement et de restauration (hôteliers) et les élus locaux. Ces données ont été obtenues à l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) et surtout sur le terrain.

Le tableau I présente la typologie des personnes enquêtées.

Tableau I: Typologie des personnes enquêtées

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Source: RGPH3, 2002 et Enquêtes de terrain, 2016

Des entretiens libres ou guidés avec ces personnes ressources et personnalités ciblées ont été privilégiés dans le cadre de la recherche qualitative. Ces personnes représentent pour la plupart, des spécialistes du patrimoine, des personnes averties du domaine de la culture. L'entretien a permis d'obtenir leurs avis et opinions en profondeur, sur la problématique du développement du secteur touristique.

- Outils de collecte de données

L’utilisation judicieuse des outils et matériels appropriés dans une recherche scientifique justifie même la qualité des informations qui sont recueillies sur le terrain. Ainsi comme matériels utilisés nous avons:

- L’appareil photo numérique pour les prises de vue;
- Le GPS (Global Positionning System) qui a servi à prendre les coordonnées géographiques des différents sites visités.
- Le questionnaire ayant servi à faire la collecte des informations géographiques et autres sur le terrain;
- Le guide d’entretien qui a permis de recueillir les données ou informations par des interviews;
- Les minutes d’observations ou fiches de relevés: elles ont servi à relever directement les données sur le terrain (état des sites touristiques, flux des activités du secteur, état des voies de communication, etc.).

- Technique de collecte de données

Plusieurs techniques ont été utilisées:

- Observation directe: Elle consistait à observer sur le terrain les conditions d’exploitation des différents sites touristiques dans la commune ainsi que les différentes activités qui s’y pratiquent.

Au sens plus large, elle aboutit à la déduction des hypothèses qui constituent le fondement de l’étude; la vérification de ces hypothèses est faite à l’issue des enquêtes effectuées auprès des populations.

- Questionnaires, entretien ou interview directe: pour recueillir directement les informations auprès des groupes et personnes cibles.

1.2.4. Traitement de données

Il a débuté par la vérification, la codification et les transformations préliminaires. Ainsi, les fiches de relevés et de collecte de données ont été soigneusement dépouillées et des données brutes ont été présentées sous forme de tableaux synoptiques (de synthèse à double entrée). La réalisation des figures ou graphiques a facilité la bonne interprétation des résultats.

La réalisation des cartes thématiques pouvant permettre l’illustration et la bonne compréhension du sujet a été possible grâce au logiciel ArcMap 10.1.

Enfin les logiciels Microsoft Word et Excel ont permis respectivement la saisie et la confection des tableaux du travail.

1.2.5. Analyse des résultats

L’analyse des résultats est basée sur le modèle SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats) qui signifie en français Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces.

Ce modèle a facilité l’identification des facteurs qui freinent la mise en valeur du patrimoine culturel qui constitue un atout pour le développement du tourisme dans la commune d’Avrankou.

1.3. Cadre conceptuel

Le cadre conceptuel fait le point des connaissances des travaux effectués sur les différents aspects du sujet et la clarification de quelques concepts patrimoniaux ayant rapport à la présente étude.

1.3.1. Définitions opératoires

- Gestion: D’après le dictionnaire Larousse, (2010), la gestion est l’action ou la manière de gérer, d’administrer, de diriger, d’organiser quelque chose, ou encore la période pendant laquelle quelqu’un gère une affaire. Si on considère que gérer ou manager sont synonymes, on peut d’abord se référer à Henri Fayol pour laquelle ‘administrer’ (gérer) c’est prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler. Cette fonction consisterait donc surtout à piloter une entreprise. Pour l’auteur contemporain Henry Mintzberg, un manager ou gestionnaire remplit trois rôles complémentaires et interdépendants: un rôle interpersonnel, un rôle informationnel et un rôle décisionnel. Ce dernier rôle nous rappelle une conception très traditionnelle de l’activité de gestion qui serait d’abord l’art de la décision.

- Culture: Le concept de culture est une notion polysémique qui charrie plusieurs définitions et acceptions. Celles de l'UNESCO et du Manifeste Culturel Panafricain sont retenues ici. Selon l'UNESCO, « la culture est l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe outre les arts et les lettres, les modes de vies, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes des valeurs, les traditions et les croyances » (Mondialcult, 1982). Le Manifeste Culturel Panafricain (1969), quant à lui, affirme que « la culture est la somme des expériences et des expressions concrètes liées à l'histoire des peuples ». Tout récemment, (Nicolas Sarkozy en 2015) disait que la culture constitue l’image et l’identité d’un pays.

- Patrimoine: C'est tout ce qui constitue le bien ou l'héritage commun (d'un groupe, d'une collectivité) (Encarta, 2009)

- Patrimoine culturel: La notion de patrimoine qui vient du latin patrimonium est l'équivalent en langue anglaise du mot ‘’héritage’’. Dans le droit romain en effet, il désignait l'ensemble des biens recueillis par succession (Desvallées et Mairesse, 2010). Le concept de patrimoine culturel apparait au 17ème siècle avec un usage métaphorique qui est d'origine antique. Du fait de son étymologie, il est employé de façon plus ou moins large, et ses connotations ou équivalences diffèrent selon qu'il s'agisse du monde latin ou anglo-saxon à partir des années 1930 (Desvallées, 1985).

Selon le dictionnaire Larousse, le petit Larousse (2010), le patrimoine est l’ensemble des biens hérités du père et de la mère ou l’ensemble des biens de la famille. C’est aussi un bien, un héritage commun d’une collectivité, d’un groupe humain.

Aux termes de la Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles (UNESCO, 1982), « le patrimoine culturel d'un peuple s'étend aux œuvres de ses artistes, de ses architectes, de ses musiciens, de ses écrivains, de ses savants, aussi bien qu'aux créations anonymes, surgies de l'âme populaire, et à l'ensemble des valeurs qui donnent un sens à la vie. Il comprend les œuvres matérielles et non matérielles qui expriment la créativité de ce peuple : langue, rites, croyances, lieux et monuments historiques, littérature, œuvres d'art, archives et bibliothèques ». Il résulte de cette déclaration que le patrimoine culturel regroupe des aspects, à la fois matériels et immatériels, qu'il convient de mettre en valeur.

- Patrimoine cultuel: C’est l’ensemble des différentes pratiques religieuses. (Encarta ,2009)

- Patrimoine matériel: C’est l’ensemble des sites archéologiques et géologiques, les monuments, les temples. (UNESCO, 1972)

- Patrimoine immatériel: C’est l’ensemble des cérémonies culturelles, les festivals, les chants, les fêtes coutumières, les contes et légendes. (UNESCO, 1972)

Depuis les années 1950, il a intégré l'ensemble de témoins matériels de l'homme et de son environnement. C'est ainsi qu'on parlera de patrimoine folklorique, scientifique, industriel ou culturel. Parlant du patrimoine culturel, la définition fiable qui est celle de l'UNESCO est la suivante : « ... sont considérés comme patrimoine culturel :

- Les monuments: œuvres architecturales, de sculpture ou de peintures monumentales, édifiés en mémoire d'une personne ou d'un événement (...)(UNESCO, 1972)

- Les ensembles: Ce sont les groupes de construction isoles ou réunis, (...) en raison de leur architecture (...) (UNESCO, 1972)

- Les sites: Lieu transformé par les œuvres de l'homme et de la nature » (UNESCO, 1972).

- Cultuel: C’est l’ensemble des différentes pratiques religieuses, des divinités endogènes. (Microsoft® Encarta® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés).

- Tourisme: Le concept de tourisme trouve son origine au 19ème siècle. Il viendrait du mot ‘’the tour’’ qui désignait le voyage que devaient effectuer les jeunes anglais sur le continent européen en vue de parfaire leur éducation. L'organisme mondial en charge du tourisme définit le tourisme comme : « l'ensemble des relations et phénomènes générés par le voyage et le séjour des personnes en dehors de leur domicile, dans la mesure où ce séjour ne constitue pas une résidence permanente, qu'il ne provienne pas d'une activité professionnelle (OMT, 2011). Différents types de tourisme sont désormais pratiqués, proposant entre autres les découvertes de la nature, des paysages, des plages et des cultures. Mais au-delà de sa nature ludique, le tourisme constitue dorénavant un centre d’intérêts multiples. En effet, il est une industrie puissante, faisant l’objet d’enjeux divers: économiques, culturels, sociaux et environnementaux. Suite à cela, beaucoup de pays lui ont attribué un rôle primordial dans leurs politiques de développement (MAP, 2006).

1.3.2. Revue de littérature

De cette recherche documentaire, il est ressorti une revue de littérature de laquelle nous avons retenu que : Mollard (1999) appréciant la Culture comme le 5ème pouvoir, expose une analyse et une restitution exhaustive de la politique culturelle française depuis André Malraux jusqu'à Jack Lang. Il montre les fondements de la politique culturelle, l'importance des institutions culturelles comme le musée, la bibliothèque, pour le développement et le rayonnement d'une nation.

En exposant les spécificités du patrimoine et du produit culturel par rapport aux produits, Bourgeon-Renault (2009) propose à partir de là, des stratégies pour promouvoir et valoriser le patrimoine, les produits et services culturels.

Des travaux de Souffrant (1993) intitulés ‘’Vaudou et développement chez Jean Price-Mars’’ , on retient que: «le problème du vaudou, en Haïti, des religions traditionnelles dans les pays du Tiers-monde, est au cœur même du problème du développement défini comme passage d'une société traditionnelle à une société moderne». Cet auteur faisait comprendre qu'une société se reflète dans le miroir de sa religion et que tout dépend de l'utilisation qu'on fait de la religion traditionnelle africaine comme moteur ou comme frein pour le développement socioéconomique. Au fur et à mesure que se hausse le niveau de développement culturel, les croyances religieuses, les manifestations, les expressions, les justifications de la religion, chez les individus comme chez les collectivités, changent, se transforment, se réinterprètent.

Par ailleurs, le patrimoine culturel d’un peuple peut faire objet du tourisme qui, selon Frangialli (1999), est une forme de loisir dont le contenu économique est le plus évident puisqu'il implique une dépense de transport et d'hébergement.

Abondant dans le même sens, l'OMT (1998), le définit comme «un ensemble d'activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres».

