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Pour une meilleure didactique du Français pour le tourisme et hôtellerie au Kenya

Projet d'un dépliant touristique

Mémoire de Maîtrise 2014 44 Pages

Didactique - Français

Extrait

Table of contents

1. Introduction
1.1 Contexte

2. Les justifications pour le projet pédagogique
2.1 Mise en perspective théorique
2.2 Justifications Pour le projet dépliant touristique sur la réserve M.M

3 Conception du projet
3.1 Fiche technique
3.2 Pré requis
3.3 Etude de faisabilité
3.4 Les défis possibles
3.5 Rôle en tant qu’enseignant
3.6 Motivation

4. La réalisation
4.1 Première session :Présentation
4.2 Préparation
4.3 L’échéancier
4.4 Déroulement
4.5 La mise en forme
4.6 La mise en forme/la mise en pages
4.7 Bilan du projet
4.8 Préparation pour le lancement de notre dépliant touristique
4.9 Le jour de lancement du produit final : un dépliant touristique sur MMRp

5. Analyse
5.1. Les défis
5.2 Les réussites et les apports

6. Conclusion

7. La bibliographie

8. Table de matière

1. Introduction

1.1 Contexte

Le mémoire que nous allons présenter est basé sur la réflexion sur notre pratique d'enseignement et sur un projet pédagogique que nous avons réalisé avec les étudiants inscrits dans les filières de tourisme, hôtellerie et restauration à une université qui s'appelle Maasai Mara au Kenya. Le Kenya est un pays anglophone qui se trouve à l'est d'Afrique. Il s'agit d'un projet d'un dépliant touristique sur une réserve animalière qui est nommée, elle aussi, Maasai Mara comme notre université.

Afin de ne pas créer de confusions au regarde des dénominations, on va désormais adopter les abréviations qui sont déjà employés chez-nous MM pour designer la réserve Maasai Mara et MMU pour designer l'université Maasai Mara. On a mis en œuvre ce projet pendant le semestre de janvier 2014 à avril 2014.

1.1.1 Notre public

Nous avons affaire aux étudiants inscrits dans les filières de tourisme, hôtellerie et restauration à l'université MMU. Ces programmes sont offerts dans les écoles de Tourism & Natural ressources et celle de Business & Economics . Ces apprenants sont obligés de faire une langue étrangère. (Dans les affaires académiques, l’administration de l’université MMU est divisée en écoles et puis en départements).

Du fait qu'ils sont obligés de le faire, et pas qu’ils l’étudient par choix, pas mal de nos étudiants ne semblent pas très motivés ; il y a des étudiants qui démontrent moins d'intérêt dans l'apprentissage. Ils ne s'engagent pas sérieusement dans leur travail, participent moins en classe et souvent obtiennent des notes peu satisfaisantes. Il nous est clair donc, qu'il y a une nécessité d'améliorer notre façon d'enseigner afin de rendre l'apprentissage plus dynamique et plus motivant

1.1.2 La place du français sur objectifs spécifiques au Kenya

Pour bien comprendre notre contexte d'enseignement, il faudrait mieux jeter un peu de lumière sur la situation du français du tourisme et hôtellerie dans les universités kenyanes. Il apparait que l'enseignement du Français sur Objectifs Spécifiques(FOS), dans laquelle s'inscrit celle de tourisme et hôtellerie, en générale, est un phénomène relativement nouveau dans les universités kényanes. Au fil des années, elles offraient des cours de Français langue étrangère –(FLE), aux apprenants préparant des licences en lettres ou aux futurs enseignants du français langue étrangère. Actuellement, on a pas mal d'étudiants poursuivant d'autres carrières qui requièrent l'apprentissage d'une langue étrangère y compris les filières de tourisme et hôtellerie. Ces étudiants doivent apprendre du français pour communiquer dans des situations spécifiques. L’enseignement du FOS, pourtant, n'est pas encore bien développé au Kenya. Il est caractérisé toujours par des tâtonnements : au plan de la conception des programmes, du choix des supports ainsi qu'aux démarches pédagogiques, comme a constaté Malubama « Malgré l'importance accordée au FOS au Kenya, son enseignement/apprentissage pose beaucoup de problèmes. La réalité de l'usage du FOS est bien plus complexe. Le FOS se heurte à plusieurs difficultés qui entravent son développement. Beaucoup d'enseignants de FOS ne sont pas en mesure d'élaborer des programmes de FOS. Ils s'intéressent à travailler le contenu » (Mubalama : 2012, p. 90)

