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La guerre en Irak dans "L'EXPRESS"

Une comparaison entre la France et l'Allemagne

Thèse Scolaire 2004 38 Pages

Français - Sciences Sociales

Extrait

Table des matières

1. La guerre en Irak - un rapprochement franco-allemand?

2. L' EXPRESS.
2.1 Des informations générales sur l'hebdomadaire
2.2 L'importance et situation en France depuis 1953
2.3 Les lecteurs

3. Sujet: La position allemande concernant la guerre en Irak
3.1 La présentation de la position allemande dans L'EXPRESS
3.2 Les relations entre l'Allemagne et les Etats-Unis
3.3 La situation financière et économique de l'Allemagne
3.4 La position de Gerhard Schröder
3.4.1 Avant l'élection du 22 septembre 2002
3.4.2 Après l'élection

4. Sujet: La position française concernant la guerre en Irak.
4.1 La présentation de la position française dans L'EXPRESS
4.2 Les relations entre la France et les Etats-Unis
4.3 Les intérêts économiques de la France
4.4 La position de Jacques Chirac
4.4.1 Jacques Chirac suivant Gerhard Schröder
4.4.2 Jacques Chirac se ménageant une porte de sortie
4.5 Les relations françaises avec l'Irak

5. Le rôle de l'Union européenne dans le conflit.
5.1 La future fonction de l'Union européenne
5.2 La lutte pour le pouvoir provoquant une division de l'Europe
5.3 La situation de l'Allemagne dans l'Union européenne
5.4 La situation de la France dans l'Union européenne

6. Le rapprochement franco-allemand pendant la crise en Irak
6.1 Les conditions pour un rapprochement
6.2 L'importance du rapprochement pour l'Europe

7. Conclusion

Annotations

Appendice
1. Les tableaux
1.1 Les hebdomadaires illustrées d'information en France
1.2 Le tirage de L 'EXPRESS entre 1960 et 1979
1.3 Les lecteurs de L'EXPRESS
2. L'explication des noms cités des collaborateurs de L'Express

Bibliographie
1. Littérature primaire
2. Sites Internet
3. Littérature d'accompagnement

Erklärung

1. La guerre en Irak - un rapprochement franco-allemand?

Pour les relations futures entre la France et l'Allemagne, il est nécessaire que les deux Etats sortent des sentiers battus. Dans le monde d'aujourd'hui avec ses crises politiques et économiques, les anciens ennemis héréditaires doivent donner l'exemple et montrer une réconciliation couronnée de succès. Quand ils acceptent les divergences d'opinions inévitables, c'est-à-dire accepter que chaque pays agit à cause d'une identité particulière

et des intérêts nationaux - il y a la possibilité d'une coopération entre deux partenaires égales en droits.[1]

Jusqu'à quel point, cette exigence, formulée pendant une période où les relations politiques entre ces deux pays étaient plutôt défectueuses[2], est-elle satisfaite aujourd'hui concernant le rapprochement franco-allemand dans le conflit dans l'Irak? Les deux pays - ont-ils donné un exemple pour le monde et l'Europe en ayant une position claire en ce qui concerne la guerre de l'Irak ou sont les positions allemandes et françaises plutôt fondées sur des intérêts

individuels? A l'avenir, comment cette coopération franco-allemande va-t-elle influencer l'Union européenne? La comparaison entre la position française et la position allemande concernant la guerre de l'Irak, comme ils se reflètent dans les articles de L'EXPRESS peut en donner une réponse.

2. L'EXPRESS

Pour tirer une conclusion de la comparaison entre l'opinion française et l'opinion allemande, il est inévitable de donner un bref aperçu

de L'EXPRESS et une analyse de ses lecteurs.

