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Tiananmen 1989 - Les réactions des États européens et l'embargo sur la Chine

Dossier / Travail 2011 26 Pages

Histoire Europe - autres pays - Nouvelle Histoire, Union européenne

Extrait

Table des matières

I. Introduction

II. Tiananmen 1989
1. Les évènements sur la place Tiananmen
2. Les réactions des Etats européens
3. L’embargo de l’Union Européenne
a. Histoire de l’embargo
b. Débats sur la levée de l’embargo

III. Conclusion

IV. Bibliographie
1. Sources écrites
2. Sites internet

V. Pièces jointes
1. Plan de la place de Tiananmen
2. Extraits de: Minutes de réunions importantes compilées par le Bureau des affaires générales du Comité central, 25 avril
3. Texte intégral en anglais de l’éditorial du «Quotidien du Peuple» paru le 26 avril
4. La «Déesse de la démocratie»
5. Council of Ministers Declaration on China

I. Introduction

En 1989, les évènements de la place Tiananmen font le tour du monde et suscitent des articles dans presque tous les grands journaux et des reportages sur les grandes chaînes de télévision. La réaction fulminante et, si on peut croire les nombreux témoignages et articles de journaux, le massacre des manifestants par les troupes de l’armée populaire de libération, provoquent un choc dans la plupart des pays européens.

A la suite des évènements de Tiananmen, quelques pays, comme le Canada et l’Australie prononcent un embargo d’armes sur la Chine, levé déjà en 1990. L’embargo des Etats-Unis et de l’Union Européenne est par contre resté en place jusqu’à présent. Un nouveau problème s’ensuit, car contrairement aux Etats-Unis, certains Etats membres de l’UE évoquent une abolition de l’embargo d’armes contre la Chine, ce qui pourrait être favorable aux relations sino-européennes, mais détériorerait probablement les relations de l’Union Européenne avec les Etats Unis.

Si une levée de l’embargo est en mesure de causer ces nouveaux problèmes, alors se posera la question pourquoi l’Union Européenne envisage une abolition de cet embargo. Quelle est l’histoire derrière ces plans ? Pourquoi cet embargo a été mis en place ?

Afin de répondre de manière adéquate à ces questions, la première partie de mon dossier de recherche porte sur les incidents de Tiananmen en 1989 qui ont incité l’Union Européenne et les Etats-Unis à mettre l’embargo d’armes sur la Chine. A cette fin, j’analyse des articles de journaux datant de cette époque qui rendent compte aussi bien des évènements de Tiananmen que des réactions des Etats européens.

La deuxième partie traite l’embargo sur les armes, son historique ainsi que les discussions et les arguments en faveur ou contre la levée de l’embargo.Le rapport de Kristin Archick, Richard F. Grimmett et Shirley Kan[1], ainsi que les analyses de GudrunWacker[2] transmettent les informations de base nécessaires pour une analyse plus approfondie du contexte historique et politique de l’embargo d’armes.

II. Tiananmen 1989

1. Les évènements sur la place Tiananmen

La place Tiananmen, littéralement la Place de la Porte de la Paix Céleste, se situe au centre de Beijing. Elle tient son nom de la Porte de la Paix Céleste, qui commandait l’entrée sud de l’ancienne cité impériale. La place Tiananmen est le centre symbolique du pouvoir en Chine. Les principales institutions et symboles de l’histoire et de la politique chinoise se situent autour de cette place[3], comme par exemple le Mausolée de Mao Zedong, le Musée d’histoire chinoise, le Monument aux Héros du Peuple[4] et le Palais de l’Assemblée du Peuple. Outre le simple aspect touristique, la place Tiananmen est réputée au niveau international pour les évènements qui y avaient lieu entre le 3 et le 5juin 1989.

Dans ce contexte, on parle souvent du « massacre de la place Tiananmen », ce qui ne doit pas être confondu avec le contretemps qui avait lieu sur la place Tiananmen le 4avril 1976.[5] En Chine, l’incident de Tiananmen en 1989 est connu sous le nom de « mouvement du 4 juin », tandis que le terme utilisé officiellement par le gouvernement de la République populaire de Chine est « troubles politiques du printemps et de l’été 1989 ».

L’Armée Populaire de Libération (APL) mettait fin par la force aux manifestations pacifiques pour plus de démocratie et de respect des droits de l’homme en Chine. Les manifestants se recrutaient au début surtout parmi les étudiants, plus tard aussi parmi les travailleurs et la population chinoise. Par la suite, on va étudier de plus près les causes et les conséquences des protestations.