Deuxièmement, étant dans un pays francophone, on a un défi de matériels didactiques. Dans notre bibliothèque, nous avons très peu de matérielles didactiques fabriques essentiellement pour le Français général. De plus, le français est quasiment absent dans l'environnement. De ce fait, la langue est un peu éloignée et hors la réalité et expérience de nos apprenants. Que faire pour remédier à cet état de faits ?

Cette question m’interrogeait inévitablement avant notre commencement de formation de master 2 au Centre d'Approches Vivantes des Langues et Media (Cavilam). On était toujours dans une quête de moyens de rendre l'enseignement l'apprentissage du français pour le tourisme et hôtellerie plus dynamique, plus propice et plus pertinent pour nos apprenants Est-ce que l'enseignement /l'apprentissage par moyen de projet pédagogique nous apportera des solutions dont nous sommes en quête de ? Quels apports pédagogiques peut-il apporter aux apprenants inscrits dans les filières de tourisme, hôtellerie et restauration ? Jusqu'à lors, on a essayé plusieurs méthodologies, mais, on n'avait jamais tenté une production réelle ; le plus proche étaient peut être les simulations. C'étaient ces questions en tête lors de notre formation pour le master 2 au Cavilam qui nous a menés à l'idée de concevoir un projet pédagogique: un dépliant touristique sur la réserve Maasai Mara Afin d'aborder ces questions, nous exposerons dans la première partie, la genèse de notre projet pédagogique. Dans la deuxième partie, On va examiner les références théoriques auxquelles nous nous sommes appuyés et qui nous ont encadrées en élaborant nos démarches de la mise en œuvre de notre projet pédagogique. En outre, nous porterons notre attention sur nos intentions pédagogiques.

Dans la troisième partie, on s'intéressera à la conception de notre projet. Tout d’abord, nous exposerons notre étude de faisabilité, nous réfléchirons sur notre rôle en tant qu'enseignant ; pendant la mise en œuvre de notre projet. Nous avons également pensé que c'est incontournable de réfléchir sur la façon dont nous allons motiver nos apprenants et créer l'adhésion tout au long de la mise en place du projet.

Ensuite, nous serons en mesure d'exposer la mise en œuvre de notre projet. Nous tracerons notre parcours étape par étape, tout en mettant en évidence nos réussites aussi que nos défis. Dans le cinquième chapitre, nous passerons à l'analyse du projet. Notre volonté sera de mettre en évidence tant les défis éprouvés lors de la mise en œuvre de notre projet que les atouts que nous avons témoignés. Nous n'oublierons pas non plus de faire ressortir les remédiations que nous avons mises en place pour faire face à ces défis. Nous serons en outre, à mesure de mettre en lumière les limites de notre projet et les écarts entre ce que nous avions envisagé et la réalité que nous aurions vécue. Enfin, grâce à nos expériences pendant la mise en œuvre de notre projet, la partie de la conclusion, sera dans la mesure de résumer ce nous jugeons essentiel de notre expérience ; notamment nos perceptions quant à la utilisation de projet pédagogique comme un outil et stratégie d’enseignement/apprentissage. Après la conclusion, on trouvera la Bibliographie. Finalement, avant la partie de l’annexe, on trouvera la table de matière. La partie d’annexe comprend l'échéancier que nous avions élaboré auparavant sans l'apport des apprenants, notre produit-le dépliant touristique sur la réserve Maasai Mara, les grilles d'évaluations, les photos du jour de lancement de notre produit finale, quelques pages de nos manuels et notre programme scolaire du semestre en question.