Pour la CNUCED (1998), l'expansion du tourisme durable a beaucoup contribué au développement des pays qui ont fait de ce secteur une priorité, et quand la contribution du tourisme au développement est faible, c'est tout simplement parce que les pays concernés n'ont pas fait les efforts nécessaires en termes d'investissements publics ou privés. En 2010, le Conseil Economique et Social (CES) béninois renchérit cette position de la CNUCED lorsqu’il affirme dans son rapport d’auto-saisine que «le secteur touristique béninois regorge d’énormes potentialités touristiques (physiques, naturelles, historiques et culturelles). Leur mise en valeur, qui passe par la mise en œuvre effective de la Politique Nationale de Développement du Tourisme élaborée en 1996, revue en 2007 et non appliquée à ce jour, apportera plus de valeur ajoutée à l’économie béninoise».

De même, Olloude (2010), dans son mémoire de maîtrise en Géographie analyse l’apport des potentialités touristiques dans le développement local de la commune de Kétou. Il propose à l’image de l’étudiant Elégbè (2001) dans son étude sur le diagnostic et la stratégie de promotion du tourisme dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, des mesures incitatives en vue d’accroître les investissements des opérateurs économiques réticents dans le secteur touristique.

CHAPITRE II: GESTION DU PATRIMOINE SOCIO-CULTUREL ET CULTUEL DE LA COMMUNE DE AVRANKOU

Ce chapitre présente d’une part le cadre géographique, institutionnel et réglementaire et d’autre part fait l’état des lieux du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune d’Avrankou.

2.1. Cadre géographique

2.1.1. Présentation générale

La Commune d’Avrankou est située au Sud–Est du Bénin, dans le Département de l’Ouémé. Elle est limitée au Nord par la Commune de Sakété, au Sud par les Communes d’Adjarra et de Porto Novo, à l’Est par la Commune d’Ifangni et la République Fédérale du Nigéria, à l’Ouest par la Commune d’Akpro Missérété. Elle couvre une superficie de 150 km² (Monographie Avrankou, 2006) et est subdivisée en sept (7) arrondissements et 52 villages et quartiers de ville à savoir : Atchoukpa (8 villages), Avrankou (9 villages et quartiers), Djomon (12 villages), Gbozounmè (5 villages), Kouti (8 villages), Ouanho (4 villages) et Sado (6 villages) comme le présente la carte de la situation de la commune d’Avrankou.

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Figure 1: Situation géographique de la commune d’Avrankou

2.1.2. Relief et Climat

Le relief de la Commune d’Avrankou est peu accidenté. La Commune se situe dans la formation des plateaux sédentaires caractérisés par de basses altitudes.

Ces plateaux sont entaillés par de petites et moyennes dépressions aux pentes très peu marquées. Les dépressions moyennes, au nombre de trois, se rejoignent en une vallée unique entre la Commune et la République Fédérale du Nigeria.

Le climat est du type soudano-guinéen caractérisé par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches réparties comme suivent :

- une grande saison des pluies de mars à juillet ;
- une petite saison des pluies de septembre à novembre ;
- une grande saison sèche de novembre à février ;
- une petite saison sèche de juillet à août.

Dans la zonalité pluviométrique du Bénin, Avrankou se trouve dans la catégorie de forte pluviométrie avec une moyenne annuelle variant entre 1400 et 1500mm.

La combinaison des paramètres climatiques fondamentaux que sont la température, la pluviosité et la variabilité pluviométrique situe la Commune d’Avrankou dans le groupe des climats à régime pluviométrique bimodal et l’inscrit dans le climat du Bas Ouémé (ou du delta de l’Ouémé);

2.1.3. Hydrographie

Le réseau hydrographique de la commune d’Avrankou est composé de cours d’eau et de bas-fonds. Les bas-fonds ceinturent presque toute la commune et couvrent une superficie d’environ 16 km². Ils sont traversés par des cours d’eau d’une longueur de 46km dont la plupart sont navigables.

Ces cours d’eau sont : Houssoutokpa, Atchoukpa tokpa, Gbokouso tokpa, Danmè kpossou tokpa, Wamon tokpa, Sado tokpa, Agoumanya, Sogbo, Adogba et Tokpa agua (Monographie Avrankou, 2006). La figure 2, présente le réseau hydrographique du milieu d’étude.

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Figure 2: Réseaux hydrographique de la commune d’Avrankou

La carte du réseau hydrographique de la commune d’Avrankou montre que la commune est traversée par deux cours d’eau temporaire.

L’un quittant la limite de la République Fédérale du Nigéria vers la limite de la commune de Sakété et le second quitte la limite de la commune d’Adjarra vers la limite de la commune d’Akpro-Misserété.

2.1.4. Sol et Végétation

Il existe plusieurs types de sols dans la Commune d’Avrankou.

Ce sont :

- les sols ferrugineux formés sur le continental terminal. Ils sont profonds et faciles à travailler. Ils occupent plus de 80% de l’ensemble des sols de la Commune. Ils sont, par endroit, exploités comme carrière de terre rouge pour la construction des routes et la confection des briques en terre stabilisée ;
- les sols hydromorphes très localisés dans les zones humides de la Commune notamment dans la zone marécageuse ;
- le kaolin est présent sous forme d’affleurement rocheux dans l’arrondissement de Atchoukpa ;
- la tourbe est présente en quantité importante le long de la zone marécageuse (Monographie Avrankou, 2006).
- Du fait de sa propriété combustible, elle constitue une ressource importante pour la commune mais inexploitée.
- La végétation de la Commune d’Avrankou présente :
- Une formation marécageuse de 16km². Elle constitue des frontières naturelles entre Avrankou et les Communes d’Akpro Missérété, d’Adjarra et celle d’Ifangni. Cette formation marécageuse est composée de raphia (Raphia hookeri, Raphia vinifera), de Ficus congensis, de Cyperus papyrus etc. Elle est le lieu de développement des activités diverses tels que la cueillette, la chasse, l’élevage, la pêche et la pisciculture ;
- Une mosaïque de cultures et de jachères ;
- Les palmeraies : ce sont pour la plupart de vieilles palmeraies qui rappellent le passé industriel de la Commune ;
- Les plantations des essences à croissance rapide : elles sont les résultats de nombreuses campagnes de reboisement appuyés par les institutions d’intervention tels que le CeRPA et les ONG.
- Des îlots forestiers : Ils sont nombreux (49 au total) et abritent le fétiche Oro.

Du fait de la présence du fétiche Oro, ces îlots forestiers sont sauvegardés.

La photo 1 montre la vue de face et la vue de profil de la forêt sacrée abritant le fétiche Oro dans l’arrondissement de Kouti.

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Photo 1 : Foret sacrée à Kouti vue de face et de profil

La photo 1 montre la forêt sacrée dans l’arrondissement de Kouti dans la commune d’Avrankou. Dans cette forêt la présence remarquable d’un arbre long dépourvu de ses branches témoigne l’existence du fétiche Oro. Par ailleurs, il y a une petite case couverte de feuille de tôle abritant le fétiche Oro.

Dans la commune d’Avrankou, le sol est inégalement occupé. Cette situation est illustrée par la figure 3 de l’occupation du sol.

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Figure 3: carte d’occupation du sol de la commune d’Avrankou

La commune d’Avrankou est traversée par le chemin de fer. Les forêts denses et claires y sont de même que les cultures en jachères.

La commune dispose des pistes, de routes non bitumées et des routes bitumées, des agglomérations.

2.1.5. Dynamique de la population

Selon le RGPH3, (INSAE, 2002), la commune d’Avrankou a une population de 80402 habitants alors qu’elle comptait en 1992 (RGPH2) 68503 habitants. Ceci donne un taux d’accroissement de 1,61% de 1992 à 2002.

La densité de la population est de 878 habitants par km², la population est composée de 54% de femmes pour 46% d’hommes.

Selon le RGPH4 (INSAE, 2013), la commune d’Avrankou a une population de 128 050 habitants, alors qu’elle comptait en 2002 (RGPH3) 80 402 habitants. Ceci donne un taux d’accroissement de 4,4% de 2002 à 2013.

La densité de la population est de 1031 habitants par km2; la taille moyenne des ménages de la commune est d’environ 5,2. La population est composée de 49% d’hommes et de 51% de femmes. La population de la commune est très jeune avec plus de 80% de personnes âgées de moins de 40 ans.

Quelle est donc la taille d’une telle population d’ici 2025?

- Estimation de la population en 2025

D’ici 2025, d’après les estimations, la commune d’Avrankou aura une population d’environ 175698 habitants.

Ces estimations sont obtenues par la démarche suivante:

De 2002 à 2013 → 11 ans

De 2013 à 2025 → 12 ans

Alors, une différence entre la population de 2013 et 2002 est faire, ce qui donne:

128050-80402 → 47648. Ce qui veut dire que sur 11ans, la population s’accroit de 47648 habitants. Alors que entre 2013 et 2025, ce qui fait 12ans. Pour obtenir la population d’Avrankou en 2025, la somme de la population de 2013 et le résultat obtenue de la différence entre 2002 et 2013.

Ce qui donne 128050+47648 → 175698 habitants.

La figure 4 montre l’évolution de la population de la commune d’Avrankou de 1992 jusqu’en 2025.

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Figure 4: Evolution de la population d’Avrankou de 1992 à 2013

Source : RGPH3, 2002 et RGPH4, 2013 et Estimation 2025

L’analyse de la figure 4 montre que la population de la commune d’Avrankou évolue selon les années et selon les arrondissements.

De 1992 à 2025, les arrondissements d’Atchoukpa, de Djomon, de Ouanho et d’Avrankou évoluent de façon exponentielle.

Donc ce sont ces quatre arrondissements qui font grossir la population de la commune d’Avrankou.

La figure 5, présente la carte de la répartition de la population dans la commune d’Avrankou.

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Figure 5: Carte dynamique de la population de la commune d’Avrankou

2.1.6. Populations et activités socioéconomiques

De nos jours, il existe une mosaïque d’ethnies qui cohabite dans la commune d’Avrankou. Les Tori sont majoritaires, suivis des Yoruba, et des Adja, Mina et Toffin. Les autres ethnies sont composées de Bariba, dendi, Yom-Lokpa, Otamari, et Peulh. Les Yoruba sont des commerçants et une partie des Gouns ont développé le commerce transfrontalier.

Quant aux autres ethnies, elles se retrouvent dans la fourniture des services, dans les buvettes et restaurants et dans les divers.

La vie spirituelle de la commune d’Avrankou est animée par plusieurs religions. Chacune d’elle prêche pour la culture de la paix, de la tolérance mutuelle et de la cohésion locale et nationale. Les religions sont de deux ordres: la religion traditionnelle et les religions révélées.