A partir du mois d’avril 1989, des manifestations estudiantines agitaient la Chine, de telle façon qu’on parle aujourd’hui du « Printemps de Chine ». Déjà durant les années précédentes, des agitations, exigeant plus de démocratie, avaient lieu en Chine.

La mort de HuYaobang, ancien leader du parti communiste de Chine, donnait lieu aux manifestations de 1989. HuYaobang était un politicien réformateur, très populaire auprès des étudiants à cause de son engagement pour une ouverture politique, ainsi que pour des réformes politiques et économiques. C’est pourquoi il était dépourvu de ses pouvoirs politiques par les membres conservateurs du parti communiste.

A l’occasion de ses funérailles, beaucoup de chinois, mécontents des libertés restreintes, réclamaient plus de démocratie. La cérémonie mortuaire de Hu Yaobang était donc le point de départ pour toute une série de manifestations, insurrections et de protestations dans beaucoup de villes à travers la Chine. Les revendications principales des étudiants étaient : plus de libertés, le respect des droits de l’homme, plus de démocratie, la lutte contre la corruption ainsi que la démission du premier ministre Li Peng.

Le gouvernement, surtout Deng Xiaoping et Li Peng, réprouvait les étudiants et leurs revendications avec la plus grande sévérité, notamment dans l’éditorial du « Quotidien du Peuple » du 26 janvier.[6] Dans ses mémoires posthumes, l’ancien premier ministre (1980-1987) et secrétaire général du parti communiste chinois (1987-1989) ZhaoZiyangqualifie ce fameux éditorial comme responsable des manifestations de Tiananmen. Il écrit que« l'ampleur des manifestations et le désordre qui s'en est suivi, tout ce qui s'est passé est la conséquence de l'édition du 26 avril ».[7]

Il révèle même que cet éditorial aurait été préparé par le premier ministre Li Peng, sans l’accord préalable de Deng Xiaoping. Lors d’une réunion tenue chez Deng Xiaoping la veille de la publication de l’éditorial, Li Peng plaide en faveur d’une solution de la crise par la répression.[8] Cet échange étant, selon ZhaoZiyang, supposé être une affaire interne, Li Peng aurait quand même décidé « de disséminer les remarques de Deng » et de paraphraser « le contenu de leur discussion dans un éditorial qu'il a demandé au Quotidien du Peuple de publier. »[9] Or, pour ZhaoZiyang, Deng Xiaoping reste le vrai responsable des incidents de Tiananmen, car il aurait« toujours préféré les mesures fortes pour gérer les manifestations étudiantes », tout en qualifiant ces manifestations comme danger de la stabilité.[10][11]

Selon ZhaoZyiang, l’éditorial du 26 avril avait pour seul résultat de faire revivre les manifestations qui s’étaient déjà apaisées. Même si au bout de dix jours de manifestations, de nombreux étudiants commençaient déjà à se fatiguer, la publication de l’éditorial provoqua une réaction fulminante qui relança aussitôt le mouvement. La plus importante des manifestations contre cet éditorial du 26 avril eût lieu à Changchun. A Jilin, environ trois mille étudiants de l’université et d’autres établissements s’étaient rassemblés pour un sit-in en face du bureau du Comité provincial du Parti communiste et ne se dispersaient qu’à l’arrivée de trois cent policiers.[12]

Jusqu’en mai 1989 la plupart des manifestations étaient pacifiques. A partir du 13 mai des étudiants faisaient la grève de la faim sur la place Tiananmen, dans le but de provoquer un dialogue avec le gouvernement. Dès ce moment la place Tiananmen était occupée non-stop et le village de toile hébergeait par moments plus d’un million de manifestants dont de nombreux étudiants, mais également des intellectuels et des travailleurs.

Comme, à l’occasion de la visite officielle de Mikhaïl SergueïevitchGorbatchev à Beijing, le 15 mai 1989, de nombreux journalistes étrangers étaient présents sur la place Tiananmen, les manifestations ainsi que les exigences des étudiants étaient publiées par des journaux à travers le monde entier.[13] Comme la Place Tiananmen restait occupée par les étudiants, le Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique, devait être guidé à travers une entrée latérale dans le Palais de l’Assemblée du Peuple.

Le 18 mai la télévision chinoise diffusait un débat public entre Li Peng et d’autres chefs du parti d’une part et les dirigeants des étudiants d’autre part. La diffusion de ce débat constituait un succès considérable pour les étudiants, car leurs exigences étaient maintenant connues dans la Chine entière.