De surcroît, il faut garder en tête que la comparaison est presque exclusivement fondée sur des articles de L'EXPRESS, une hebdomadaire illustrées d'informations, naguère un porte-voix de la politique, quand Jean-Jacques Servan-Schreiber, un des fondateurs de L'EXPRESS,

a travaillé comme secrétaire général du Parti Radical Socialiste sans cesser son collaboration au journal.[3]

2.1 Des informations générales sur l'hebdomadaire

Fondé le 16 mai 1953 par Jean-Jacques Servan-Schreiber, le futur Directeur de la Publication à partir de 1956, et Françoise Giroud, L'EXPRESS existe comme périodicité hebdomadaire depuis le 9 mars 1956. Pendant cette phase initiale il a représenté un lieu de rencontre de Pierre Mendès-France, François Mauriac et André Malraux. Eux et Jean-Paul Sartre, qui a collaboré à L'EXPRESS depuis 1956, renvoient l'image d'un haut niveau. Suggéré par des magazines d'informations américains, L'EXPRESS est devenu onze ans après son création le premier magazine d'actualité français. En fait ,

L'EXPRESS INTERNATIONALE d'aujourd'hui est une formule qu'on a modifié en mai 1996, peu après que Denis Jeambar est nommé

Directeur de la Rédaction. Jusqu'à présent, Denis Jeambar est Directeur

de la Rédaction, Directeur de la Publication est aussi Président du Directoire du Conseil de Surveillance. Pendant les années quatre-vingts L'EXPRESS s'est développé vers une hebdomadaire riche et variée concernant

le contenu des reportages.[4]

De surcroît, il y a eu souvent des changements en ce qui concerne les rubriques, car la présentation donne à la presse périodique une

parution plus promotionnel et la différencie toujours plus du quotidien.[5]

« Un double Express : le News repensé pour décrypter, analyser, approfondir ce qui est essentiel dans une actualité; le Magazine pour saisir l'air du temps, le décoder et enrichir sa vie. »[6]

Du point de vue du contenu, il y a d'un côté les articles du fond, les reportages et les chroniques consacrés à la politique française et mondiale. En tout cas, ce sont des articles qui aident les gens à se faire une opinion. D'autre côté il y a des pages consacrées à la littérature, l'art et la musique. En générales des domaines de la culture française. La division en rubriques donnée se développe toujours. Actuellement il y a la division claire en:

«L'évènement, Les indiscrets, La semaine (France, Monde, Société, Découvertes, Culturel, Livres, La semaine des lecteurs, Economie), Jouer».[7] Pour chaque de ces rubriques il y a à peu près cinq à dix journalistes.[8]

L'EXPRESS doit aussi vivre avec son temps: en 1997, l'hebdomadaire avait lancé son site Internet. Trois ans après, la formule du site Internet d'aujourd'hui est introduit: «www.lexpress.fr», qui offre la possibilité de

s'informer, de passer le temps et en plus de discuter l'actualité politique, économique et internationale dans les forums.[9] Le but est de lier les internautes qui préfèrent s'informer en ligne à l'hebdomadaire.

2.2 L'importance et situation en France depuis 1953

Après la transformation de l'hebdomadaire libérale de gauche qui se prononçait catégoriquement contre une guerre en Algérie et contre les idées de Charles de Gaulle, en un magazine d'actualité avec beaucoup de réclames, la plupart des journalistes engagés dans le domaine politique sont partis chez Le Nouvel Observateur. Voilà pourquoi L'EXPRESS, l'ancienne hebdomadaire avec une fonction politique, a suivi une ligne modérée et réformiste à partir de cela. L'effet était une augmentation brutale de la tirage entre les années 1960 et 1967, car la nouvelle ligne a plu plutôt à la grande masse. Mais déjà en 1971 les chiffres ont baissé en raison de la fondation de l'hebdomadaire Le Point par des journalistes de L'EXPRESS, qui ont quitté la rédaction après la nomination de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Directeur de la Publication, au poste de président de la Parti Radical.

Le Point a lié un part des lecteurs de L'EXPRESS à lui-même. Depuis

ce moment-là, L'EXPRESS représente une tendance antigaulliste, réformiste et technocratique dans la droite française. Concernant la politique intérieure, l'hebdomadaire est liée forte à la pensée regionaliste. Quant à la politique

extérieure, le magazine est partisan de l'union de l'Europe et d'un attachement européen aux Etats-Unis.[10]

En France, il y a trois grands périodiques d'information du type de

Der Spiegel.

La part de marché de L'EXPRESS entre les hebdomadaires illustrées d'information quant au diffusion dans la R.P. se situe avec

32% juste derrière Le Nouvel Observateur (35%) et Le Point (35,3%).