Les religions traditionnelles sont constituées autour des fétiches vodoun, tron etc. Les exigences de leurs rites et rituels sont liées à la protection des forêts sacrées qui abritent leurs couvents. Ceci explique la multiplicité des reliques forestières sur le terroir communal.

Les religions révélées sont plus variées et sont le christianisme et les évangélistes.

La plupart de la population d’Avrankou s’investie dans la fabrication des meubles artisanaux, dans la fabrication des tam-tams, dans l’élevage, dans l’agriculture et quelques-uns dans l’écotourisme.

La figure 6 montre la composition des groupes socio-ethnique de la commune d’Avrankou.

GROUPE SOCIOCULTUREL

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Figure 6: Groupes socioculturels de la commune d’Avrankou

Source : Monographie Avrankou, 2006

Il ressort de l’analyse de cette figure 6 que les groupes socioculturels de la commune d’Avrankou se présentent comme suit:

- des Tori 95% ;
- des Yoruba 3,5 %
- Des Mina 0,5%
- d’autres groupes peu importants pour 0,6 % (Bariba, dendi, Yom-Lokpa, Otamari, et Peulh.).

2.2. Cadre institutionnel et réglementaire du patrimoine culturel

La gestion du patrimoine culturel et la question du développement culturel national restent du domaine de l'Etat. C'est pourquoi, le Ministère en charge de la culture est investi pour en être l'organe central (Loi 91-006, Art.1er). Le ministère exerce ses prérogatives à travers ses directions techniques, à l'exception du patrimoine écrit qui relèvent de la Présidence de la République.

2.2.1. Direction du Patrimoine Culturel (DPC)

La Direction du Patrimoine Culturel est une structure technique du portefeuille « culture » du Ministère de la Culture, de l'Alphabétisation, de l'Artisanat et du Tourisme (MCAAT). Elle est créée par l'arrêté N°037 du 21 mars 2007 qui en détermine la mission, les attributions, l'organisation et le fonctionnement. Aux termes de cet arrêté, la DPC a pour mission "la mise en œuvre de la politique de l'Etat en matière de patrimoine culturel matériel et immatériel". De cette mission, découlent une dizaine d'attributions dont la mise en œuvre incombe aux cinq services techniques et aux musées régionaux et nationaux.

La mission des musées régionaux et nationaux est de :

- collecter, traiter, conserver et assurer la diffusion des objets patrimoniaux et la gestion des sites ayant un caractère patrimonial ;

- enrichir les collections par de nouvelles pièces de valeur culturelle ou esthétique et mettre en œuvre une campagne d'information auprès des écoles et centres d'apprentissage pour développer la culture du musée.

2.2.2. Fonds de Développement du Patrimoine Culturel (FDPC)

Le Fonds de Développement du Patrimoine Culturel (FDPC) est une structure récente, mis en place pour pallier les difficultés de financement des initiatives de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel. Il a été créé par arrêté n°232 du 20 décembre 2010. Le Fonds a pour objectifs de:

- financer les actions de valorisation et de promotion des biens religieux profanes, archéologiques, préhistoriques, historiques, littéraires, artistiques, anthropologiques, anthologiques, scientifiques. ;
- financer les actions de promotion des biens immatériels au niveau national et international ;
- financer les outils de diffusion pour faciliter la découverte du patrimoine culturel au public ;
- procéder au financement des actions de valorisation audiovisuelle sur le patrimoine culturel.

2.2.3. Fonds d'Aide à la Culture

Le Fonds d'Aide à la Culture a été créé par décret n°92-242 du 24 août 1992, en application de la loi 91-006 du 25 février 1991 portant Charte Culturelle de la République du Bénin. C'est un établissement public à caractère social et culturel, doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du ministère en charge de la culture. Il a pour mission de contribuer à la promotion du patrimoine et des industries artistiques et culturelles en vue du développement socioéconomique, à travers la valorisation des potentialités et l'accompagnement des professionnels des sous-secteurs concernés. Les domaines d'actions du Fonds d'Aide à la Culture sont entre autres:

- la protection et la promotion du patrimoine culturel ;
- le financement des programmes de création et de développement d'activités artistiques et culturelles;
- la recherche des sources de financement liées à la promotion des arts et de la culture.

Un montant d'un milliard de F CFA est mis chaque année, depuis 2007, à la disposition du Fonds en vue de financer les projets culturels des promoteurs et associations culturels régulièrement enregistrés auprès du ministère de la culture. A ces structures, s'ajoutent la Direction du Patrimoine Artistique et Culturelle, la Direction de la Bibliothèque Nationale et la Direction de la Promotion du livre et de la Lecture, dont le domaine de compétence est le livre.

2.2.4. Cadres institutionnel et réglementaire du tourisme

Le secteur touristique est en effet régit par des textes et des structures bien déterminés.

2.2.4.1. Cadre institutionnel

Au niveau international, le cadre du tourisme a été tracé par les Nations Unies à travers la création de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) dont les statuts ont été adoptés le 27 septembre 1970 à Mexico par l’Union Internationale des Organismes Officiels de Propagande Touristique (UIOOT).

Au niveau régional, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), accorde une grande importance au secteur du tourisme. Dans son Traité révisé l’instituant, l’article 22 a été consacré à la création de la Commission Technique : Transports, Communications et Tourisme.

Au niveau sous-régional, l’Union Economique et Monétaire ouest Africaine (UEMOA) s’est intéressée au tourisme en créant en son sein, un Commissariat chargé de l’Aménagement du territoire communautaire, des Transports et du Tourisme.

Au niveau national, l’organisation de l’activité touristique est aujourd’hui effective et animée par trois Directions Techniques et des structures connexes à savoir :

- la Direction du Développement Touristique ;
- la Direction des Professions et des Etablissements Touristiques ;
- la Direction de l’Animation et de la Promotion Touristiques ;
- le Conseil National du Tourisme ;
- le Fonds de Développement et de Promotion Touristiques ;
- la Cellule d’Exécution du Projet de la Route des pêches.

2.2.4.2. Cadre réglementaire

A ce niveau, la réglementation du tourisme a été rendue effective sur le plan international, régional, sous-régional et national par :

- le Code Mondial d’Ethique du Tourisme adopté en juillet 2001 par le Conseil
- Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) et entériné par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa Résolution A/RES/56/212 du 21 décembre 2001 ;
- l’Article 34 du Chapitre VII du Traité révisé instituant la CEDEAO précisant les attributions du tourisme ;
- la Politique Commune du Tourisme et du Code d’Investissement Touristique de l’UEMOA adoptés lors de la Conférence des Experts tenue à Ouagadougou du 12 au 15 décembre 2007 ;
- la Convention N°004/CE/98 relative à l’institution du Visa Touristique Entente
- (VTE) signée à Cotonou le 13 août 1998 par le Conseil de l’Entente ;
- la Revue de la législation en matière de tourisme au Bénin.

2.3. Etat des lieux du patrimoine socioculturel et cultuel de la commune d’Avrankou

La commune d’Avrankou dispose d’un patrimoine culturel pouvant participer à son décollage touristique mais n’est pas mis en valeur et dispose d’énormes potentialités et attraits touristiques qui, une fois valorisé, peut contribuer à son essor économique.

2.3.1. Attraits naturels

Ce sont les curiosités existant dans la nature telles que les cours d’eau, les forêts, les paysages et les reliefs. On peut citer :

- La marre sacrée «Zèkpon»: une curiosité naturelle dans l’arrondissement de Ouanho.

Une source d’eau naturelle qui renferme des essences végétales dont les vertus sont aux dires de la population riveraine très bénéfiques pour le traitement de plusieurs affections. C’est aussi une source qui purifie les hommes sur le plan spirituel, une source de miracle pour les femmes en difficultés de conception de grossesse. C’est une marre très sacrée dont n’importe qui n’a pas accès et dont la visite se fait à des heures bien précises. Les photos 2,3,4 et 5 présentent la marre sacrée «Zèkpon» et ses adeptes.

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Source: GBEMETONOU, 2016

La photo 2 montre l’entrée principale la seule et l’unique entrée qui conduit vers la marre sacrée Zèkpon présentée sur la photo 3.

Pour y accéder, quel que soit le type de recours ou de la présence sur le site Zèkpon, il faut emprunter un circuit rituel bien précis. Toute personne présente sur le site se fait attacher au poignet gauche, une foliole de rameau de palme (AZAN MAKAN), ensuite elle se présente à la source d’eau sacrée (Photo 3) torse nu, en traversant obligatoirement la porte mystique (Photo 2), plonge uniquement ses deux pieds dans l’eau sacrée, se baisse pour en prélever dans ses mains, autant de fois qu’il est nécessaire en invoquant la mère zèkpon à qui il soumet l’objet de sa demande puis boit un peu de cette eau, sauf en cas de grossesse.

Pour sortir, la personne doit se diriger tout droite vers la sortie sans regarder derrière, se dirige vers le fétiche zèkpon (Photo 4) pour y déposer les rameaux qu’il porte au poignet gauche, se passe l’huile rouge dépose sur le fétiche zèkpon sur tout le corps avant de prendre congé des lieux ou avant de faire ce qui l’a amené sur les lieux.

Selon le besoin qui amène sur le site, l’intéressé après avoir passé l’huile rouge sur tout le corps, va chez le prêtre pour vérifier si ses prières sont acceptées. Pour ce faire, il faut payer du sodabi, de l’huile rouge, avi et parfois des animaux (poulet, cabri, etc…..). L’accès au site zèkpon est strictement interdit à toutes femmes en menstruation.

Les offrandes sont faites par les femmes adeptes du fétiches zèkpon (Photo 4).

- Sources de purification

- Assissa: C’est une grande source de purification. A cette source, toute personne en situation difficile, toute personne impure vient pour y prendre un bain de purification. Pour prendre ce bain, il faut s’acheter une éponge, des œufs de poulet bicyclette, de l’huile rouge et parfois du parfum Saint Michel.

L’accès à la grande source (photo 6) est conditionné par le payement d’une somme de 150fcfa. Pour conserver l’intimité des usagers de la grande source, l’entrée est protégée par les portes comme le montre la photo 7.

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Photo 6: Entrée vers la grande source Assissa/ Prise de vue: GBEMETONOU,2016

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Photo 7: Grande source Assissa

Prise de vue: GBEMETONOU,2016

- Source Dogba à Kouti: Une source qui aux dits de la population est très mystique. L’eau sort de la terre d’une petite jarre et ceci depuis des centenaires.

Personne n’arrive à expliquer ce mystère et cette eau sert pour la lessive, pour s’abreuver, pour se laver et pour faire la cuisine.