Après une infructueuse tentative du politicien plus libéral ZhaoZiyang de persuader les étudiants de se retirer de la place Tiananmen, l’état d’urgence était déclaré sur Beijing le 20 mai. L’instauration de la loi martiale le même jour engendrait un rassemblement des troupes de l’Armée populaire de libération (APL).La télévision ainsi que les autres médias, publiaient la proclamation du gouvernement de mettre un terme à l’émeute aussi vite que possible. Ceci avait pour conséquence que, tout en soutenant les étudiants, la population civile protestait contre le gouvernement chinois et encombrait l’avancement des troupes, par exemple à l’aide de barricades. La couverture des manifestations par les journalistes étrangers était rendue difficile par les autorités chinoises, qui coupaient par exemple les connexions directes via satellite.

Beaucoup d’étudiants regardaient la manifestation du 30 mai comme un acte final des soulèvements. A cette fin, la « Déesse de la démocratie », rappelant la statue de la Liberté de New York, fut érigée sur la place Tiananmen.[14] La population réussissait à arrêter les troupes pendant les deux prochains jours. Or, la violence s’amplifiait considérablement le 3 juin. Des soldats armés et des chars progressaient continuellement et chassaient les manifestants. Beaucoup d’entre eux étaient blessés, d’autres étaient même tués. Selon quelques témoignages, les soldats tiraient par derrière sur les fugitifs.[15] En réaction à cette violence militaire, des soldats étaient tués par la foule en colère.

Les témoignages et les différentes descriptions des faits se contredisent en partie, surtout en ce qui concerne le chiffre des morts et le lieu du massacre.[16] A part les différenciations, tous les témoignages ont comme point commun la description des faits comme suit : les manifestants et civils, en grande partie sans armes, étaient contraints par la force et la violence de se retirer, n’arrêtaient pas de se rassembler, mais devaient finalement se rendre à cause de leur infériorité ‘militaire’.

A la répression des insurrections s’ajoutait une vague de punitions et de persécutions. De nombreuses arrestations avaient lieu et le gouvernement publiait une liste des étudiants les plus recherchés. Beaucoup de manifestants ainsi que de nombreuses personnes qu’on suspectait avoir participé aux insurrections, étaient condamnés à de longues peines de détention. 49 exécutions avaient lieu en rapport avec les manifestations. Un grand nombre d’étudiants ne recevaient pas d’emploi après leurs études. C’est ainsi que le mouvement des étudiants prit fin en Chine, en raison de dissuasion et de meilleures perspectives de carrière grâce au boom économique.[17]

2. Les réactions des Etats européens

La procédure violente du gouvernement chinois contre les manifestants provoquait un dégât massif pour la réputation internationale de la République Populaire de Chine. Les réactions internationales étaient pour la plupart du temps marquées par le regret, la condamnation de la violence ainsi que par la demande de modération et d’entrée en dialogue avec les manifestants.[18] Les Etats Unis et l’Union Européenne mettaient un embargo d’armes sur la Chine, en vigueur jusqu’à nos jours. La CEE a condamné la réaction du gouvernement chinois envers les manifestations, a interrompu tout contact de haut niveau avec la Chine et a même suspendu les prêts en cours. Dans une résolution mise en œuvre pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, la CEE a également critiqué l’application des droits de l’homme en Chine.[19]

Jusqu’à présent, le gouvernement chinois ne cesse de maintenir sa position de défense nationale, caractérisant les manifestations de Tiananmen de contre-révolution dangereuse, couvée par un petit nombre d’étudiants. Le gouvernement aurait ainsi assuré la stabilité de l’Etat et la sécurité de la population.[20] La République démocratique allemande défendait le même point de vue.[21]

La plupart des pays européens réagissaient avec incompréhension et consternation. La République fédérale d’Allemagne engage la Chine à revenir à sa politique de réforme et d’ouverture. Le Pape Jean-Paul II s’exprime en faveur d’un changement de la situation en Chine. La France se déclarait consternée par la répression sanglante contre des manifestants sans armes.[22] A la suite des évènements de Tiananmen, la Hongrie et les Pays-Pas réduisaient leurs relations diplomatiques avec la Chine.[23] Le gouvernement polonais critiquait la réaction du gouvernement chinois mais non le gouvernement même, par crainte d’affecter les relations sino-polonaises.[24] Même la Yougoslavie regardait l’incident de Tiananmen avec regret.[25]

[...]