En tout, il n'y a pas des grandes différences entre les trois hebdomadaires les plus importantes dans cette catégorie. A cause de son propre orientation politique, chaque magazine a un lectorat stable. Tous les résultats se situent entre 32% et 35,3%. En revanche, on constate des résultats clairs concernant les abonnés: ici, L'EXPRESS se trouve en première position avec un noyau de 69% des clients habituels succédé par

Le Nouvel Observateur (58%). Ça veut dire d'un côté que beaucoup

de Français préfèrent le portage à domicile et d'autre côté que L'EXPRESS

est l'hebdomadaire qui vit surtout de ses lecteurs abonnés permanentes. C'est aussi une indication sur un lectorat stable . Concernant la tirage, L'EXPRESS est en première position avec 545 348 exemplaires vendus.[11] Généralement, L'EXPRESS fait partie des plus grandes et importantes hebdomadaires françaises et de cette façon, L'EXPRESS a une influence non négligeable sur l'opinion publique en France avec un tirage d'aujourd'hui de 715 500 exemplaires environ.[12]

2.3 Les lecteurs

« chaque catégorie, chaque type, et même chacun des organes de la presse périodique, a une clientèle limitée à un groupe social déterminé. »[13]

Un jugement qui correspond aussi à L'EXPRESS qui est lu surtout par les cadres habitant les grandes villes, ayant des revenus assez confortables[14], comme le montrent les publicités que l'hebdomadaire contient. C'est ainsi que 75% des recettes de l'hebdomadaire provient des annonces, car le magazine est intéressant comme supports publicitaires à cause d'un lectorat haut de gamme.[15] Alors, la statistique indique la cible de leur publicité.

Le lecteur moyen de L'EXPRESS est décrit comme suit:

En moyenne il est un homme d'âge mur, qui provient d'un cadre moyenne avec un diplôme de fin d'études universitaires. Son revenu annuel se situe ou bien entre 18 000 et 36 000 € ou bien entre 36 000 € et plus. C'est frappant qu'il y a presque autant des gros salaires que des gagnants moyens. Par contraire, la part des lecteurs des revenus bas est petit. Il y a un rapport entre le niveau d'instruction des lecteurs, les PCS individus et les revenus annuels du foyer: la plupart des lecteurs a visité des établissements d'enseignements secondaire et a fait des études. Enfin, ils ont choisi une profession qui convient à leur niveau d'instruction, bref, souvent des profession avec des salaires moyens. La majorité des lecteurs a plus de

50 ans, donc, la part des retraités est plus grand que celle des étudiants et lycéens, car dans cette tranche d'âge il y peu des lecteurs.[16]

3. Sujet: La position allemande concernant la guerre en Irak

Premièrement, la crise en Irak et son attitude pacifiste ont assuré la réélection de Gerhard Schröder.[17]

Deuxièmement, malgré sa décision de ne pas soutenir les Etats-Unis dans la guerre en Irak, Gerhard Schröder n'a pas risqué une cessation des relations diplomatiques avec les Etats-Unis. En fait, Gerhard Schröder est en train de se réconcilier avec George W. Bush.[18]

3.1 La présentation de la position allemande dans L'EXPRESS

L'histoire de l'Allemagne a joué un rôle particulier concernant la position allemande dans le conflit en Irak. Selon Michel Faure et Blandine Milcent, la société allemande a une vocation naturelle à la réflexion morale sur

la violence depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. De plus, le mur de Berlin et le fait que l'Allemagne était situé entre les deux fronts pendant la guerre froide ont contribué à cette sentiment plutôt pacifiste.