Les hommes et les femmes y viennent pour s’en approvisionner, cette source renferme les espèces végétales et médicinales comme le montre la photo 8 pour les besoins domestiques.

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Photo 8: Source Dogba de Kouti

Prise de vue : GBEMETONOU, 2016

- Forêts et arbres sacrés de Sado, Djomon, Avrankou et Kouti. Ce sont des ilots forestiers qui abritent pour la plupart le fétiche Oro. La photo 8 montre une forêt sacrée à Kouti.

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Photo 9: Forêt sacrée à Kouti

Prise de vue : GBEMETONOU, 2016

- Loko-Ata: Cet arbre sacré qui a plus de 200ans mais qui est tombé il y a plus de 40 ans et découpé car il avait une très grande hauteur et les branches sont tombées dans des maisons voisines; Mais chose bizarre, en voulant tomber, quelque chose de mystérieuse s’est passée, il a épargné la clôture de son Klounon. Avant de le découper, les vodounsi sont venus faire des rituels afin de pouvoir lui porter des coups de hache sinon, quiconque qui lui aurait porté des coups de hache sans l’intervention des vodounsi mourrait aussitôt.

Cet arbre était avant sa chute le protecteur, le maitre du village que toute la population venait adorer, venait se plaindre et venait exposer leurs problèmes, mais obtient satisfaction d’une manière ou d’une autre. Malgré sa chute, cet arbre continue de faire son travail protecteur qui est de protéger la population de Kouti. Cet arbre protège tout le village des effets maléfiques, permet de redonner santé à une personne malade, permet de maintenir les nouveau-nés en bonne santé et même permet de veiller sur les enfants du village qui sont à l’extérieur.

Les photos 9a et 9b montrent d’une part l’endroit où les rituels se sont pour le Loko ata et d’autre part le découpage de l’arbre parterre.

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Photo 10: Couvent du Loko Ata derrière le marché de Kouti

2.3.2. Attraits culturels et artisanaux

Le tourisme dans la commune d’Avrankou concerne également le patrimoine culturel qui a trait à l’histoire, aux us et coutumes, aux croyances et aux pratiques religieuses.

2.3.2.1. Attraits liés à l’histoire

Ils concernent notamment les sites et lieux historiques tels que:

- «Atchoukpa» ou le grand lieu de mémoire: les sites de la bataille d’Atchoukpa en 1890.

La base militaire du roi d’Abomey Béhanzin (« les durs combats d’Atchoukpa ») dans le village Vodénou, où a eu lieu la guerre de résistance du roi Béhanzin contre le colon tend vers la liquidation. Il est impossible de reconnaître aujourd’hui cet emplacement qui faisait la fierté nationale quand on sait que c’est un patrimoine qui témoigne du passé de l’histoire. Si rien n’est fait par les autorités en charge de la préservation du patrimoine culturel, cette relique de l’histoire nationale coloniale pourrait disparaître et plus personne ne pourrait reconnaitre ce lieu. La photo 11 offre un aperçu de ce lieu.

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Photo 11: Lieu des durs d’Atchoukpa

Prise de vue: GBEMETONOU,2016

De l’analyse de la photo 11, on observe une forêt et arbres sacrés de Sado, Djomon, Avrankou et Kouti. C’est un espace vouée à la damnation éternelle

- Attraits culturels et artisanaux

Le tourisme dans la commune d’Avrankou concerne également le patrimoine culturel qui a trait à l’histoire, aux us et coutumes, aux croyances et aux pratiques religieuses.

- Attraits liés à l’histoire

Ils concernent notamment les sites et lieux historiques tels que:

- La base guerrière du Roi Béhanzin,
- L’espace vouée à la damnation éternelle
- Attraits liés aux us et coutumes

Ils sont générés par le cadre et les conditions de vie des populations. Dans la commune d’Avrankou en général et au niveau de chacun des sept (07) arrondissements, il existe des organisations sociales traditionnelles qui régularisent la vie en société. Il s’agit des chefferies traditionnelles, des conseils de famille, des conseils des sages, de la cour royale, des organisations des cultes traditionnels.

Les habitats sont de trois types dans la commune d’Avrankou :

- Habitat traditionnel : Construction en banco nu ou crépi au mortier de ciment et couverte en paille ou en tôle à l’intérieur d’une concession non clôturée

- Habitat semi-moderne : Construction en banco nu ou crépi au mortier de ciment et couverte en tôle isolée ou à l’intérieur d’une concession clôturée avec portail.

- Habitat moderne : Construction en ciment et couverte de tôle, tuile ou dalle en béton à l’intérieur d’une concession clôturée.

Globalement, l’habitat n’a pas beaucoup évolué même dans les zones où les terres sont déjà parcellisées et appartiennent à des individus ou à des collectivités. Le centre urbain présente le visage d’une ville ancienne avec de vieilles bâtisses. Un mélange de cases et de maisons en dur séparées par les végétations fait le décor d’ensemble de la ville.

La population d’Avrankou étant d’origine Goun, sa tradition vestimentaire se remarque par la tenue traditionnelle représentée par « Boba », les Dansiki, Agbada, Boba, Ken’bè, etc.

La photo 12 présente le port de quelques-unes des tenues traditionnelles de la commune d’Avrankou.

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Photo 12 Mode d’habillement de la population d’Avrankou

Prise de vue, GBEMETONOU, 2016

La femme traditionnelle porte généralement le Boba, le « tabla » sur la tête et les perles (odjè) au coup pour donner plus d’éclat à son habillement.

Les vodounsi quant à elles, mettent des pagnes blanches jusqu’à la poitrine, la tête couverte, les perles de toute couleurs au coup, au poignet et aux pieds comme la montre la photo 13. Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

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Photo 13 Mode d’habillement des femmes vodounsi

Prise de vue, GBEMETONOU, 2016

A Avrankou, ce qui attire l’attention de la maison des jeunes est la statut de l’artiste Adjahouin, un célèbre artiste qui a marqué son temps par les chansons traditionnelles à travers le pays. La statue est bien habillée en tenue traditionnelle, ce qui montre effectivement le style vestimentaire de la population d’Avrankou comme le montre la photo 14.

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Photo 14 Statut d’Adjahouin

Prise de vue, GBEMETONOU, 2016

La photo 14 montre la statue de l’artiste traditionnel ADJAHOUIN à la maison des Jeunes d’Avrankou, ce qui constitue un atout touristique.

- Attraits liés aux croyances et pratiques religieuses

Dans la commune d’Avrankou, la religion traditionnelle est l’Animisme caractérisé par la pratique du Shango, d’ Ogou, des Egun-guns, des zangbéto et le Culte des Ancêtres. Avec la colonisation, sont venus s’ajouter le Christianisme et l’Islam. Sont visités :

- les couvents du Shango, d’ Ogou, des Egun-guns, d’ Oro, des zangbéto dont les cultes sont répandus tant dans d’autres pays africains qu’en Amérique latine (Brésil);
- les manifestations culturelles et cultuelles telles que:
- Egun-gun ou le retour des morts

Culte des revenants, le Egun-gun est réservé à certaines familles qui en ont le privilège. Par ailleurs, Egun-gun, c’est l’ensemble des os qui forment le squelette humain. Cette divinité est la réincarnation d’un ancien, aïeul déjà décédé et qui, invoqué par les siens, revient sur terre aux fins de les aider à résoudre un certain nombre de problèmes. En somme, c’est le phénomène de la résurrection qui est repris par ce culte Yoruba-Nago.Libéré dans la nuit, la veille du jour retenu pour célébrer le culte, l’esprit du « Egun-Gun », appelé « Agan » est pourchassé puis saisi. Il rejoindra la forêt sacrée à l’aube pour n’en ressortir finalement qu’en habit de «revenant» accompagné d’ailleurs de tous les revenants descendus du ciel et accueillis à la sortie de la forêt Igbo Agan par les familles auxquelles ils appartiennent. La fête, qui alors commence, durera 17 jours. Cette fête est célébrée tous les trois (03) ans durant les mois de février et de mars et la dernière célébration remonte au février 2014. La prochaine célébration est alors pour février 2017.

- Oro ou Dieu du vent qui souffle

Culte du dieu du vent qui souffle. Le Oro est un fétiche très sévère qui a son couvent dans la forêt sacrée et dont l’accès y est rigoureusement et fortement réservé aux initiés et surtout aux personnes âgées initiées.

En principe, la sanction suprême infligée par Oro consistait à faire disparaître sans recours dans sa forêt sacrée le ou plutôt la coupable (Obirin to lo un of’oju k’Oro, Oro a gbe koma s’eni to ni a mi= La femme qui prétend voir Oro, Oro va l’emporter et nul ne pourra broncher) .

- Zangbéto ou gardiens de nuit

Resté jusqu’à nos jours la chasse gardée de personnes secrètement initiées dans les couvents, le Fétiche ’’Zangbéto’’ appelé en français’’Gardien’ de la nuit’’ est un patrimoine très cher de la culture béninoise en général et celle de la commune d’Avrankou en particulier.

Le zangbéto est réservé à certaines familles qui en ont le privilège. Leur chef s’appelle le zangan.

La photo 15 montre la devanture d’un couvent de zangbéto à Avrankou kagbomey appartenant à la famille AHOLOU HOUENOU HONNOUKON et la photo 16 montre un zangbéto en démonstration.

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Photo15: Couvent de zangbéto à Avrankou

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Photo16:Zangbéto en pleine démonstration de danse

Source : GBEMETONOU, 2016

La photo 15 montre la devanture du couvent de zangbéto à Avrankou kagbomey appartenant à la famille AHOLOU HOUENOU HONNOUKON, avec le fétiche Tolègba couvert de pagne blanc dont l’entrée est fermée par une natte, ce qui veut dire l’accès à l’intérieur du couvent est strictement interdite aux non-initiés.

La photo 16 montre un Zangbéto en pleine démonstration de transformation le 10 Janvier 2016 lors de la fête de vodoun sur la place des fêtes de la commune d’Avrankou. C’est surtout ces démonstrations de pouvoir mystique qui intéresse les touristes venus pour l’occasion.

Ainsi, c’est grâce à un fétiche qui incarne l’esprit zangbéto que nous assistons à ces démonstrations. La photo 16 en donne un exemple de ce vodoun.