2. Les justifications pour le projet pédagogique

2.1 Mise en perspective théorique

La pédagogie du projet semble nécessaire dans l'apprentissage et apparait répondre aux intentions éducatifs de nos sociétés. Dans ce chapitre nous allons parcourir quelques apports théoriques sur lesquelles nous nous sommes appuyés en élaborant notre projet et qui nous ont inspirés. Pour ce faire, nous explorerons en premier temps le concept de l’apprenant actif, la notion de l’apprenant comme acteur principal, celle des activités pédagogiques porteuses de sens et celle de compétences stratégiques et relationnelles.

Avant de procéder à l'examination de ces notions, il convient de tenter de définir le projet pédagogique. Selon (Robert, Rosen &Reinhard, 2011 :p.15 « un projet pédagogique est un projet qui consiste à réaliser une tache concret précise motivante ».

C’est essentiel de préciser cependant, que la macro tâche évoquée ici, comprend un ensemble de tâches mises en place pour réaliser un produit concrète. En outre, on pourrait peut être ajouter à cette définition que la réalisation doit permettre d’atteindre les objectifs pédagogiques

2.1.1 Le concept de l’apprenant actif

Chez Plusieurs théoriciens, psychologues, philosophes et pédagogues, qui ont intervenue dans la didactique de langue en générale, le souci d'impliquer l'apprenant et de le rendre actif dans son apprentissage se fait ressenti. Le concept d'apprenant actif est très revendiqué et les stratégies d'enseignements qui conduisent à l'implication de celui-ci sont privilégiées .Il apparait que, plus un apprenant participe activement dans son apprentissage, plus il comprend et plus il retient ce qu'il apprend.

Dans les principes de l'approche socio constructiviste, on ne transmet pas la connaissance verbalement seulement. Elle doit être construite et reconstruite par l'apprenant. Par conséquent, l'action doit être mise en avant. Selon les idées de Piaget, l'apprentissage se fait par des activités mentales en interaction avec l'environnent. C'est plutôt une suite d'une construction que d’imprégnation des savoirs.

Le philosophe américain John Dewey (1859-1952) à proposé la théorie – Learning by doing (apprendre en faisant)- dans ces préceptes, les activités manuelles sont les piliers des activités intellectuelles. Nous devons donc engager l'apprenant dans son propre apprentissage.

Pour ajouter, Chez Célestin Freinet (1896-1966), un pédagogue français, l'apprenant doit être considéré comme ‘un élan vital’ qui apprend mieux par le « tâtonnement expérimental » Encore ici, c’est l’idée d’un apprenant actif qui prime.

A l’heure actuelle, le cadre européen commun de référence pour les langues(CECR) qui cherche à harmoniser l'enseignement des langues en Europe, est dans l’esprit de plusieurs didacticiens et pédagogues langues. Evidemment, il a gagné la popularité il est cité souvent même hors Europe. Ce cadre lui aussi, met en avant la perspective actionnelle .Dans cette perspective, c'est l'accomplissement des tâches qui doit être visé dans l'enseignement /apprentissage. Le CECR stipule qu'on considère « tout l'usager et l'apprenant d'une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) à l'intérieur d'un domaine d'action particulier. » CECR, Chapitre 2.1., p. 15.

2.1.2 L’apprenant comme acteur principal

Il apparait que l'engagement seulement ne suffit pas ; il faudrait mieux impliquer l'apprenant d'une manière qu'il se sent valorisé, et que ses opinions comptent. Chez Freinet, on doit s'intéresser à l'enfant effectivement avant tout. Dans ce qu'il appelle 'travail libre', l'apprenant élabore avec l'enseignant le plan du travail.