Le refus d'une intervention militaire en Irak était fondé sur une argumentation sur les dangers de l'unilatéralisme, de frappes préventives et les risques d'une déstabilisation des pays arabes et du Proche-Orient.[19]

Du point de vue des journalistes, la position allemande a influencé le résultat de l'élection du 22 septembre 2002. Le chroniqueur Bernard Guetta l'interprète comme une signe du côté de la population allemande contre

le plan des Etats-Unis de partir en guerre et de faire pression sur les Etats membres de l'UE pour qu'ils lui suivent. En d'autres termes, on n'a pas voté pour Gerhard Schröder et sa politique, on a voté contre la guerre en général et en particulier contre une participation à la guerre. En plus, selon Bernard Guetta, ce n'était pas seulement l'opposition contre la guerre qui a plu aux électeurs, mais le refus avait eu l'air d'une Allemagne si fort qu'elle peut parler pour elle-même. C'est-à-dire une nouvelle Allemagne autonome après avoir jouer le rôle d'une subalterne depuis 1945. Contrairement à Gerhard Schröder, Edmund Stoiber ne s'est prononcé pas si claire contre une guerre.[20]

En fait, son parti n'a voulu pas s'engager: il n'a voulu pas perdre les

Etats-Unis en qualité d'un investisseur. Si cette exigence sera satisfait, il était prêt à suivre la ligne franco-allemande, au cas où son parti aurait enfin trouvé une ligne commune.[21]

Il confirme le thèse de Blandine Milcent que le plan de George W. Bush était l'occasion pour Gerhard Schröder de se servir des voix publiques qui se sont élevées contre la guerre pour gagner l'élection.[22]

3.2 Les relations entre l'Allemagne et les Etats-Unis

«Une diplomatie qui dérape»[23] - les relations diplomatiques entre l'Allemagne et les Etats-Unis, naguère deux solidaires, étaient certainement difficiles après l'annonce de Gerhard Schröder qu'il ne va jamais soutenir

George W. Bush. Sans doute, le choix de mot de Gerhard Schröder, en parlant d'un «aventurisme américain»[24] a détérioré les relations.

En outre, Michel Faure et Blandine Milcent parlent d'une déception des Etats-Unis suivant ces rapproches de Gerhard Schröder, car ils n'ont pas attendu que le chancelier et ancien allié va oser être contre eux.[25]

A mon avis, si on parle des Etats-Unis déçu en critiquant que Gerhard Schröder n'a pas tenu sa promesse d'une solidarité sans réserve après

le 11 septembre 2001, il faut tenir compte du fait que Jacques Chirac était le premier homme politique européen à manifester sa solidarité totale avec les Etats-Unis.[26]

L'EXPRESS même parle du grand effort de Joschka Fischer, le ministre allemand des Affaires étrangères, d'apaiser la relation refroidie avec George

W. Bush, qui a plus ou moins ignoré la réélection de Gerhard Schröder.[27]

Du côté de la Maison-Blanche les Allemands sont, semblable aux Français[28], des traîtres[29]. Avec ce refus envers la politique américaine,

Gerhard Schröder se comporte dorénavant même typiquement français, à l'avis de Bernard Guetta.[30]

Mais à l'avis de Michel Faure, les Etats-Unis n'étaient pas considérés comme un protecteur, mais comme un responsable pour la séparation de la nation allemande et même comme un facteur qui peut déstabiliser l'équilibre répondu de la paix à l'époque de la jeunesse de Gerhard Schröder et Joschka Fischer. Du côté de la gauche, la politique américaine était observée d'une façon critique, les actes américains étaient trop dangereux aux leurs yeux. A l'avenir, l'Allemagne va suivre une politique d'une autonomie de la diplomatie, qui sert aux intérêts nationaux. Au surplus,

le différent entre ces deux pays concernant l'Irak est l'effet d'une certaine normalité voulu par Gerhard Schröder.[31]

Cette sentiment d'une anti-américanisme et d'une pacifisme nationale est pour l'auteur la condition pour l'attitude de Gerhard Schröder envers une guerre en Irak:

« l'accomplissement [...] de ce rêve de jeunesse, cette volonté ancienne, née au cœur de la guerre froide, de s'affranchir de la tutelle étrangère maintenant que la nation allemande est [...] «libérée» [...] de son histoire [...] et des Etats-Unis. Pour le candidat Schröder de l'été 2002, déclarer son hostilité à une guerre américaine en Irak était donc assez naturel. »[32]

Mais autant que je sache, Gerhard Schröder n'était pas toujours

anti-américain concernant sa politique étrangère, c'est en contradiction avec cette affirmation de l'auteur. De plus, la politique ne tient jamais compte des relations personnelles ou des «rêves de jeunesse».

