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La protection du français au Québec

de Paula Katharina Klein (Auteur)

Thèse Scolaire 2010 19 Pages

Didactique - Français - Sciences Sociales

Extrait

Table des matières

A. Le sujet. 3

B. La Protection du français au Québec
1. L’identité nationale – plus que le sens de la nation
2. L’identité par la langue dans les diverses époques
2.1 Régime français – La Nouvelle-France
2.1.1 Histoire
2.1.2 Affranchissement des contraintes de l’ancienne société et conséquence dans le domaine de la langue
2.1.3 L’identification précoce d’une langue commune
2.2 Régime britannique
2.2.1 Histoire
2.2.2 La rôle du français sous le régime britannique
2.3 Époque de la Confédération
2.3.1 Histoire
2.3.2 Préparation de la libération
2.4 Révolution tranquille
2.4.1 Histoire
2.4.2 Raison pour la législation linguistique
2.4.3 Lois linguistiques
2.5 Résumé de la Révolution tranquille
3. Francisation
4. Les moyens de contrôle et leur raison
4.1 Les trois organismes déterminés dans la Charte de la langue française
4.1.1 L’Office de la langue française
4.1.2 La Commission de protection de la langue française
4.1.3 Le Conseil de la langue française
4.2 L’Office québécoise de la langue française
4.3 Pourquoi les Québécois se cramponnent à la langue

C. Conclusion

D. Bibliographie
1. Monographies
2. Articles de journal et brochures
3. Adresse d’internet et des fiches digitales

E. Annexe

A. Le sujet

Quels sont les traits de caractère des brebis galeuses ? Ils sont différents des autres animaux du groupe et ils sont minoritaires. En raison de leur apparence, ils se distinguent des autres animaux. Ils ne peuvent pas s’adapter et n’ont pas le sentiment d’appartenance au groupe. Par conséquent, ils sont moins intégrés et doivent suivre leur propre voie. Cela nécessite de la confiance en soi, de l’optimisme, de la persévérance, de l’endurance et de l’énergie.[1]

Les caractéristiques de l‘espace culturel au Québec sont semblables à celles d’une brebis galeuse. Le Québec adopte, comme « exception culturelle » une position particulière sur le continent nord-américain.[2] Le Québec est la province la plus grande du Canada et la destination de nombreux touristes et d’immigrants. Surtout, Montréal est devenue un lieu de rencontre des différentes nations et cultures au cours des dernières décennies.[3]

« Je me souviens » saute aux yeux au Québec. Écrite sur tous les plaques d’immatriculation, cette phrase fait penser à la Révolution tranquille et manifeste le lien des Québécois avec leur histoire.[4]

L’indicateur le plus crucial du Québec n’est pas la culture ou le paysage, mais la langue parlée qui détermine la population. Pour plus de précisions, un tableau représentant la population avec ses différentes langues maternelles au Québec depuis le dernier recensement sera présenté à la fin du document.[5] Au milieu du siècle dernier, on a essayé de se démarquer des autres nations et groupes.

Des intellectuels, des scientifiques, des politiciens et de nombreux autres groupes travaillent à la question d’une identité québécoise spécifique et soulèvent la question : « Qu’est-ce que c’est d’être québécois? Quelle est la place des francophones dans la société québécoise? ». [6]

Dans cet exposé écrit on mettra l’accent sur la genèse du sens de l’identité particulièrement par la langue française au Québec. De différentes périodes peuvent être identifiées en vertu de ce critère.

Au début, « l’identité nationale » sera définie. Puis, on présentera la période de la domination française en Amérique du Nord. Ensuite on se penchera sur le problème de l’identité linguistique au Québec sous la suprématie des Britanniques. Un autre chapitre sera le français au cours de la confédération canadienne. On abordera spécifiquement l’époque après la Révolution tranquille qui a abouti à la Francisation. Alors, on s’attachera à la francisation et leur application par des moyens de contrôle.

On va essayer de répondre aux questions suivantes : Pourquoi existe-t-il un tel battage de la question linguistique au Québec ?, Pourquoi la langue français bénéficie-t-elle au Québec d’une protection si forte ?, Dans quelle mesure l’identité des francophones passe-t-elle par la langue au cours de différentes périodes ?

B. La Protection du français au Québec

1. L’identité nationale – plus que le sens de la nation

L'identité sociale se réfère à la composante d’une image de soi qui découle de la prise de conscience de l'appartenance à un groupe social. Dans le cas de l’identité nationale, le groupe de référence est la nation. Une nation est définie comme une communauté sociale et politique avec laquelle les citoyens peuvent s’identifier. Il y a une liaison positive forte et émotionnelle avec la nation.[7]

La communauté soutient les mêmes valeurs. Il y a un sens du devoir des citoyens à l’égard de lacollectivité nationale. Sur le plan national, on aperçoit un facteur de mobilisation et d’intégration. En parallèle, la nation a une conscience de sa mission hors des frontières. La nation est le motif supérieur de justification de l’attitude politique. Elle aspire à l’autodétermination au sens d’un État-nation.[8]

La nation s’explique par la culture, les idéaux, l’ascendance commune. Des signes distinctifs importants sont la constitution commune et un propre parlement[9], mais aussi l’existence d’un propre territoire.[10] La base d’une identité nationale est un sentiment de terrain d’entente et de solidarité qui lie les gens ensemble.[11]

Depuis longtemps déjà, les individus ont cherché leur propre identité et ont souhaité former des nations. En ce qui concerne le Québec, on voit plusieurs critères qui délimitent la nation, par exemple la langue et la même culture influencé par l’Europe. La controverse est de savoir si le Québec devrait être une nation indépendante. La conscience nationale et les liens avec la langue française sont encore ancrés profondément dans la population.