Dans les approches communicatives, l'accent est mis sur le Concept de la centration sur l'apprenant, dans le sens que l'enseignant est à l'écoute de l'apprenant et à ses besoins. On doit reconnaitre que l'apprenant peut aussi mettre en œuvre ses propres stratégies d'apprentissage. C'est nécessaire donc de prendre en compte les besoins de l'apprenant, ses intérêts et ses styles d'apprentissages .Le projet pédagogique semble favoriser l'implication de l'apprenant d'une façon contractuelle. L'apprenant est encouragé à participer effectivement dans la prise des décisions, et de cette façon, il se sentirait valorisé.

Agnès Brake dans son article paru dans Français dans le monde reconnait que « l'inscription de l'apprenant dans un projet pédagogique fait de lui l'acteur principal de son apprentissage. Il doit construire ses connaissances pour mener à bien l'objectif visé, c'est-à-dire résoudre un certain nombre de problèmes rencontrés au fur et à mesure de l'évolution du projet » (Brake, 2001 : p.176)

Tous cela semblent s'accorder avec ce proverbe chinois qui apparemment porte de bon sens : « Dis –moi et j'oublie, montre moi et me souviens, implique –moi et je comprends » Le sous-entendu est que la meilleure façon d'enseigner est d'impliquer l'apprenant.

2.1.3 Les activités porteuses du sens

On ne peut pas nier le rôle incontournable que joue la motivation dans l'apprentissage réussi. Les notions de l'Approche communicative apparue dans les années 80/70 semblent étayer cette vue. Dans ces approches les activités qui ont du sens pour l'apprenant sont mises en avant. Les tenants de cette approche considèrent que, une analyse des besoins réels des apprenants doit être effectuée afin de mettre en place des dispositifs qui favorisent les activités porteuses du sens chez les apprenants.

Un type d'apprentissage qui aboutit à la réalisation concrète aussi, semble très motivant. Dans les préceptes de Freinet, l'idée du projet pédagogique est concrétisée par la production de ce qu'on appelle le texte libre. Avec cette stratégie, l’apprenant rédige librement un texte soit, individuel ou collectif, qui sera imprimé et exploité. Les apprenants en outre fabriquaient des fiches de travail individualisées.

Est-ce que la pédagogie du projet conforme avec cette notion ? Est-ce qu'elle suscite la motivation ? Bru & Not : 1987, p.306) identifient cinq fonctions de la pédagogie du projet, parmi lesquelles, est celle de motivation. D'après lui, le Projet pédagogique « motive, joue un rôle thérapeutique », avec un projet pédagogique, l'apprenant « voit le sens et il renouvelle l'intérêt ».

2.1.4 Les compétences stratégiques et relationnelles

La pédagogie du projet semble favoriser le développement des autres aptitudes nécessaires dans la vie, à savoir : l'autonomie, travailler en équipe et se mettre en accord sur un sujet.

L'approche communicative met l'accent sur le développement d'autonomie de l'apprenant. En effet L'acquisition de compétences métacognitives doit être privilégiée sur celle de compétences cognitives. En d'autres termes, l'apprenant doit être amené à réfléchir sur sa façon d'apprendre afin de l'améliorer. L'autonomie est un atout incontestable dans la vie de l'apprenant et de toute être humain. Barbot reconnait l'autonomie comme « fin et comme moyen » et il conseille : « il faut préparer les apprenants à se débrouiller pour apprendre car dans la vie ils devront appendre toute leur vie avec ou sans enseignant ». Concernant l'autonomie et apprentissage, il considère à juste titre « qu'on append mieux quand on sait apprendre ». (Barbot, 2000 p.20)

D'après (Ducrot, 2012 p.3). La pédagogie du projet joue un rôle formatif « Les élèves apprennent à gérer, organiser leurs tâches et leur temps. » Avec le projet pédagogique, l'apprenant apprend à apprendre. Ils cherchent et recueillent les informations, ils seront sensibilisés à comment chercher même des documents pertinents.

Une des fonctions, d'éducation comprend former l'apprenant à la vie en collectivité. Chez Célestin Freinet, « la collaboration scolaire » joue un rôle primordial dans l'apprentissage. Le travail du groupe, dans lequel les apprenants choisissent de petits groupes, est au cœur de ses principes.