Sans conteste, Gerhard Schröder était le premier qui se n'est pas plié à la volonté des Etats-Unis. Mais il était aussi le premier à se réconcilier avec George W. Bush en changeant son ton au début de l'offensive américaine en Irak. Il veut que l'industrie allemande puisse tirer profit de la reconstruction de l'Irak. C'est pourquoi il suit une nouvelle ligne politique:

« une fois la guerre engagée, ne regardons plus en arrière, mais œuvrons à l'après-guerre pour rester dans la course. »[33]

3.3 La situation financière et économique de l'Allemagne

Naguère, l'économie allemande la plus importante de l'Europe a fait peur aux Français. Maintenant, les chiffres français sont mieux concernant

le chômage, le déficit public et la demande selon les statistiques. Le respect pour l'Allemagne reste encore, mais son image est en train de changer.

Elle est devenue «l'homme malade»[34] en Europe: la réunification, la crise

monétaire, l'euro, le krach et par conséquent la dette des banques et entreprises sont les facteurs qui ont affaibli le pays sur le plan financier. Une amélioration de cette situation n'est pas en vue à cause du gouvernement hésitant à entreprendre les réformes nécessaires et du peuple voyant toujours son intérêt, bien qu'il ait déjà perdu la confiance en leur système.[35]

Cette statistique souligne le thèse, que Gerhard Schröder a eu besoin de l'occasion de se présenter comme pacifiste pour gagner l'élection, car sa compétence en politique intérieure face à ces chiffres était jugée plutôt négative. Il me semble que ces chiffres, seulement comparés avec ceux de la France et l'illustration d'un aigle plumé donnent l'image d'une

Allemagne faible aux Français. De surcroît, les Français pourraient se sentir désormais supérieurs bien qu'ils aient aussi des problèmes économiques.

3.4 La position de Gerhard Schröder

« Unsere und die künftige Generation von Politikerinnen und Politikern haben eine einmalige historische Chance, Europa dauerhaft

zu einem Ort des Friedens [...] zu machen. »[36]

La paix, un mot clé de Gerhard Schröder. Pendant la guerre en Irak,

il s'est présenté en qualité d'un homme pacifiste qui ne veut pas causer des plusieurs foyers des crises dans le monde. C'est pareil pour Joschka Fischer, qui a annoncé dans un interview:

« Notre position est [...] claire : nous ne prendrons pas part à une option militaire [...] Notre but est le désarmement pacifique de Saddam Hussein s'il s'avère que l'Irak possède des armes de destruction massive [...]

Ce n'est pas uniquement une question de promesse électorale, même

si je vois là une raison suffisante pour ne pas participer à une guerre. »[37]

Premièrement Joschka Fischer a affirmé qu'il y avait une opinion pacifiste en Allemagne dont on avait profité pendant la campagne électorale.

Selon Le Financial Times Deutschland plus de 80% des Allemands ont considéré une intervention militaire en Irak pas justifié et encore 57%

ont cru que les Etats-Unis, plutôt George W. Bush aiment faire la guerre.[38]

Deuxièmement il s'est engagé à propos d'une position absolue contre

la guerre, mais il a laissé en suspens un engagement humanitaire après la guerre ou quelque chose de semblable.

Cette attitude pacifiste a renforcé Gerhard Schröder dans les domaines de la politique intérieure et extérieure. Bref, il joui une certaine estime

maintenant et ça lui donne le courage nécessaire de se montrer plus décidé sans essayer d'éviter des explications comme d'autrefois.[39]

Face aux risques incalculables qui pourraient résulter de la guerre, Bernard Guetta a donné raison à Gerhard Schröder qu'on ne peut pas aspirer à une option militaire déstabilisant le monde. Comme le chancelier allemand, les autres hommes politiques en Europe doivent absolument essayer d'éviter une guerre provoquée par les Etats-Unis déraisonnables.[40]

3.4.1 Avant l'élection du 22 septembre 2002

Le «chancelier solitaire»[41] s'est retrouvé seul dans le pays-même et

à l'étranger. Gerhard Schröder a dû inspirer confiance et se faire écouter dans une grande coalition, chez l'opposition et chez le peuple allemand

à cause des problèmes en matière de politique intérieure qui ont causé une sentiment d'insatisfaction.[42] En France, il est observé d'une façon critique.