[1] Archick, Kristin; Grimmett, Richard F.; Kan, Shirley: European Union's Arms Embargo on China: Implications and Options for U.S. Policy , CRS Report for Congress: 27.05.2005, dans:http://www.fas.org/sgp/crs/row/RL32870.pdf. (16.01.2011).

[2] Wacker, Gudrun: Lifting the EU's Arms Embargo on China: U.S. and EU Positions , dans: Bates, Gill; Wacker, Gudrun (éd.): China's Rise: Diverging U.S. – EUPerspectives and Approaches, StiftungWissenschaft und Politik: 2005, p. 30-37; Wacker, Gudrun: Ende des EU-Waffenembargosgegen China? , dans:

http://www.swp-berlin.org/fileadmin/contents/products/aktuell/aktuell2004_13_wkr_ks_neu.pdf(15.01.2011).

[3] Voir le plan de la place de Tiananmen, annexe 1.

[4] Il s’agit ici d’un obélisque de 38 m de haut, qui symbolise le triomphe du peuple communiste.

[5] Durant les cérémonies de Qingmingjie (jour de commémoration aux morts en Chine, généralement le 4ou 5 avril), la population avait déposé des gerbes et des couronnes de fleurs sur la place Tiananmen, en mémoire du premier ministre très populaire Zou Enlai, mort le 8janvier 1976. En raison de différences au sein du parti communiste, ces gerbes et couronnes de fleurs étaient enlevées durant la nuit, causant le lendemainune manifestation, qui fut dispersée par la force.

[6] Pour le texte intégral de cet éditorial en anglais, voir annexe 3.

[7] «However, the scale of the demonstrations, the mess it turned into, and why it happened when it did were all the results of the April 26 editorial. » dans: BaoPu ; Chiang, Renee, Ignatius, Adi (éd.): Prisoner of the State, The Secret Journal of Zhao Ziyang , New York, London, Toronto, Sydney: 2010, p. 8.

[8] Des extraits de cette réunion ont été publiés dans : ZhangLiang : Les Archives de Tiananmen , Paris : 2004, p. 130-133, voir aussi annexe No.2 : Extraits de : Minutes de réunions importantes compilées par le Bureau des affaires générales du Comité central, 25 avril.

[9] « Deng’s discussion with Li Peng and others on April 25 was supposed to be an internal affair. However, Li Peng decided to disseminate the contents of Deng’s remarks that very evening to Party cadres of all levels, and paraphrased their talk in the editorial that he had the People’s Daily publish on April 26, publicly designating the student demonstrations as “premeditated and organized turmoil with anti-Party and anti-socialist motives.” » dans :BaoPu ; Chiang, Renee, Ignatius, Adi (éd.): Prisoner of the State, The Secret Journal of Zhao Ziyang , p. 10.

[10] Le 19 Avril, DengXiaoping exprimait son consentement avec l’opinion de ZhaoZiyang, que les manifestations des étudiants ne constituaient pas de danger réel et qu’elles se trouvaient déjà en déclin. Or, quelques jours après, lors du meeting avec Li Peng, Deng changeait d’avis et confirmait le premier ministre dans son opinion, que les manifestations étaient antisocialistes et un danger pour la stabilité politique en Chine. Cette opinion, selon ZhaoZiyang, correspondrait mieux aux pensées réelles de Deng Xiaoping. BaoPu ;Chiang, Renee, Ignatius, Adi (éd.): Prisoner of the State, The Secret Journal of Zhao Ziyang , p. 9-10.

[11] Pour les citations en français, voir Mémoires posthumes de Zhao Ziyang: le leader réformiste brise le silence officiel sur Tiananmen , dans :http://fr.radio86.com/la-societe-chinoise/memoires-posthumes-de-zhao-ziyang-le-leader-reformiste-brise-le-silence-officiel (10.01.2011).

[12] ZhangLiang : Les Archives de Tiananmen , p. 136-137.

[13] China Softening Up the Hard Line ,

In:http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,957661,00.html(13.01.2011).

Students in China flood Main Square , in:http://www.nytimes.com/1989/05/15/world/students-in-china-flood-main-square.html (13.01.2011).

[14] Bergère, Marie-Claire : La Chine de 1949 à nos jours , Paris : 2000, p.212-221, voir aussi la photo de la « Déesse de la démocratie » annexe No. 4.