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Photo 17: Vodoun qui incarne l’esprit Zangbéto

Source : GBEMETONOU,2016

Le Fétiche ’’Zangbéto’’ a été instauré au 16èmesiècle par Sa Majesté Tè Agbanlin, Souverain du Royaume de Porto-Novo pour sécuriser la cité (Porto-Novo et sa banlieue). Alors Fétiche ’’Zangbéto’’ était la police de la nuit, dont l’arme de défense et de dissuasion est le pouvoir surnaturel. Il a alors pour mission de protéger les populations contre toutes sortes de malfaiteurs physiques (tels que les malfrats, les voleurs, les cambrioleurs) et contre les malfaiteurs invisibles (tels que les mauvais esprits qui polluent l’environnement avec les mauvais sorts, les sorciers et les oiseaux de nuits utilisés par les sorciers).

Pour toutes situations, malveillantes ou divers conflits nuisibles à la paix dans la société, après consultation de l’oracle (le fâ ou le ifâ), le Fétiche ’’Zangbéto’’ fait sa sortie pour en apporter les solutions. Par exemple: lors des grandes sécheresses ou la pluie devient rare et le feu ravage la production des cultivateurs et les concessions, lors du passage de mauvais vents comportant des mauvais esprits invisibles et qui déposent des maladies mortelles au sein de la population, le Roi fait appel au Fétiche ’’Zangbéto’’ pour des cérémonies spirituelles afin de purifier la cité. La photo 18 montre une cérémonie de purification sur la voie.

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Photo 18 : Fétiche Zangbéto sur la voie lors d’une cérémonie de purification.

Source : GBEMETONOU, 2016

Ces cérémonies ont pour résultats: le retour de la paix, la régularité des saisons, la bonne récolte des cultivateurs, une bonne ambiance au sein de la population.

Au regard de l’importance du rôle que joue le Fétiche ’’Zangbéto’’ dans la cité, le Roi, Chef Suprême de tous les cultes Vodoun du royaume a alors décrété une période spéciale dans l’année pour célébrer le Fétiche ’’Zangbéto’’. Au cours de la période de célébration du Fétiche ’’Zangbéto’’ qui dure environ quinze jours, on assiste à deux types de cérémonies. Une cérémonie au couvent dont ont accès rien que les initiés. Cette cérémonie permet de faire l’adhésion de nouveaux initiés.

Avant la sortie des zangbéto, le Zangan fait des rituels de sortie de couvent. La photo 19 montre le Zangan en train de faire des purifications et des incantations.

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Photo 19: Le Zangan, le Chef du culte Zangbéto d’Avrankou faisant des rituels de sortie de couvent

Source : GBEMETONOU, 2016

La seconde cérémonie est une réjouissante populaire qui se déroule dans la journée ou le Fétiche ’’Zangbéto’’ fait des démonstrations de danses et des démonstrations magiques. En matière de démonstrations magiques, Fétiche ’’Zangbéto’’ peut se transformer en invisible, en n’importe quel animal, en n’importe quel objets tels que: des bonbons, des biscuits, du lait, du sucre, du chocolat et autres pour émouvoir le public. Ce qui est le plus extraordinaire est qu’on incendie le Fétiche ’’Zangbéto’’ qui, devenu cendre se recompose à nouveau. A la fin de toutes les cérémonies, les différents responsables du culte Zangbéto appelé ’’Zangan’’ vont rendre compte au Roi afin de donner une bénédiction finale. Après des succès réels et remarquables du Fétiche ’’Zangbéto’’ dans la commune d’Avrankou et de ses environs, toute l’étendue du territoire l’a adopté et en a fait un patrimoine incontournable dans la diversité culturelle du Bénin. Malgré la présente de structures de sécurités modernes, le Fétiche ’’Zangbéto’’ continuent toujours de jouer son rôle de gardien de la nuit jusqu’à nos jours.

- Vodoun Sègbolissa

La divinité sègbolissa est matérialisée par un autel drappé de percal blanc et couvert d'huile rouge, elle procure la guérison et la cohésion familiale. Le vodoun sègbolissa ou "doudoua" a été ramené d'un pays yoruba du Nigéria par l'ancêtre des Mongou Loko Omonilé et installé à Wamon dans la commune d'Avrankou pour le bien être de sa communauté. Cette divinité est une pratique sociale qui se manifeste par des libations les jours du marché Djégan et des cérémonies de sortie des enfants nés avec six doigts ou orteilles et des dents à la naissance et aussi par une grande cérémonie annuelle qui dure seize jours. Au cours de ces cérémonies interviennent des éléments tels que les perles blanches, des boissons sucrées, du miel, de l'eau, de la volaille, de l'escargot et de l’ahowé. Notons aussi que tout ceci se fait dans une ambiance de liesse où se disent et s'exécutent des chants, des danses et litanies de la divinité sur des rythmes tels que le dan houn, le agbé houn, le hounsogo et le akohoun. La photo 20 montre de la divinité Sègbolissa.

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Photo 20: Divinité Sègbolissa à Sado, Wamon(Avrankou)

Source : GBEMETONOU, 2016

- Vodoun Shinan

Il est du même rang social que la divinité sègbolissa.

La photo 21 montre des adeptes du vodoun chinan en pleine démonstration.

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Photo 21: Adepte du vodoun Chinan

Prise de vue : Léonel GBEMETONOU, 2016

- Manifestations socioculturelles

La commune d’Avrankou foisonne d’autres atouts culturels dont:

Tableau III: Manifestations socioculturelles dans la commune d’Avrankou:

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Source : Enquêtes de terrain, 2016

Il ressort de l’analyse de ce tableau que la commune d’Avrankou est animée tous les ans par des rites culturels qui passent par le dieu du vent qui souffle (Oro), la divinité du fer et de la guerre (Hèvioso,(Photo 22), la divinité Ségbolissa, la divinité Chinan, le gardien de nuit (Zangbéto) à la sortie des tambours royaux.

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Photo 22: Divinité Hèvioso et ses adeptes à Avrankou

Prise de vue : GBEMETONOU Léonel 2016

La photo 22 montre la divinité Hèvioso et ses adeptes. Ils sont habillés en couleur rouge au vin et tiennent en main une hache qui est le symbole de la vengeance. Cette divinité est une divinité de l’éclair et de la foudre et qui rend justice

Par ailleurs, il existe dans la commune d’Avrankou deux sortes de rythmes et de danses. Il s’agit des danses liées aux cultes religieux et funéraires et les danses de réjouissance populaire. Les danses culturelles sont exécutées lors des cérémonies de purification des fautifs, d’initiation, de , de Oro de Egun-gun, de Zangbéto, etc. Quant aux danses populaires, elles s’exécutent lors des spectacles, des festivals, des semaines culturelles où touristes et autochtones peuvent échanger.

2.3.2.2. Artisanat et musique

En ce qui concerne le secteur de l’artisanat, il est constitué des activités de fabrication des tam-tams, les meubles traditionnels en raphia ou en rotin en fabrication sur les sites de Gouhouè (Ouanho) maçonnerie, de menuiserie, de soudure, de mécanique, de couture, de coiffure, de vannerie, de broderie, etc. Il emploie des personnes actives qui travaillent le bois, les bambous, le rotin, etc. pour fabriquer des masques, des statuettes, des tambours rituels, des vêtements et des objets utilitaires. Il convient de signaler que certaines activités telles que le tissage, la teinture, la sculpture sur bois sont en voie de disparition pour faute de relève et de débouchés. La photo 23 montre le lieu de fabrication des meubles traditionnels en raphia.

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Photo 23: Lieu de fabrication des meubles traditionnels

Prise de vue : GBEMETONOU Léonel 2016

Les artistes quant à eux, arrivent pour le moment à émerveiller la population grâce à leur inspiration. Il est à remarquer que la musique moderne est encore à l’étape embryonnaire avec quelques jeunes qui essayent néanmoins d’imiter les grandes artistes nationaux.

Au regard de tout ce patrimoine, l’étude a permis de réaliser la carte des sites touristiques de la commune d’Avrankou.

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Figure 7: Sites touristiques de la commune d’Avrankou

Sur cette carte touristique de la commune d’Avrankou, tout touriste l’ayant à sa disposition peut facilement identifier les sites touristiques de la commune et peut s’y rendre aisément.

2.3.3. Infrastructures

Au cours de nos investigations sur le terrain, il a été remarqué que la commune d’Avrankou dispose d’une capacité limitée d’infrastructures hôtelières comme le souligne le tableau IV.

Tableau IV: Infrastructures de restauration et d’hébergement

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Source : Enquête de terrain, 2016

Il ressort de l’analyse de ce tableau que la commune d’Avrankou est une commune qui ne dispose pas d’assez d’infrastructures de restauration et d’hébergement. Ainsi, on dénombre deux (02) de bas standing et quatre (12) motels qui ont au total une capacité d’accueil de 50 lits. A ceux s’ajoutent 14 bars et restaurants qui offrent en dehors des plats européens faits pour garantir la sécurité alimentaire des touristes, une variété de gastronomie enrichie par la contribution des immigrations Mahi et Yoruba. Ainsi, la composition des aliments est généralement à base du owo (pâte de maïs), de akassa ou de cossette d’igname voire d’igname pilée accompagnée de la sauce d’arachide, sauce graine (odénousonou), de légumes (omannusonou) assaisonnées de la viande de gibier ou de poissons.

Aussi, la viande de porc est en plein expansion et est aimée par la majorité de la population d’Avrankou.

2.3.4. Structures d’organisation et les ressources humaines

Le tourisme est encore à l’étape embryonnaire dans la commune d’Avrankou; cependant quelques structures et personnes essaient d’assurer sa promotion depuis quelques années.

- Structures d’organisation

Dans le secteur du tourisme béninois en général, il existe plusieurs associations professionnelles telles que : Conseil National des Hôteliers du Bénin (CONAHB), ABETOG, Association Nationale des Propriétaires de Bars (ANAPROBAR), Association des femmes Restauratrices du Bénin (AFREB).

- Ressources humaines

En dehors de quelques professionnels tels que les conservateurs, les gestionnaires touristiques, les ressources humaines dans le domaine touristique sont insuffisantes et sans qualification. Depuis quelques années, des structures de formation forment des Hôtesses, des Réceptionnistes, des Cuisiniers et des Serveurs. Le tableau V montre la typologie des agents des structures d’hébergement et de restauration.

Tableau V: Caractéristiques des ressources humaines des structures

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Source : Enquêtes de terrain, 2016

Il ressort de l’analyse de ce tableau que le secteur touristique dans la commune d’Avrankou est assuré par un personnel non qualifié et mal rémunéré.

Il s’en sort que pour la gestion durable du secteur, il faut que le personnel soit qualifié et en nombre important.

Depuis quelques années, des chiffres ont été enregistrés au niveau des recettes faites par les différents attraits et sources de la commune d’Avrankou. La figure 8 nous montre l’évolution de ces recettes au cours des 06 dernières années.