En fait, on ne lui croire capable d'entreprendre des reformes nécessaires

et un demi an avant l'élection on lui a vu être pris au piège, un homme avec un gouvernement pour lequel il n'y a pas urgence en Allemagne.[43]

Certes, les journalistes savent que Gerhard Schröder devait son réélection à la crise dans l'Irak:

« En se déclarant hostile à une guerre en Irak, il a canalisé à son profit, avec l'aide de son ministre des Affaires étrangères, le Vert Joschka

Fischer, un courant pacifiste que les deux hommes connaissent intimement pour l'avoir traversé. Il a toujours exercé, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, une profonde influence sur la société allemande. »[44]

Franz Walter, un politologue allemande a avoué dans L'EXPRESS que Gerhard Schröder sait de tirer profit des circonstances comme la guerre en Irak ou l'inondation en Allemagne contrairement à la partie adverse, en

particulier Edmund Stoiber. Dans cette citation il a reproché au chancelier, qu'il n'a «ni concept ni ligne directrice»[45] au-delà ça. Déjà pendant la guerre en Kosovo, il a montré son talent de tirer profit de cette crise pour sauver sa peau.[46]

3.4.2 Après l'élection

Le 23 janvier 2003, Gerhard Schröder s'est prononcé contre la guerre avec ou sans l'aval de l'ONU à Berlin:

« L'Allemagne ne peut approuver une légitimation de la guerre. Tout doit être entrepris pour faire appliquer la résolution 1441 par des moyens pacifiques. »[47]

[...]

[1] Poidevin, Bariéty, S. 468

[2] Poidevin, Bariéty, S. 461

[3] Brochure de L'EXPRESS

[4] Brochure de L'EXPRESS

[5] Albert, p. 14 ff.

[6] Brochure de L'EXPRESS

[7] Sommaire de L'EXPRESS, p. 5

[8] L'ours de L'EXPRESS, p. 39

[9] http://www.lexpress.fr/info/

[10] Leube, Schrader, S. 274 f.

[11] Albert, p. 95

[12] Sommaire de L'EXPRESS, p. 5

[13] Albert, p. 14

[14] Cumul juillet 2001 à juin 2002 de L'EXPRESS

[15] Leube, Schrader, S. 274 f.

[16] Cumul juillet 2001 à juin 2002 de L'EXPRESS

[17] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[18] Milcent, Berlin-Washington La réconciliation, p. 22

[19] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62 f.

[20] Guetta, Les deux Soeurs, p. 21

[21] Milcent, Schröder piégé par la crise, p. 23

[22] Milcent, La drôle de victoire de Schröder, p. 20

[23] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[24] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 63

[25] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 64

[26] http://www.consulfrance-munich.org/preschirac-nyt.htm

[27] Milcent, La drôle de victoire de Schröder, p. 21

[28] Lagarde, Louyot, France-Irak Le dessous des cartes, p. 54

[29] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[30] Guetta, Les deux soeurs, p. 21

[31] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 63

[32] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 63

[33] Milcent, Berlin-Washington La réconciliation, p. 22

[34] Allemagne: l'aigle déplumé?, p. 74

[35] Allemagne: l'aigle déplumé?, p. 74

[36] Schröder, S. 17

[37] Hugues, Interview Joschka Fischer, p. 28

[38] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 63

[39] Milcent, Social: le modèle Schröder, p. 18

[40] Guetta, Pas Jefferson, hélas..., p. 17

[41] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[42] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[43] Milcent, Schröder piégé par la crise, p. 22 f.

[44] Faure, Milcent, Schröder, chancelier chancelant, p. 62

[45] Milcent, La drôle de victoire de Schröder, p. 20

[46] Milcent, Schröder piégé par la crise, p. 23

[47] Demetz, Union: couac sur l'Irak, p. 18

Résumé des informations

Pages
38
Année
2004
ISBN (ebook)
9783656361442
ISBN (Livre)
9783656362388
Taille d'un fichier
1.1 MB
Langue
Français
N° de catalogue
v208667
Note
1
mots-clé
Frankreich Irak Deutschland

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