Par ailleurs, J M Ducrot reconnait que le projet pédagogique a « Une fonction synergique » Il implique, engage et incite les apprenants à mettre à contribution leurs moyens pour atteindre un but commun. Concernant la formation à la citoyenneté, Marc Bru et Louis Not estiment que, le projet pédagogique joue un rôle politique, dans le sens qu'il demande « une implication participante et donc collective ; « le projet devient alors une formation à la vie civique » Bru & Not : 1987, p.306)

Un document publie par (UNESCO : 2009) recommande la formation à ce qu'on appelle la compétence informationnelle, que nous estimons incontournable à l'heure actuelle chez toute être humain. L'apprenant doit « être à mesure de chercher l'information pertinente, la communiquer et l'utiliser selon les buts » Cette compétence informationnelle ... « Désigne l'ensemble de capacités, attitudes et connaissances nécessaires pour Savoir quand le règlement d'un problème ou la prise d'une décision nécessite de l'information, comment exprimer cette information en mots et expressions qui permettent la recherche, puis chercher et extraire efficacement cette information » (citée par Puren,2009 :128)

Enfin pour clore ce chapitre on va évoquer le rôle du projet pédagogique que Ducrot appelle « Une fonction pédagogique » selon lui, le projet permet aux apprenants de « Mobiliser la somme de leurs savoirs/savoir-faire/savoir-être 'd'utiliser leurs acquis et d'y remédier en contexte ». (Ducrot 2012 : p. 3). En ce sens, on dirait que le projet pédagogique vient répondre d'une manière plus précise à ce qui était visé par les théoriciens et pédagogues intéressés par l'enseignement /apprentissage des langues. La démarche pour la conception d'un dépliant touristique chez nos apprenants inscrits dans les filières de tourisme, hôtellerie pour nous, au moins nous l’estimons, constitue de telles activités

2.2 Justifications Pour le projet dépliant touristique sur la réserve Maasai Mara

Bordallo & Ginestet considèrent que « si pour apprendre il faut un projet, un projet ne suffit pas » Il stipule que c'est important de mettre l'apprenant en activité mais il faut toujours se demander « jusqu'a quel point et pour quelles fins » (Bordallo & Ginestet ,1995p.20) Ainsi, il nous a fallu nous demander en quoi notre projet pédagogique correspondrait à nos buts pédagogiques. Notre objectif principal était redynamiser notre pratique. Cela engendrerait la motivation, que nous jugeons être à la base de la réussite de tout enseignement/apprentissage.

En choisissant de concevoir un dépliant touristique avec nos apprenants en dernière année de leur formation à l'université, nous visions particulièrement l'appropriation de nouvelles connaissances, la consolidation et approfondissement des connaissances, jusqu'à lors acquis. Nous avons jugé que les apprenants seront appelés à mobiliser leurs connaissances pendant les activités à réaliser à savoir : en cherchant les informations pertinentes, en prenant les notes, en échangeant avec les co-équipiers et en effectuant un exposé des sous thèmes sur lesquels ils ont effectué des recherches.

En deuxième lieu, nous sommes partis du postulat que si nos apprenants sont motivés, ces dernières, soit : l'appropriation de nouvelles connaissances, la consolidation et approfondissement des connaissances seront plus faciles à achevés.

Parmi les raisons qui nous incitent à mettre en place un projet de dépliant touristique découlent du fait que nous l'estimons que c'est un projet qui est avant tout pédagogique, social et motivant. Dans cette partie, nous tenterons d’examiner en quoi nous considérons que la mise en place de notre projet répond à ces intentions

2.2.1 Projet motivant

Qu’est-ce qui nous a amène à choisir un projet dépliant touristique sur la réserve Maasai Mara en particulier ? Tout d’abord, cette réserve animalière très connue le monde entier, se trouve dans le même comté que notre université et de plus, nous partageons le même nom – tous les deux « Maasai Mara » Nous avons donc un sort de lien avec cette réserve. Nous pensons que l'idée de vouloir la promouvoir est plus motivante et plus réelle. Ils auront le sentiment de pouvoir réellement prendre part dans la société.