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Figure8: Evolution des recettes des attraits et sources d’Avrankou.

Il ressort de l’analyse de cette figure que les entrées évoluent de façon exponentielle de 2010 jusqu’à 2015, mais ces recettes n’ont rien apporté à la commune car rien n’est fait avec ces recettes et selon la mairie, les attraits ne procurent rien comme ressources financières.

2.4.1. Synthèse sur la méthode d’analyse des résultats

La gestion du patrimoine culturel dans la Commune d’Avrankou peut se traduire comme suit:

- Forces

- La présence de la marre et du fétiche Zèkpon qui jusqu’à nos jours constitue une force pour la commune d’Avrankou;

- La Présence de la marre Assissa qui est une source de purification;

- Le Loko-ata qui est un fétiche représenté par un arbre qui à plus 200 ans, qui protège toute la population de Kouti contre les esprits maléfiques;

- Le lieu des durs combats d’Atchoukpa qui est un lieu de mémoire;

- Les danses et manifestations culturelles qui sont des valeurs d’origine et propre à la commune;

- Faiblesses

- Mauvaise gestion constatée au niveau de certains membres des Comités de Gestion des patrimoines culturels;

- Manque de suivi de la gestion par la mairie, les dignitaires et les adeptes;

- Inexistence des guides touristiques dans la commune;

- Opportunités

- Les usagers ou la population apprécie le fétiche Zèkponet sont prêts à payer le prix à moins qu’il soit abordable car d’après leurs dits, c’est une source de bénédictions et de grâce;

- Les touristes nationaux et internationaux sont prêts à venir dans la commune et précisément à Ouanho à conditions que les voies soient accessible et qu’il y ait des centre d’hébergement et de restauration;

- Menaces

- Abandon des patrimoines suite au découragement des dignitaires;

- Oubli des patrimoines suite à l’impraticabilité des voies d’accès;

- Disparition des patrimoines suite aux fonciers liés à ce patrimoine;

CHAPITRE III: CONTRIBUTION DE CE PATRIMOINE AU DEVELOPPEMENT DU TOURISME DANS LA COMMUNE D’AVRANKOU

Cette partie qui vise à dégager la contribution du patrimoine socio-culturel et cultuel au développement du tourisme et en faire ressortir les contraintes identifiées dans la commune d’Avrankou.

3.1. Principaux atouts touristiques d’Avrankou

Parmi les atouts dont dispose la commune d’Avrankou pour assurer son développement touristique, on peut notamment citer les éléments suivants:

- Avrankou dispose d'une très grande variété de potentialités touristiques (nature, histoire et culture) associables entre elles pour constituer des produits combinés originaux donnant à la destination «Avrankou» une spécificité particulièrement attractive;

- les produits touristiques liés à la «culture», principalement les visites des divinités « Oro », « Ogou », « Hèvioso », « Zangbéto », « Sègbolissa » « Chinan » etc. qui sont d'un intérêt majeur pour le développement touristique de la localité qui est susceptible de jouer un rôle déterminant en vue de la préservation des sites historiques;
- les produits touristiques liés à la «nature», notamment mais pas exclusivement ceux constituant en la visite des aires protégées (forêts sacrées et classées, la marre sacrée Zèkpon, la grande source de purification Assissa, la source Dogba de Kouti, etc…) peuvent être considéré comme de très grands intérêt et même de caractère unique;
- la commune dispose d'un climat favorable et sa situation géographique par rapport aux autres départements constituent un complément d'attraction touristique, à condition que les contraintes environnementales soient scrupuleusement respectées;
- la localité jouit à l'échelle nationale d'une image positive, en particulier par rapport à la plupart de ses voisins, du fait de sa grande harmonie qui règne entre les populations.
- grâce au développement touristique qu’elle connaît depuis une dizaine d'année, quelques opérateurs ont acquis une large expérience des problèmes liés à l'activité touristique, non seulement au niveau local, mais encore au niveau international;
- il existe dans la commune une classe d'hommes d'affaires et politiques susceptibles d'être intéressés par des investissements dans l'hôtellerie et/ou le tourisme, à la condition d'une rentabilité à court terme suffisante;
- les populations de la commune, quelle que soit leur zone de résidence, font preuve dans leur très grande majorité, d'un sens traditionnel de l'accueil et d'une grande capacité à s'ouvrir à l'autre;
- des efforts importants ont été consentis par les pouvoirs publics depuis plusieurs années en vue de la création des infrastructures de base nécessaires au développement touristique : téléphones, axes routiers principaux, etc.

La majeurs partie des atouts d’Avrankou vis-à-vis de son développement touristique réside dans ses potentialités, à la fois de qualité et très variées, susceptibles de constituer une offre à la fois attractive variée pour des cibles de clientèles différentes. Cette grande variété lui donne en tant que destination touristique une spécificité qui devra être exploitée dans toutes ses dimensions.

3.1.1. Principales contraintes au développement de l'activité touristique

La commune d’Avrankou est également caractérisée par un certain nombre d'éléments négatifs qui apparaissent comme des contraintes pour définir des orientations de développement touristique et peuvent constituer autant de freins pour la mise en œuvre de ses orientations. Il s'agit notamment des éléments suivants:

3.1.1.1. Contraintes d’ordre financiers

Les autorités en charge de la gestion du patrimoine culturel détournent les financements attribués à la gestion et à la valorisation du patrimoine culturel, ce qui ne permet pas au dignitaire et aux adeptes de s’occuper convenablement du patrimoine car seul le dignitaire ou les adeptes ne peuvent pas prendre en charge toutes les rituels et sacrifices que réclament les fétiches. La plupart des dignitaires et adeptes sont illettrés. Ce qui fait souvent que les autorités politico-administratives et surtout les autorités en charge du patrimoine culturel détournent les fonds destinés à cet effet.

Malgré leur niveau d’analphabétisation, les dignitaires et adeptes avec l’aide de certains lettrés, adressent des correspondances aux autorités municipales dans le but de venir constater elles aussi l’état de délabrement dans lequel végètent les fétiches et patrimoines légués par nos ancêtres; ces autorités attendent les moments de campagne électorales ou parfois c’est à la proche de la fête des religions endogènes (10 Janvier) qu’ils viennent et avec des fausses promesses.

Force est de constater de nos jours que depuis bientôt 10ans; aucune autorité ne se préoccupe plus de l’importance des patrimoines culturels dans certains arrondissement de la commune d’Avrankou or ces patrimoines à travers les différentes divinités jouent un rôle très important dans la protection de la population, la chance, et l’ouverture des voix.

Vue que les autorités ne pensent plus à prendre soin des divinités, les adeptes et dignitaires eux même se mobilisent entre eux et chacun donne une souscription afin de réfectionner et de réhabiliter les fétiches.

3.1.1.2. Contraintes d’ordre matériels

Dans la commune d’Avrankou, les touristes sont confrontés à d’énormes problèmes d’infrastructures. Les routes menant vers les sites touristiques ne sont pas tracées et presque inexistantes, ce qui décourage parfois l’activité touristique dans la commune. Dans le même temps, avec le faible taux d’existence des hôtels, motels et centre d’hébergement, certains touristes ont du mal à y venir.

L’autre véritable problème qui bloque le secteur d’étude est le problème de sécurisation du foncier abritant ces patrimoines faisant objet du tourisme dans la commune.

3.1.1.3. Contraintes d’ordre organisationnel

La commune d’Avrankou est confrontée aux problèmes d’ordre organisationnel. A la place des décisions pratiques, ce sont des décisions théoriques qui se prennent, la non coopération entre tous les acteurs de gestion du patrimoine culturelde l’Ouémé-Plateau, la non communication entre les adeptes et la mairie, la mairie et les autorités de la DDCCAT, les autorités de la DDCCAT et le Ministère en charge de la Culture.

3.1.1.4. Contraintes d’ordre humain

La ville d’Avrankou est laïque, ainsi, chacun a sa croyance personnelle, mais cela génère parfois plusieurs situations pouvant bloquer son développement:

- les affrontements entre religions pouvant amener à saccager les lieux de culte.
- la pratique du culte "Oro" qui se tient chaque année et se traduisant par la fermeture de la ville, empêche la libre circulation des personnes et des biens. Pendant cette période, les femmes et les hommes non-initiés, ne peuvent vaquer à leurs activités. Les boutiques, les marchés, les services administratifs et autres activités économiques sont bloqués. Or, les femmes constituent la base du développement de la vie économique de tout pays. Donc, la tradition a un impact lourd sur l’économie et surtout le développement de la localité.

3.2. Les principes de bases du développement touristique

Compte tenu des principaux aspects positifs et négatifs de la situation actuelle du tourisme au Bénin en général et à Avrankou en particulier, le développement durable du tourisme devra être réalisé en respectant les principes de bases suivants:

- définir les orientations stratégiques à long terme et établir un plan de développement touristique programmant les actions prioritaires correspondantes à mettre en œuvre à court, moyen et long terme
- renforcer l'offre touristique commercialisables, notamment en:
- valorisant les sites attractifs de type culturel ou naturel;
- assurant les transports dans des conditions de confort satisfaisantes et au moindre coût;
- proposant des prestations (restaurants et hébergements) d'un niveau de qualité acceptable.
- assurer un développement durable respectueux de l'environnement physique et humain du pays;
- faire bénéficier un maximum d’habitants, principalement les femmes, des retombées économiques du développement touristique;
- renforcer l'image du pays en tant que destination touristique, notamment en ce qui concerne les aspects liés à l'accueil, à la sécurité, à l'hygiène, à la propreté des sites, etc.
- mettre en place un dispositif institutionnel à la fois souple et efficace prenant en compte les différents points de vue, aussi bien à l'intérieur du secteur public, qu'entre le secteur public et les opérateurs privés.

3.2.1. Suggestions

Pour assurer le développement touristique et le rayonnement harmonieux de la commune d’Avrankou, il convient de suivre des orientations précises. A cet effet des suggestions sont formulées à l’endroit de quelques acteurs clés du développement.