2. L’identité par la langue dans les diverses époques

2.1 Régime français – La Nouvelle-France

2.1.1 Histoire

La période de la Nouvelle-France s'étend de 1534 jusqu’à 1760.[12] C'est l’époque où les grandes pouvoirs européennes partent à la découverte du monde afin d'exploiter de nouvelles richesses.[13]

En 1534, Jacques Cartier prend officiellement possession du territoire au nord-est du Canada d’aujourd’hui qu’il nomme Nouvelle-France. Soixante-quatorze ans plus tard, la ville de Québec est fondée par Samuel de Champlain.[14] Le nom « Québec » provient du vocabulaire algonquin et signifie « passage étroit ». C’est un rapport au rétrécissement du fleuve Saint-Laurent à cet endroit.[15]

Le conflit linguistique, particulièrement entre l’anglais et le français, commence à cette période.[16] Peu après la fondation de la compagnie de la Nouvelle-France qui doit établir l’Empire français en Amérique du Nord, les Anglais capturent la flotte et la colonie en 1629. Jusqu’à 1632, quand la colonie est rendue à la France, la langue officielle est l’anglais.[17]

En ce qui concerne les rapports de force, au milieu du seizième siècle, la Nouvelle-France devient une colonie royale.[18] Depuis que Louis XIV s’intéresse aux colonies d’Amérique du Nord, des mesures sont prises pour une augmentation de la population.[19] D’un côté, la population augmente par ces mesures, de l’autre la langue française s’impose par l’arrivée des Filles du Roy[20] et surtout par la fermeté des colons à la Nouvelle-Monde.[21]

[...]


[1] cf. Barmeyer, Christoph : Frankreich in Amerika. Zur kulturellen Ausnahmestellung von Québec. URL : http://www.phil.uni-passau.de/fileadmin/group_upload/54/Zeitungsartikel_pdf/61.QuebecBarmeyer.pdf , page consultée le 7 novembre 2010.

[2] cf. ibid.

[3] cf. http://www.etudieramontreal.info/fr/vivre/multiculturalisme, page consultée le 2. novembre 2010.

[4] cf. s.a. : Zwei Einsamkeiten. Dans: Der Spiegel 26, 1990. p. 135 sq. (Voir Annexe E. 1.)

[5] (Voir l’annexe E. 5.)

[6] cf. Beauchemin, Jacques : L’histoire en trop. La mauvaise conscience des souverainistes québécois. Montréal : VLB Éditeur, 2002. p. 9.

[7] cf. Fritsch, Elisabeth : The Concept of National Identity: An In-Depth Analysis of Its Nature and Impact on

Consumer Behaviour. URL : http://othes.univie.ac.at/2819/1/2008-10-28_0104802.pdf, page consultée le 1 novembre 2010

[8] cf. Fiche du cours d’histoire du 1er octobre 2010.

[9] cf. Oakes, Leigh/ Warren, Jane : Language, citizenship and identity in Quebec. New York : Palgrave Macmillan, 2007. p. 13.

[10] cf. Larrivée, Pieree : Les Francais, les Québécois et la langue de l’autre. Paris : L’Harmattan, 2009. p. 2.

[11] cf. Fritsch, Elisabeth : The Concept of National Identity: An In-Depth Analysis of Its Nature and Impact on Consumer Behaviour . p. 17.

[12] cf. http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=a1ARTA0006591 , page consultée le 5 novembre 2010.

[13] cf. Ministère des Relations internationales. Le Québec à grands traits. Version multimédia, CD-ROM.

[14] cf. Plourde, Michel : Le français au Québec : 400 ans d’histoire et de vie. Nouvelle édition. Québec : Les Éditions Fides et Les Publications du Québec, 2008. p. 47.

[15] cf. Le Québec à grands traits. Version multimédia, CD-ROM.

[16] cf. Plourde, Michel : Le français au Québec : 400 ans d’histoire et de vie. p. 28.

[17] cf. http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0001815 , page consultée le 30 octobre 2010.

[18] cf. http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pgs/commun/portrait/repereshistoire/?lang=fr , page consultée le 30 octobre 2010

[19] cf. s. a. : Von Champlain bis Montcalm : La Nouvelle France. Dans : Textheft zur Wandzeitung „ Gesellschaft und Staat“. München : Bayerische Landeszentrale für politische Bildungsarbeit, 2003. p. 8.

[20] Les Filles du roi sont envoyées à l’Amérique du Nord par Louis XIV pour peupler la Nouvelle-France. Elles venaient pour la plupart de l'Hôpital général de Paris (cf. http://www.mef.qc.ca/filles_du_roi.htm , page consultée le 3 novembre 2010).

[21] cf. Plourde, Michel : Le français au Québec : 400 ans d’histoire et de vie. p. 28.

Résumé des informations

Pages
19
Année
2010
ISBN (ebook)
9783656630241
ISBN (Livre)
9783656630210
Taille d'un fichier
702 KB
Langue
Français
N° de catalogue
v270965
Note
14
mots-clé
Québec Französisch Francophonie Français

Auteur

  • Paula Katharina Klein (Auteur)

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