Un autre facteur que nous estimons inciter la motivation, est le fait que le travail consistera largement de travailler avec les nouvelles technologies. Les apprenants chercheront et recueilleront les renseignements à partir des documents trouvés à l'internet, ils se serviront des ordinateurs pour mettre en forme le dépliant. Certainement, ce moyen déférent de ce dont ils sont habitués, sera plus valorisant.

En outre, ce projet conforme avec leurs buts de formation. Il se base sur les thèmes pertinents par rapport à leurs orientations en tant que futurs travailleurs dans les secteurs de tourisme et hôtellerie. Ainsi je crois qu'ils seront à mesure de percevoir son utilité.

Également, le fait que les apprenants auront la possibilité de participer à la gestion du projet, à la prise des décisions concernant les démarches à suivre, cela inciterait la motivation. En ce sens donc, la mise en œuvre de notre projet vise la motivation, et l'enthousiasme. Nous estimons que la réalisation d’un produit concret –le dépliant touristique les susciterait .Ce projet aussi favorise l'apprentissage par actions : recherche et recueil d'information, mettre en forme, manipuler des outils informatiques entre autres. Nous sommes persuadées que cette façon d'apprendre est plus dynamique, plus efficace et divertissante et plus enrichissante.

2.2.2 Projet pédagogique

Daniel Coste dans son article paru dans le français dans le monde, conseille que toute tâche . « doit être pensée, analysé et proposé ou choisie quant à son apport comme tâche d'apprentissage » (Coste 2009 : p.19). Dans cette partie, nous allons exposer en quoi notre analyse nous convainc que notre projet de dépliant touristique est en adéquation avec nos programmes et nos buts d'apprentissage.

Dans un premier temps, ce projet est basé sur les thèmes que nous devons appréhender en tant qu’acteurs dans cette formation en tourisme et hôtellerie, à savoir : tourisme, hôtellerie, restauration et voyages. De ce fait, il nous offre une excellente chance pour acquérir, consolider et approfondir les connaissances sur les thèmes que nous devons impérativement aborder. De plus, apprendre à promouvoir un site touristique, dans lequel concevoir un dépliant touristique s'inscrit, est une nécessité pour nous. (Voir notre programme annexe)Apprendre par ce moyen de projet est simplement une façon de diversifier les supports et les démarches : il nous présente un autre moyen plus varié pour apprendre. De plus, comme nous allons voir plus précisément dans le chapitre suivant, il nous présentera l'opportunité d'aborder nos objectifs d'apprentissage.

2.2.3 Projet social

Promouvoir le tourisme chez –nous est un besoin réel. D’âpres wikipedia, au fil des années, ce secteur était en première position comme contributeur à notre économie, Celui –ci actuellement, à été relégué à une position plus inferieure, après quelques attaques par les terroristes ces dernières années (wikipedia mise à jour 4 mai 2014). Tout un chacun est maintenant appelé à faire son mieux pour que ce secteur fondamental regagne sa position.

Deuxièmement, nous nous sommes rendu compte qu'il n'y a pas de dépliant touristique dans la langue française sur cette réserve nationale, alors qu'elle est fréquentée par des touristes francophones, eux aussi. Cette réserve est très populaire et elle est notamment connue pour ce qui est nommé la huitième merveille du monde entre autres. En outre, le comté de Narok, dans lequel se trouve notre université dépend largement de tourisme. C'est notre volonté donc que ce projet aboutit à un véritable premier dépliant touristique dans la langue française, et dans ce sens, devenant un vrai projet social avec l'utilité sociale. Les apprenants en outre seront appelés à travailler en group. Ainsi ce projet favorise la collaboration et la coopération - les démarches essentielles qui « préparent les apprenants à l'autonomie et à la responsabilisation » (Perrichon, 2009 : p. 105) tant comme un étudiant que comme un citoyen.