- Autorités communales
- Réaménager les infrastructures routières pour assurer l’intégration facile d’Avrankou aux communes environnantes, surtout celle d’Ifangni, Missérété et Porto-Novo.
- Sécuriser le foncier abritant les différents patrimoines.
- Procéder au lotissement complet des quartiers urbains en sélectionnant des cabinets sérieux et sur consentement des comités de lotissement et des conseillers locaux. Cela permettra la tracée des voies pour faciliter, l’installation des populations, la construction de belles maisons, et surtout donner un meilleur attrait à la ville.
- Faire le pavage des grandes voies du centre urbain. Cela réduirait l’effet de l’érosion, la poussière et donnerait un nouvel aspect à la ville, car cela permettra de diminuer les risques de dégradation des rues dans certains quartiers, de réduire la durée de traversée à l’intérieur du centre urbainavec un système de transport efficace et à moindre coûtet une accessibilité des sites et attraits touristiques.
- Doter le centre-ville des infrastructures de loisir et de distraction en réaménageant la maison des jeunes, équipée d’une bibliothèque, de salle de jeux, de terrain de sport comportant les disciplines comme le handball, le volleyball, le tennis de table, le scrabble et autres jeux pour détourner les jeunes des vices comme la drogue, les boissons alcoolisées etc.; ce qui permettra de parfaire l’image de la localité sur le plan sécuritaire.
- Promouvoir la création d’infrastructures hôtelières de valeur modeste, pour assurer le séjour des touristes et autres personnes en transit.
- Associer les élus locaux à la lutte contre le ramassage du sable sur les voies pour éviter l’érosion ou la dégradation de ces dernières.
- Susciter la formation des associations de développement des quartiers, pour faire face de façon plus rapide aux problèmes qu’ils rencontrent afin de trouver des solutions sans pour autant attendre l’intervention de la mairie.
- Promouvoir le tourisme en aménageant des sites touristiques accessibles au grand public comme les musées par exemple; cela entraînerait le flux de touristes,et contribuera à augmenter les recettes.
- L’installation d’une station radio permettrait de vanter les capacités (atouts) de la commune et d’inciter les entreprises, les promoteurs hôteliers et autres industries aussi modestes soient-elles, à s’installer dans la commune pour permettre une visibilité de la localité et contribuer à son rayonnement intérieur et régional. A l’heure de la mondialisation et de la décentralisation, la radio constitue un outil indispensable pour le développement.

Toutes ces actions permettront d’augmenter le degré de rayonnement de la commune. Car, de nos jours le développement des localités communales ou de quelques hameaux ou villages doit partir d’un point, d’une particularité exceptionnelle,d’une spécialisation simple et aussi modique qu’elle soit pour servir de socle du développement à toute l’étendue de la localité.

Partant de cette réalité, Avrankou avec ses énormes atouts touristiques, ses ressources humaines et avec l’aide de l’Etat sera un centre de référence dans le département et aussi sur le plan national.

- Etat
- Doter les services administratifs de personnels qualifiés et en quantité suffisante pour réduire la lourdeur administrative qui freinent les initiatives privée.
- Rendre effectif le transfert de compétences aux communes, pour permettre à ces dernières de faire face à certains problèmes auxquels elles se trouvent confrontées, surtout dans la prise de certaines décisions allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations. Cela constitue un atout indéniable de la concrétisation de la décentralisation pour le Bénin.
- Réhabiliter ou aménager les vestiges historiques et les places ayant des valeurs porteuses de civilisation en prenant conseil auprès de ces familles;
- Créer de nouveaux circuits touristiques pour retenir les étrangers;
- Créer des cadres de concertation réguliers impliquant tous les acteurs locaux du tourisme (Etat, promoteurs, élus, ONG, institutions etc.), les femmes et les jeunes notamment, afin de définir les stratégies locales du tourisme;
- Adapter les principes et recommandations stratégiques aux spécificités locales;
- Développer des actions de sensibilisation (modification des comportements en faveur d'un tourisme) aussi bien pour les touristes que pour populations hôtes;
- Elargir dans la mesure du possible la coopération touristique aux pays émetteurs de touristes;
- Surveiller dans la mesure du possible les sites touristiques afin de sauvegarder les patrimoines matériel et immatériel et assurer au maximum la sécurité des touristes;
- Recruter des guides spécialisés et former ceux existants;
- Mettre à long terme en place une salle de fête moderne;
- Promouvoir les produits touristiques en mettant à la disposition de l'Administration Nationale du Tourisme du Bénin, les technologies de l'information et de la communication indispensables. C’est pourquoi cette administration doit penser à dynamiser et mettre à jour le site Internet du tourisme béninois en vue de le rendre plus attractif et fournir aux visiteurs une gamme variée d'informations précises.

3.2.2. Difficultés rencontrées

Pendant la rédaction de ce mémoire, la phase la plus déterminante et la plus difficile a été celle de la collecte des données. Difficile parce qu'elle nécessite qu'on soit sur le terrain et la tête dans les livres. Les problèmes comme on peut s'en apercevoir sont de plusieurs ordres.

Sur le plan de la collecte des données:

- insuffisance des documents traitant du sujet,
- accès difficile dans certaines administrations,
- difficile collaboration avec certaines personnes ressources,
- questionnaires d'enquête non retournés,
- non-maîtrise de la langue française par certains enquêtés, ce qui rend l'enquête difficile.
- Difficultés d’accès à certains sites suite au mauvais état des voies d’accès.

Sur le plan de la gestion du temps:

- le thème du mémoire étant assez vaste, il nous a été difficile de vite cerner tous les contours,

- certaines personnes contactées hésitent à s'accorder sur le programme que nous nous sommes fixé dans notre planning,

Sur d'autres plans, surtout financier, nous devons nous accorder sur le principe que l'argent est le nerf de la guerre. Nos capacités financières nous ont parfois limités dans certains élans de recherche. Toutefois, nous avons essayé d'investir le peu dont nous disposons pour faire œuvre utile dans la rédaction de ce mémoire. Mise à part les contraintes personnelles, certaines personnes-ressources exigent parfois de l'argent avant de fournir des informations ou avant de nous conduire vers des personnes ciblées. Dans la limite du possible, nous avons pu instaurer une bonne ambiance de collaboration pour les amener à comprendre l'enjeu en les impliquant davantage.

Néanmoins, ces difficultés grâce au concours des amis et autres personnes rencontrées sur le terrain ont été surmontées. Ainsi donc, elles n’entravent aucunement les résultats obtenus. Toutefois il serait trop prétentieux d’affirmer ici avoir abordé tous les aspects de ce thème.

Conclusion

Au terme de cette étude, il ressort que la gestion des biens culturels n’est pas chose aisée. De la théorie, il n’existe que deux sortes de gestion culturelle: La gestion publique et la gestion privée. Mais dans la pratique, comme cela a été constaté lors des recherches, le style de gestion est choisi en fonction du bien lui-même et de son ou de ses propriétaires.

La commune d’Avrankou possède une quantité considérable de biens éléments culturels qu’elle doit en grande partie à son histoire et à la diversité culturelle de sa population. Forte de cette richesse, elle devrait être la plus grande ville touristique du Bénin et parmi les plus visitée de la sous-région Ouest africaine. Malheureusement, ce n’est pas le cas et cela est en grande partie dû à la gestion qui est faite du patrimoine culturel de la commune.

En effet, des problèmes tels que le mauvais entretien des lieux, la non qualification et l’insuffisance du personnel rattaché aux différents sites, le détournement des fonds, les problèmes liés au foncier abritant les patrimoines, la mauvaise gestion, la méconnaissance des pratiques de la gestion culturelle ont été relevés. Ces problèmes constituent un frein à l’essor du tourisme à Avrankou en particulier et au Bénin en Général. Hors à l’échelle mondiale, le tourisme est la seule industrie dont le taux de croissance atteint 10% chaque année. Il serait dommage pour le Bénin de ne pas en profiter.

Il importe donc de revoir le mode de gestion du patrimoine culturel de la ville d’Avrankou et d’adopter une gestion plus ouverte et qui intègre les communautés car on ne peut gérer leur patrimoine sans leur consentement et leur participation. La gestion participative semble donc être le mode le mieux indiqué pour une commune telle que Avrankou.

BIBLIOGRAPHIE

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2- DESVALLEES A., et MAIRESSE F., 2010: Concepts clés de muséologie, ICOM (ed.), Armand Collin, Paris, 87 p.

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1- BANAON Y. C. et ABOUTITE Y., 2011: Tourisme et Développement Solidaire : Quelle Contribution du Programme ST-EP (Tourisme Durable comme outil de la réduction de la pauvreté) au développement local ? L'expérience du projet du tourisme communautaire de Bazoulé (Burkina Faso). Mémoire de fin de formation pour l'obtention d'une licence en gestion hôtelière et touristique, 58 p.

2- ELEGBE A. A., 2001: Le tourisme dans les départements de l’Ouémé et du Plateau: Diagnostic et stratégie de promotion, Mémoire de Maîtrise, UAC/FLASH/DGAT, 100 p.

3- GOURIJA S., 2007: Tourisme et développement durable: quelles conjugaisons? cas du Maroc, Université du Littoral Côte d'Opale-Docteur Es Sciences Economiques, 303p.

4- MASSODE M., 2012: Valorisation du patrimoine culturel du Benin: création d'un musée de la civilisation à Cotonou, IRES-RDC, Lomé, Master II professionnel en Développement Culturel: Option Management du Patrimoine et du Tourisme, 109 p.

5- MOUSSA D. I. et AYOUB F. R., 2010: Développement du tourisme durable et croissance économique locale: cas de la RBP, Licence professionnelle Centre d'Etudes Touristiques (Cotonou), 61 p.

6- OGOU F., 2004: Archives photographiques au bénin : Problématique de la gestion d'un patrimoine documentaire menacé. Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature / Université d'Abomey Calavi-Technicien supérieur de l'information documentaire60 p.

7- OLLOUDE O. F., 2008: Potentialités touristiques et développement local: cas de la commune de Kétou, Mémoire de Maîtrise, UAC/FLASH/DGAT, 94 p.

8- SOUFFRANT C., 1993: Vaudou et développement chez Jean Price-Mars, in Vodoun- Ouidah 92, Présence africaine, Paris, pp 53-63.

1- AFRIQUE CONSEIL, 2006 : Monographie de la commune d’Avrankou. Cotonou, 56 p.

2- BENIN 2025 ALAFIA, 2000: Etudes nationales de perspectives à long termes, Cotonou, Août 2000, PRCIG/NLTPS/BEN 96/001, 235p

3- Conseil Economique et Social, 2010: La contribution du secteur du tourisme à l’économie béninoise, rapport d’auto-saisine, commission de l’économie et des finances, 30 p.

4- CICID (Comité Interministériel pour la Coopération Internationale et le

5- Développement), 2005: Tourisme responsable et territoires, 32p.

6- FRANGIALLI, F., 1999: Le tourisme dans notre monde et pour la France in Tourisme et Loisirs, 63 p.