[15] Il y a dix-huit ans, Tiananmen : le témoignage d'une mère , dans : http://www.rue89.com/2007/06/03/il-y-a-dix-huit-ans-tiananmen-le-temoignage-dune-mere(13.01.2011).

[16] La plupart des médias rapportent que le massacre aurait eu lieu sur la place Tiananmen même, d’autres par contre écrivent que le vrai massacre aurait eu lieu dans les rues aux alentours de Tiananmen, mais pas sur la place même. Selon quelques auteurs, comme Gregory Clark (The Japan Times), Graham Earnshaw (Reuters correspondant) et Jay Matthews (Columbia JournalismReview), les soi-disant témoignages de massacre sur la place Tiananmen ne servaient qu’à confirmer la mauvaise image du gouvernement chinois surtout aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest. En plus, la plupart des journalistes étrangers résidait au Beijing Hotel, non loin de Tiananmen, mais hors de vue de la place. Ces journalistes ne seraient donc pas de témoins directs, mais auraient seulement divulgué une rumeur. Voir : Clark, Gregory : Birth of a massacre myth , dans:http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/eo20080721gc.html(13.01.2011); Earnshaw, Graham: Tiananmen Story , dans:http://www.earnshaw.com/memoirs/content.php?id=5 (13.01.2011); Matthews, Jay: The Myth of Tiananmen , dans:http://www.cjr.org/behind_the_news/the_myth_of_tiananmen.php?page=all&print=true(13.01.2011). Articles attestant un massacre sur la place Tiananmen: Relatives of dead at Tiananmen seek review - Asia - Pacific - International Herald Tribune, dans :http://www.nytimes.com/2006/05/29/world/asia/29iht-china.1839321.html?_r=2(13.01.2011); Interview with Jan Wong (en 1989 journaliste de Globe and Mail), dans :http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/tankman/interviews/wong.html(13.01.2011); How Many Really Died? Tiananmen Square Fatalities, dans:

http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,970278,00.html(13.01.2011).

[17] Cunningham, Philip J.: Tiananmen Moon, Inside the Chinese Student Uprising of 1989 , Lanham, Boulder, New York, Toronto, Plymouth: 2009, p. 278-279.

[18] The West Condemns the Crackdown , dans:

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=950DE2D6143FF936A35755C0A96F948260&sec=&spon=(13.01.2011).

[19] Youngs, Richard: The European Union and the Promotion of Democracy , Oxford: 2002, p. 166-170, voirégalement: Turmoil in China:From the archives: Protests For Democracy in Tiananmen Square; Troops Fire on Beijing Crowds , dans :http://www.latimes.com/news/nation-and-world/la-fg-tiananmen-archive-1989jun04,0,596926,full.story(14.01.2011).

[20] China Still Shamelessly Defends The Tiananmen Square Massacre , dans:

http://www.beinformedjournal.com/beinformed-journal/2010/6/3/china-still-shamelessly-defends-the-tiananmen-square-massacr.html (13.01.2011).

[21] Der Sargnagel aus Fernost , dans:http://www.taz.de/1/politik/deutschland/artikel/1/der-sargnagel-aus-fernost/(13.01.2011).

[22] The West Condemns the Crackdown , dans:

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=950DE2D6143FF936A35755C0A96F948260&sec=&spon=(13.01.2011).

[23] Tubilewicz, Czeslaw: Central European Moralistic Diplomacy: An Evolution of Budapest, Prague and Warsaw’s Stance on Human Rights in China, 1989-1994 , dans: Columbus, Frank H. (éd.): Central and Eastern Europe in Transition, vol. 1 , New York: 1998, p. 21-28, ici p. 23; Troubles in China provoke protests , dans :

http://news.google.com/newspapers?id=o7cSAAAAIBAJ&sjid=6vkDAAAAIBAJ&pg=4308,858040&dq(14.01.2011).

[24] Tubilewicz, Czeslaw: Central European Moralistic Diplomacy: An Evolution of Budapest, Prague and Warsaw’s Stance on Human Rights in China, 1989-1994 , p. 22.

[25] World condemns bloodshet , dans:http://news.google.com/newspapers?id=wmsVAAAAIBAJ&sjid=m-EDAAAAIBAJ&pg=6742,1267678&dq (14.01.2011).

Résumé des informations

Pages
26
Année
2011
ISBN (ebook)
9783640871186
ISBN (Livre)
9783640871254
Taille d'un fichier
3.6 MB
Langue
Français
N° de catalogue
v168721
Institution / Université
University of Luxembourg
Note
1,0
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Tiananmen 1989 China Europa EU

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