Ce moyen d'apprendre en outre favorise l'autonomie ; en décidant largement leur modalité de travail, en menant des recherches à l'internet et en s'évaluant, les apprenants seront amenés à être plus autonomes. Cela est très essentiel car, plus ils deviennent autonomes, plus ils apprennent comment apprendre et comment se débrouiller même quand l'enseignant n'est pas avec eux et aussi dans la vie en générale.

En plus, nous tenons à sensibiliser nos étudiants, au fait qu'il y a des ressources inépuisables à l'internet ; ils devront largement cueillir et traiter les informations de l'internet en proposant ce projet. Ceci est très indispensable et surtout chez nous ; un contexte anglophone avec peu de ressources dans la langue française. En ce sens, ils apprendront à apprendre.

3. Conception du projet

Certes, tout projet nécessite assez de planning. Bordallo et Ginestet reconnaissent qu'avec le planning, « autant d'erreurs, autant d'oublis et autant de difficultés peuvent être limités » (Bordallo & Ginestet 1995 :p.38).

Avant de se lancer dans notre projet, nous avons trouvé essentielle de penser en amont des tâches préparatoires c'est-à-dire : élaborer notre fiche technique, établir les ressources dont nous aurions besoin et des principes ou normes qui vont nous guider. Ainsi dans ce chapitre, nous porterons notre attention, premièrement, sur ce que nous avons réalisés en avance et ce que nous avons établi comme les pré requis.

Deuxièmement, nous allons expliciter comment, guidé par ce que nous avions établis, nous avons cherché à déterminer si le projet était réalisable. Finalement, étant convaincu de sa faisabilité, nous avons jugé judicieux de s'interroger et réfléchir en amont tout d'abord, sur notre rôle en tant qu'enseignant dans ce moyen d'enseigner, qui nous était nouveau. Ensuite, avons réfléchi à comment nous comptions favoriser l'adhésion et la motivation pour le projet chez nos apprenants.

3.1 Fiche technique

Produit final : dépliant touristique d'une réserve nationale kényane - Maasai Mara

Public : Etudiants universitaires anglophones, non-spécialistes du français poursuivant une formation en tourisme, hôtellerie et restauration

Institution : Université Maasai Mara

Pays - Kenya

Public :

Niveau : A2 (en français générale mais avec un niveau plus élevé en français du tourisme et hôtellerie)

Durée : 12 sessions de deux heures

Thèmes : tourisme, hôtellerie et voyage

Objectifs socioculturels et pragmatiques
-décrire un site touristique-présenter un hébergement
-Indiquer la situation géographique d'un lieu.
- Organiser et réaliser un dépliant touristique
-faire une recherche sur un sujet à l'internet
-choisir ensemble
--Travailler en équipe-discuter et se mettre en accord sur un sujet

Objectifs linguistiques
-acquérir le lexique de l'hôtellerie et restauration
-acquérir le lexique sur les animaux
-Employer l'impératif et l'adjectif qualificatif pour informer et promouvoir un site touristique
-lexique de la description touristique et hôtellerie
-moyens de déplacement

Compétences visés
Compréhension écrite
Expression orale
Production écrite
Compétence stratégique

Comme indiqué plus haut, nous avons affaire aux étudiants qui suivent une formation en tourisme, hôtellerie et restauration à l'université et ils sont donc obligés de faire une langue étrangère. D'habitude, à partir d'environ 70 heures de français général, on se lance dans un français plus spécifique ; c'est-à-dire un français opérationnel avec des objectifs précis et orienté vers les thèmes du tourisme, hôtellerie et restauration. Dans une semaine, nous avons trois heures pour nos cours. On consacrera 2 heures pour le projet.

[...]

Résumé des informations

Pages
44
Année
2014
ISBN (ebook)
9783668056060
ISBN (Livre)
9783668056077
Taille d'un fichier
743 KB
Langue
Français
N° de catalogue
v306049
Note
mots-clé
pour français kenya projet

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Titre: Pour une meilleure didactique du Français pour le tourisme et hôtellerie au Kenya