7- INSAE, 1992: Recensement Général de la Population et de l’Habitation n° 2. Cotonou, pp. 01-28.

8- INSAE, 2002: Cahier des villages et quartiers de villes, RGPH3, Cotonou, 37 p.

9- MAIRIE DE AVRANKOU, 2004 : Plan de Développement communal d’Avrankou, 100 p.

10- Madagascar Action Plan (MAP), 2006: Document cadre pour le développement de Madagascar pour la période de 2007- 2012.

11- Marcello RICOVERI, in déclaration à l'EPA le jeudi 23 septembre 2004.

12- Ministère de la Culture de l'Artisanat et du Tourisme, Direction du Développement Touristique, statistique du secteur touristique, 2008

13- PNUD, 2009: Les Objectifs du Millénaire pour le développement au Bénin. 36 p.

14- PNUE et OMT, 2006: Vers un tourisme durable : Guide à l'usage des décideurs, 238 p.

15- UNESCO, 1972: Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, consultable sur le site: http//whc.unesco.org/fr/conventiontexte/

16- UNESCO, 2003: Diversité culturelle et biodiversité pour un développement durable, place de Fontenoy, 75352 Paris 07 SP.

17- UNESCO, 2006: Programme « Tourisme, culture, développement », Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, Secteur de la culture, (Doc n° CLT/CPD/CAD - 06/13), 99 p.

18- MICROSOFT ENCARTA EDITION 2009

Sites Internet:

19- http://www.cebedes.org/Conservation-des-ressources

20- http://www.agora21.org/dd.html

21- http://tourisme-benin.notech-mag.com/index.php/tourisme-benin/chutes-de-kota

22- http:// www .veilleinfotourisme.fr

23- http://www.unwto.org:

24- http://www2.unwto.org/fr consulte le 30 Septembre 2015

25- https://fr.wikipedia.org/wiki/Avrankou

26- http://www.journal-adjinakou benin.info/?id=4&cat=1&id2=8861&jour=08&mois=09&an=2011

27- NoukpoAgossou, «Les villes du Bénin méridional: entre nature et culture?», Géographie et cultures [En ligne], 62|2008, mis en ligne le 24 décembre 2012, consulté le 13 décembre 2015. URL: http://gc.revues.org/2384; DOI: 10.4000/gc.2384

Tableau VI: Synthèse des sites et attraits touristiques de la commune d’Avrankou

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Source : Enquêtes de terrain 2016

Liste des photos

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Liste des tableaux et figures

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

ANNEXES

QUESTIONNAIRES ET GUIDE D’ENTRETIEN

Fiche n°….

TOURISTES

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT.

L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date ….

Arrondissement..…/Village Quartier…

Fonction…..

Age:

- Sexe: M /_ / F /_ /

Situation matrimoniale: Célibataire /_ / Marié (e) /_ / Autres /_ /

Niveau d’instruction: Primaire /_ / Secondaire /_ / Universitaire /_ /

Nombre d’enfants

II- Questions

1- Citez les éléments que vous êtes venu visiter dans la commune…..

…..

2- Dites-nous ce qui vous attire le plus parmi ces éléments et pourquoi…..

….

3- Y a-t-il des tarifs que vous payez avant d’y avoir l’accès? Oui /_ / Non /_ /

4- Si oui précisez le montant….…

5- Quels sont les handicaps rencontrés lors des visites de ces sites culturels?...

6- Etes-vous satisfait du patrimoine culturel de la commune d’Avrankou? Oui /_ / Non /_ /

7- Pensez-vous que la valorisation du patrimoine culturel peut favoriser l’arrivée des touristes de divers horizons?.

8- Pouvez-vous nous donnez quelques exemples de sites touristiques qui découlent de la bonne gestion du patrimoine culturel?.

Fiche n°….

PERSONNES RESSOURCES (GRIOTS, FETICHEURS, NOTABLES, CHEFS DE CULTES, ETC.)

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT. L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date ….

Arrondissement..…/Village Quartier…

Fonction…..

Age:

Sexe: M /_ / F /_ /

Situation matrimoniale: Célibataire /_ / Marié (e) /_ / Autres /_ /

Niveau d’instruction: Primaire /_ / Secondaire /_ / Universitaire /_ /

Nombre d’enfants…

II- Questions

1- Quelles sont les manifestations, danses, réjouissances populaires qui se pratiquent chez vous?.

2- Avez-vous des aires sacrées?.

Destemples... Des Monuments…

3- Y a-t-il des manifestations réservées uniquement aux:

Hommes? Si oui, pourquoi?

Femmes? Si oui, pourquoi?. …

4- Vos manifestations et danses font-elles des conditions particulières? Pourquoi?...…

5- Vos rites vous procurent-ils des ressources financières?...

6- Quelles dispositions particulières pensez-vous pour tirer plus de ressources financières de vos manifestations?

7- Vos manifestations, danses, etc. sont-elles appel aux touristes?

8- Faites des propositions pour une amélioration ou une valorisation du patrimoine culturel de la localité.

Perfectionnement des danses /_ / Tracé des voies /_ / Construction des centres d’hébergement /_/ Réhabilitation des patrimoine /_/ Autres

Fiche n°….

AUTORITES DE LA DIRECTION DEPARTEMENTALE CHARGEE DES CULTES, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME DE L’OUEME PLATEAU (DDCAT) ET ELUS LOCAUX

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT. L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date …

Arrondissement..…/Village Quartier….

Fonction.…

II- Questions

1- Quels sont les différents éléments du patrimoine culturel dont dispose la commune d’Avrankou?

Patrimoine matériel…

Patrimoine immatériel..

2- Existe-t-il d’autres sites culturels encore non exploités? Si Oui, lesquels?..

3- Les guides des sites culturels sont-ils qualifiés? Si non, pourquoi?...

4- Quel est le niveau d’exploitation du potentiel culturel de la commune à des fins touristiques? Minimal /_ / Partiel /_ / Total /_ / Autres. ..

5- Quels sont les problèmes qui freinent la bonne gestion du patrimoine culturel de la commune?

6- Y a-t-il de problèmes de gestion liés: Enumérez les si oui

- A la population..

- Aux responsables des sites culturels.

- A l’Etat….

- Autres…..

7- Le patrimoine génère-t-il des ressources financières à la commune? Oui / _ / Non / _ /

8- Si oui contribue-t-elle à la réalisation des projets ?..

9- Pensez-vous que ce patrimoine peut faire objet de tourisme? Oui / _ / Non / _ /

10- Si oui, quelles sont les infrastructures réalisées à cet effet?

Restaurant / _ / Auberge / _ / Motel / _ /Autres

11- Quelle est la politique menée par votre administration en vue de promouvoir ce patrimoine moteur du développement du tourisme dans la commune d’Avrankou…

Fiche n°….

PROMOTEURS

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT. L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date …

Arrondissement..…/Village Quartier….

Fonction.…

II- Questions

1- Quel est le nom de votre patrimoine culturel?.

2- Connaissez-vous d’autres patrimoines culturels dans la commune de Avrankou?..

3- Avez-vous des difficultés particulières?.

4- Votre patrimoine vous procure-t-il des ressources financières?..

5- Si oui quel usage faites-vous de ces ressources?.

6- Pensez-vous que ce patrimoine peut contribuer au développement du tourisme dans la commune? Si oui que faire?

Fiche n°….

POPULATION ACTIVE (COMMERÇANTS, ARTISANS, CONDUCTEURS DE TAXI, ETC.)

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT.

L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date ….

Arrondissement..…/Village Quartier…

Fonction…..

Age:

- Sexe: M /_ / F /_ /

Situation matrimoniale: Célibataire /_ / Marié (e) /_ / Autres /_ /

Niveau d’instruction: Primaire /_ / Secondaire /_ / Universitaire /_ /

Nombre d’enfants…

II- Questions

1- Quels sont les sites et attraits touristiques de votre localité?...

Historiques…..…..

Naturels...…..

Monuments.…

Manifestations culturelles…...

2- Ces pratiques agissent-elles négativement sur votre activité? Si oui, que fairepour que cela arrange votre activité ?...

3- Voyez-vous des étrangers venir voir ces sites ou attraits touristiques?.

4- Pendant quelle période les voyez-vous?.

5- Pendant ces périodes, votre chiffre d’affaire augmente-t-il?

Si oui, pourquoi…

Si non, pourquoi…..

6- Que proposez-vous pour faciliter la venue de telles personnes dans votre commune?..

Fiche n°….

HOTELIERS (RESPONSABLES DE SERVICE D’HEBERGEMENT ET DE RESTAURATION)

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre de la rédaction d'un mémoire devant sanctionner la fin de nos quatre années de formation à l’UAC/DGAT. L'objectif de la présente étude est de montrer la contribution de la gestion du patrimoine socio-culturel et cultuel de la commune Avrankou au développement de ladite commune. Les données recueillies seront confidentielles et ne seront utilisées qu'à des fins de recherche.

Vous voudrez bien cocher les cases correspondant à vos choix. Merci

I- Identification

Date ….

Arrondissement..…/Village Quartier…

Fonction…..

Age:

- Sexe: M /_ / F /_ /

Situation matrimoniale: Célibataire /_ / Marié (e) /_ / Autres /_ /

Niveau d’instruction: Primaire /_ / Secondaire /_ / Universitaire /_ /

Nombre d’enfants…

II- Questions

1- Quel est l’effectif de votre personnel?..

2- Combien de chambres avez-vous dans votre hôtel?

3- Quel genre de clients recevez régulièrement dans votre centre? Locaux /_ / Béninois /_ / Etrangers /_ /

4- Quelles sont les périodes de grande affluence?...

5- Vos clients sont-ils satisfaits de vos prestations?

6- Combien de clients recevez-vous par:

Jour ...

7- Avez-vous en projet l’agrandissement ou la création d’annexe dans la commune? Pourquoi?.

8- Quelles sont vos sources de financement?...

9- Avez-vous des charges fiscales? Si, oui, pèsent-elles sur les activités de l’hôtel ?.…

10- Vos souhaits pour la bonne marche des activités dans la localité

Résumé des informations

Pages
79
Année
2016
ISBN (Livre)
9783668759930
Taille d'un fichier
2.9 MB
Langue
Français
N° de catalogue
v432529
Institution / Université
University of Benin – FACULTE DES LETTRES ARTS ET SCIENCES HUMAINES
Note
18
mots-clé
Avrankou gestion patrimoine culturel tourisme développement

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Titre: Gestion du Parimoine socioculturel et cultuel de la Commune de Avrankou